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Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée]

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Je m'appelle Laeva et je suis nouveau


Messages : 3
Date d'inscription : 31/10/2017


Feuille de personnage
Âge: 20 ans
Anniversaire: 4 Mai 2003

MessageSujet: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée] Mer 1 Nov - 0:08


Shinohara Sei

« La réalité était un cauchemar... »




Feat. : Fate/Apocrypha - Mordred

Pseudonyme : Laeva

How old are you ? :
19ans (le jour de l'annonce du GM)
20ans (le 4 Mai 2023)

Date d'anniversaire : 4 Mai 2003

Fille ou garçon ? : Demoiselle

Nationalité : Japonaise (Paternel) et Britannique (Maternel)

Classe :  J'ai beaucoup hésité entre Combattante et Forgeronne. Au final, par soucis de ne pas avoir à demander aux autres de me forger de l'équipement, j'ai décidée d'être forgeronne.

Et ton arme ? : Épée à deux mains

Autres compétences :
-Forge (compétence de classe)
-Poigne de fer

Ce que tu aimes : Ma mère, l’Angleterre, écrire, dessiner, lire, les jeux vidéo, les vieux forums des années 2017.  

Ce que tu n'aimes pas : Qu'on dévoile mes défauts au grand jour, la provocation, qu'on s'en prenne à une personne que je qualifie comme étant mon semblable, regarder la télé, mon père, les gens de manière générale.

Sei&Laeva's Diary

[A mes futurs camarades de rp : Voir 20 novembre 2022 pour une version abrégée]

-----------7 & 8 janvier 2009 - Le petit cavalier de grand-mère-----------
*une page assez récente, datant sûrement de juste avant la sortie de SAO, attachée à l'aide d'un bout de scotch au début du journal*

C'était un mercredi, en classe. À l'époque, je n'écrivais pas ce journal, mais je me souviens malgré tout parfaitement de cet événement. Ma grand-mère m'avait donné une vieille fève en céramique la veille de cette journée-là. Elle savait que j'aimais bien tout ce qui se rapprochait au médiéval. Je m'en souviendrais toujours de cette fève représentant un cavalier sur son cheval et tenant fièrement son oriflamme... Ce mercredi-là, je jouais avec, sur ma table, en cours. Je n'avais que 6 ans, je n'étais qu'une enfant, l'institutrice m'a surprise au fait et a confisquée l'objet... Elle ne me l'a jamais rendue.

Il y avait cette histoire stupide comme quoi une fève était une graine magique, qu'on mettait dans le gâteau, pendant qu'il cuisait, et que cette graine devenait une fève. Cependant... le lendemain, le jour de la galette des rois dans mon école, certes fêté en retard, c'était le cadeau que grand-mère m'avait fait qui se trouvait dans l'un des gâteaux préparer au cours d'un atelier manuel dédié à l’événement et bien évidemment je n'ai pas eu assez de chance pour la récupérer dans la part qu'on m'a donner, ni la force d'ailleurs pour l'arracher des mains de celui qui la considérait maintenant comme acquise... Je me suis battue, folle de rage, juste après le goûter, dans le bac à sable, avec le garçon qui l'avait eu à ma place. Non seulement, je ne l'ai pas récupéré, mais j'ai été punie et tout le monde à commencer à rire de moi à cause de ce que tout le monde jugeait comme étant une "réaction excessive" et de la "jalousie". C'est vraiment trop bête. Si seulement j'avais eu le réflexe d'en parler simplement à maman les choses se serait peut-être passer autrement. Mais je croyais être en tord à l'époque et je lui en ai donc jamais parlé... Aujourd'hui encore, je ne comprends pas comment ça à pus se produire. Peut-être était-ce de la pure méchanceté gratuite de la part de l'institutrice ou bien est-ce la fève, que ma grand-mère maternelle m'a donnée, qui n'était pas aussi vieille qu'elle le prétendait. Peut-être datait-elle de l'année où ça s'est produit ? Ça remonte à si loin cette histoire, je me demande pourquoi ça reste dans ma tête... Surement, est-ce le regret de ne pas avoir pu garder et protéger ce que ma mamie, aujourd'hui décédée, m'avait jadis offert. Conclusion de l'histoire : Les fèves... ça ne pousse pas dans les gâteaux...

écrit le 5 avril 2022

-----------3 septembre 2012 - Enfance-----------
*la page semble vieille, on dirait que c'est la plus ancienne, il y a quelques ratures et des rajouts assez récents, notament des mots avec leurs bonnes orthographes*

J'ai 9 ans et Maman a l'air inquiète. Elle a eu rendez-vous avec le directeur de mon école il y a de cela quelques semaines. Je n'ai pas écouté ce qui se disait, car cela abordait ce qui se passait sur la cours de récréation. Maman reste inquiète et insiste pour que je parle de mes problèmes si j'en ai. Elle dit aussi qu'elle m'a inscrite à un psy... psychologue pédopsychiatre. Je n'aime pas ce mot. C'est la faute des autres élèves, pas la mienne ! Ces derniers me font des remarques comme quoi je devrais me suicider. "Psychologue" Je ne sais pas exactement c'est quoi... Je n'aime tout simplement pas les mots qui commence par "psy"... Papa quant à lui n'est même pas rentré avant que je reprenne l'école, je n'ai pas pu passer mes vacances avec lui. Heureusement, grande sœur à jouer un peu avec moi à Mario Kart sur la Wii durant les vacances, c'était drôle même si elle n'est pas très forte sur les jeux vidéo.

-----------3 décembre 2012 - Tout va bien Mal invisible-----------

Maman a dit que j'irais plus voir la madame avec des lunettes qui posait des questions étranges. Tant mieux, je ne l'aimais pas et puis à cause d'elle, je ne prenais pas mon goûter à la maison les jeudis après-midi. Maman à l'air rassurée. Les choses se passent mieux à l'école depuis que je me fais plus discrète et que je reste en classe le temps de la récréation pour faire le ménage. Je suis seule et personne ne m'embête au moins.


-----------4 mai 2019 - Seize Bougies-----------

J'ai 16 ans, père était là pour fêter mon anniversaire, et grande-sœur aussi, malgré le fait qu'elle sois en plein aménagement dans son nouvel appartement ! Cette année-là, mon anniversaire tombe sur un samedi, ce qui est vraiment super ! Je vais pouvoir profiter au maximum de cette journée. J'ai eu en cadeau un ordinateur, maman dit que c'est pour me récompenser de mes bonnes notes que j'avais au collège, surtout en langue et en expression écrite. Je débute ma première année au lycée. Je suis contente, quand bien même l'école reste un calvaire, au moins, à la maison, on ne me pose plus de questions à ce sujet. Si mes parents ne sont plus inquiets à propos de ce qui se passe, et bien, je suis heureuse, je n'ai pas envie de les angoisser avec ça. Et je pourrais rejoindre "mes amis" sur quelques jeux en ligne grâce à ce cadeau ! Mon ancien ordinateur portable ne me le permettait pas avec ça carte graphique datant de 2006. Par "amis", je parle bien évidemment des personnes que j'ai rencontrée sur des forums rp, tout semble si simple derrière un écran en matière de relation sociale. Cependant, il est dommage que Grand-mère n'est pas pue venir, elle est à l’hôpital... Sa santé empire de jour en jour, je crains qu'elle doive bientôt partir. Demain je lui rendrais visite avec Maman. Père quant à lui doit déjà repartir en voyage d'affaire et ne pourra donc pas venir.

-----------13 & 17 juin 2019 - L'avertissement-----------

On a eu un appel à la maison, je croyais que c'était Papa alors je suis restée cachée derrière la porte du bureau pour écouter la conversation. Pourtant, ce n'étais pas père et mère n'a rien dit après le coup de fil qui, je pense, est lier à ce qui se produisît quelques jours plus tard.

Maman est partie quatre jours après cet appel pour rejoindre la directrice de mon lycée à un rendez-vous dans l'établissement. Elle y est allée seule. Quand elle est revenue, elle était en larmes et à insister pour que je revoie un pédopsychiatre. À cause des autres élèves, je commence à me retrouver avec des problèmes à la maison ! Je voudrais bien avoir un moment pour souffler et ne plus entendre parler du lycée à la maison !!! J'ai regardé secrètement le profil et le mur de ma mère sur le réseau social quelle fréquente. Elle y passe plus souvent que d'habitude depuis le rendez-vous et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'elle partage des publications étranges. Les mots que j'ai lus m'on mit hors de moi et surtout le fait que mère partage cela m’agaçât encore plus. Qu'allait-on penser de moi si ces bêtises se propagent ?! Pourquoi elle se met à partager des publications parlant de l'Autisme ?! Un cousin éloigné en est atteint peut-être ?

-----------19 juillet 2019 - Adieu-----------

Grand-mère a rendu son dernier souffle. J'y... j'y étais préparée, elle était âgée après tout... 86 ans, c'est un bel âge pour partir, du moins je crois... J'y étais préparée, c'est ça... nous savions qu'elle était malade, qu'on pouvait rien faire. J'aurais cependant aimé qu'elle passe une dernière année avec nous. Que l'on organise encore une fois un dernier repas de noël chez elle... ou que l'on fête le nouvel an avec elle. Je lui aurais donné ses chocolats favoris. J'ai tant et si peu de souvenirs avec elle en même temps. Grande-sœur, semble néanmoins plus affecter par sa mort, après tout, elle la connaît depuis plus longtemps que moi. Maman, quant à elle, est dévastée. Père de son côté ne semble pas très affecter, après tout, il n'en était pas aussi proche et l'a vue que seulement 5 fois dans sa vie au maximum... Je réalise seulement maintenant que je n'ai pas beaucoup de souvenirs d'elle. Si je n'étais pas aussi faignante, je me serais réveillée tous les dimanches à 7 heures pour pouvoir le voir avec maman. Dormir jusqu’à midi durant les week-ends est vraiment une salle habitude. Grand-mère me le faisait souvent remarquer. Je comprends mieux pourquoi, j'aurais dû aller la voir plus souvent, hélas... c'est trop tard...

-----------15 août 2019 - Dispute-----------

Papa est rentré à la maison, il portait une affection toute particulière à mon égard ce jour-là, j'aurais jamais crut ça possible, il a même un peu jouer avec moi. Cette journée serait merveilleuse si seulement père et mère ne se seraient pas disputer à propos de mes rendez-vous chez le psy... j'aurais apparemment quelque chose mais ils ne veulent pas me dire de quoi il s'agit. Père accuse mère de ne pas l'avoir remarqué plus tôt et de ne pas avoir fait assez de démarche quand j'étais plus jeune dit-il. Je ne comprends pas ce qui se passe exactement. Mais le fait qu'il parle ainsi à ma mère m'a déplu, d'autant plus que contrairement à elle, il était que très peu présent à la maison !! Papa à même dit que j'avais quelque chose d'étrange qui se voyait comme le nez au milieu de la figure et que même grand mère l'avait remarquer quand j'étais plus jeune. Je n'ai rien compris à la dispute, en fait, c'était plus drôle qu'autre chose qu'ils se disputent pour une histoire de "nez"... du coup j'ai pouffé de rire... Mes parents son aller se disputer ailleurs après ça... je crois qu'il y a quelque chose que je n'ai pas très bien compris dans cette histoire. Je me demande si ce n’étais pas juste une "expression" pour parler d'autre chose.

-----------1 octobre 2019 - Divorce-----------

Ma mère, Ellen, à voulue divorcer de mon père, Ren. Elle le faisait pour grande-sœur et moi. Père n'était jamais là pour nous et le peu de fois où il était présent, il était trop occupé avec ses dossiers. Ma grande sœur était inquiète au début, je n'ai pas compris quel était la source de son inquiétude, mais maintenant, je sais. Cette raclure, cette enflure, juste par soucis de vouloir toujours tout dominer à tout fait pour obtenir ma garde. J'aurais voulu que mère ait la garde totale... mais je suis en garde partagé. L’administration est totalement chamboulée, je ne sais pas où je vais. Non... je ne sais rien de ce que me réserve l'avenir. Je suis déboussolé, perdue. Mon père a réussi à revendiquer son droit de garde partagé sous prétexte que mère commençait à avoir des soucis de santé. Le début d'un cancer parait-il... Pourtant maman à l'air d'être en bonne santé. Ça doit sûrement être un mensonge ! Ma grande sœur, elle, n’est pas concernée, elle est déjà à l'âge de l'indépendance, elle a 24 ans après tout et a son propre appartement, j'espère qu'elle prendra soin de maman pendant les vacances d'hiver... Si seulement je n'étais plus une enfant je pourrais prendre cette décision par moi-même... M'enfin, je reste malgré tout avec mère la majeur partie du temps à cause de ma scolarité. Quand bien même je dois rendre visite à mon père à l'autre bout du monde durant les vacances. J'espère que je n'aurais pas le mal d'avion. Il faut que je commence à apprendre sérieusement le japonais dès aujourd'hui.

-----------25 décembre 2019 - Noël-----------

Papa n'a pas réussi à se libérer pour le jour de Noël, j'étais toute seule à la maison. J'ai tout de même eu le droit d'appeler mère, mais pas trop longtemps en raison de la facturation de l'appel. Lui parler m'a fait du bien, mais il y avait quelque chose dans sa voix. Elle n'avait pas l'air en forme, elle m'a cependant certifier qu'il s'agissait là seulement d'un rhume. Maintenant que j'y pense, c'est évident puisque nous sommes en plein hiver ! Néanmoins ça doit être un très gros rhume...

-----------7 janvier 2020 - Décès-----------
*la page est difficilement lisible, beaucoup de larmes sont tomber par-dessus ce qui est écrit*

Non ! Non ! Ce n'est pas possible ! Ma sœur m'a appelé alors que j'étais chez mon père. Elle... elle est décédée. Elle... Elle est partie, allongée sur un lit d’hôpital, si seulement je n'avais pas été obligée d'aller au japon avec cette fichue histoire de garde partagée ! J'aurais... j'aurais pu être auprès d'elle ! Maman... pourquoi... tu avais pourtant dit que tu avais juste un rhume !

-----------10 janvier 2020 - Enterrement-----------
*la page de ce journal est dans un très sale état, on peut y ressentir beaucoup de colère à travers les lignes ayant servi à écrire ces mots*

Père semble en avoir rien à faire de la mort de mère, et n'a même pas envisager de déplacement vers l'Angleterre pour assister à l'enterrement. Tout ce qui le préoccupe, c'est l'argent et sa satanée entreprise !! Je ne peux même pas dire adieu à mère. Je sens... je sens que... je crois que je vais perdre la tête. J'ai l'impression d'être à bord d'un train fou qui refuse de s'arrêter. C'est... c'est un cauchemar. Et dire que je vais maintenant devoir passer le reste de ma vie au côté de ce monstre sans cœur ! N'y a-t-il aucune loi pour mettre un terme à ce cauchemar ?! Il ne portait aucune affection à mère, tout comme il ne porte aucune attention à mon égard !

-----------8 février 2020 - Perdue-----------

Je n'ai aucune idée d'où je suis... De ce que je dois faire... rien... je passe mes journées à lire des mangas... histoire de me forcer à apprendre le japonais et à me repasser les vieux épisodes d'Hamtaro, que je regardais quand j'étais gamine, mais cette-fois en VO. Ils me paraissent fort amer... Je garde ma porte fermée à clef... je ne crois pas que ce soit la meilleure chose à faire mais... je ne sais pas quoi faire d'autre. Trop de décès en si peu de temps... j'étais préparé pour grand-mère, elle était âgée après tout... mais ma mère... Le monde c'était dérober sous mes pieds, c'est la seule impression que j'ai. Ma grande sœur n'a pas les moyens de me rendre visite et à du mal à joindre mon père. Dire que ce monstre est mon père... quelle plaie de devoir l'appeler "Papa" ! D'autant plus que maintenant que je suis au japon, je le vois plus souvent... fallait vraiment que je le déteste pour qu'il se décide enfin à se montrer ?!!! De plus, il faut également que je continue d'étudier les derniers cycles que je n'ai pas vus en cours pour passer mon examen de validation du collège en correspondance, ou quelque chose dans ce genre là. J'avoue ne pas trop avoir la tête à ça pour le moment...


-----------10 mars 2020 - Confession-----------

Ren à toquer à ma chambre une fois... deux fois... trois fois... j'ai finalement ouvert car j'en avais assez d'entendre sa main cogner contre la porte. Pénétrant dans ma chambre, il s'est installé et à expliquer que j'avais besoin de "soins"... Il prétendait comprendre ce qui m'arrivait, disait qu'il savait pourquoi tant de mal m'arrivait et à finalement avouer que j'étais potentiellement Asperger et qu'il aurait été possible de le savoir plus tôt si mère avait été plus attentive. Cela m'a mis dans une colère noire et pour la première fois, j'ai hurlé sur mon paternel toute la haine que j'avais sur le cœur. Je ne pouvais pas le laisser dire des choses pareilles. J'ai clairement expliqué que contrairement à lui, mère était présente et la discussion s'est finie ainsi. Je l'ai vexée par mes paroles, tout comme il l'avait fait pour moi et m'avait par conséquent gifler. C'était la première fois qu'il levait la main sur moi. Je le déteste, je le déteste... il m'insupporte. Comment a-t-il osé ?! Ainsi donc, le motif de la dispute lors du 15 août était ce qu'il m'avait annoncé ? Je ne savais pas comment réagir face à ça... j'avais envie d'en parler à quelqu'un, n'importe qui, une personne qui serait assez distante de moi pour ne pas pouvoir me juger. Je me suis alors souvenue de mes amis sur Internet avec qui je n'avais pas parlé depuis longtemps en raison des récents événements. Dès demain, je vais essayer de renouer contact.

-----------27 mars 2020 - Internet-----------

Je parle de moins en moins avec mes contacts sur Internet. À cause du décalage horaire, je n'arrive pas à être en ligne en même temps qu'eux. J'ai l'impression que, petit à petit, ils m'oublient, comme si au final, je n'étais personne à leurs yeux. Aucun n'a tenté de me contacter ces derniers temps et je suis lassé des jeux en lignes pour le moment. Je ne trouve plus aucun plaisir puisque je joue seule... de plus, je n'arrive plus à me connecter sur certains de mes personnages favoris en raison de mon ancien serveur "Europe" et de ma position actuelle qui est "le japon"... Je déteste ce pays, la Grande-Bretagne me manque cruellement, sans parler de maman qui hélas n'est plus de ce monde... Pour tout dire, il n'y a qu'une seule personne avec qui j'arrive à parler assez souvent, à croire que cette personne ne dort jamais, il s'agit de "Snow" j'ai rencontré cette fille sur un forum rp médiéval. Nous sommes toutes les deux passionnées par ça, c'est sympa de pouvoir lui parler, mais notre dernière discussion remonte à la fois où je lui ai expliqué que j'ai déménagé au japon. Ca avait l'air de l'avoir rendue enthousiaste. Je suis sure qu'elle ne réalise pas à quel point elle à tort de dire que le japon, c'est super juste sous prétexte qu'il y a les animes et les mangas là-bas. Du moins elle n'a pas écrit ça, mais je suis sure que c'est ce qu'elle pensait quand elle a écrit que c'était "super" ! Je lui parle de moins en moins depuis cette remarque que j'ai trouvé déplaisante... De plus, son pseudo me rappelle également trop de mauvais souvenirs... les souvenirs du dernier hiver passé... Je lui parlerais de nouveau quand j'irais mieux qui sait... mais pour le moment je pense que j'ai besoin de prendre de la distance, j'ai déjà de la chance qu'elle m'aie pas poser une pelletée de question à propos du pays, autant ne pas lui donner l'occasion de le faire.

-----------3 avril 2020 - Nouvelle école-----------

Il y a quelques jours, c'était la rentrée scolaire. J'ai du m'habituer au nouveau rythme scolaire, le jour de la rentré n'est pas le même qu'en Europe. L'inscription fut vraiment chaotique et je ne sais pas si je serais vraiment capable de surmonter la barrière de la langue quand bien même j'ai fait du mieux que j'ai pu pour l'apprendre. Un groupe de fille est venu vers moi et semblait s'intéresser sur le pourquoi du comment j'étais arrivée dans le pays. J'ai donc parlé avec elles comme je pouvais, espérant pouvoir me faire des amies dans cette école. Des personnes qui pourraient m'aider à me repérer et à comprendre ce qui pourrait, on ne sait jamais, me poser problème en cours. Mais je me faisais des illusions... je regrette vraiment cette sensibilité visuel, gustative, tactile mais également auditive que j'ai. Quand elles sont parties en direction de leurs classes, après la sonnerie, je les ai entendues rire à propos de mes cheveux et du peu que j'ai pue raconter sur mon ancienne école. J'aurais dû garder tout cela pour moi. "Pas étonnant vu sa gueule et ses cheveux qui ressemblent à de la paille". C'est ce qu'elles ont dit de moi en s'éloignant, persuader que je ne les entendais pas... Ou bien peut-être était-ce dans leur but ? Que j'entende... et que je me sente blessée... Je ne sais pas ce qui m'a prit de leur parler, j'aurais dû faire comme je faisais d'habitude. C’est-à-dire ignorer et ne rien dire. Si je n'avais pas répondu à leurs stupides questions, je ne leur aurais rien dévoiler qui puisse leur donner l'occasion de rire de moi... Cependant, c'est bon signe si j'arrive à comprendre ce qu'on me raconte, mais également ce qui est dit dans mon dos, quand bien même j'ai toujours du mal à parler le japonais, j'arrive plus ou moins à comprendre. Mes efforts ont donc porté leurs fruits et je n'aurais pas besoin de reprendre le cycle scolaire une année en dessous !


-----------21 avril 2020 - Grande sœur et bonheur-----------

Je n'ai que très peu de contact avec ma grande sœur, elle me parle plus tant que ça, j'ai l'impression qu'elle m'oublie, qu'elle fait sa propre vie de son côté. D'après les réseaux sociaux tout va bien pour elle... elle a réussi à se mettre en couple et attend bientôt un enfant. Tout semble lui sourire, il me semble que c'était ce qu'elle voulait : "Fonder une famille". Pour ma part, cependant, je n'aime pas vraiment les enfants, je pense ne jamais souhaiter en avoir, quelque chose me dérange quand je regarde une personne de plus jeune que moi, quand je regarde un enfant. Le sourire... oui.... je n'arrive pas à supporter le sourire des autres, sûrement car moi-même, je n'ai pas ce réflexe qui semble pourtant si anodin aux yeux des autres. En même temps, comment pourrais-je sourire aujourd'hui ? Des fois, j'aimerais que les gens arrêtent d'étaler leur bonne humeur devant tout le monde avec leurs stupides sourires. Je déteste ça... Cela m’insupporte... sourire...  je t'en foutrais que c'est pas compliquer de sourire !!! Je ne trouve que satisfaction à travers le malheur des autres... malgré moi, les seules fois où je me sens capable de sourire, c'est quand je vois certaines personnes de mon entourage se noyer dans un problème qu'ils ne parviennent pas à résoudre. Je trouve cela plaisant à admirer... Observer quelqu'un d'impuissant... ho oui.... reproduire avec toute l'ironie du sort ce qu'on a fait à mon égard jusque-là. C'est-à-dire regarder, mais ne rien faire... Si seulement les rôles s'inversaient, si seulement je n'étais plus la bête de foire dans mon lycée. Si seulement... Il y a toujours des fausses rumeurs plutôt désagréable qui circule sur moi à cause des filles que j'ai rencontré vers la rentrée...

-----------4 mai 2020 - Un quotidien insupportable-----------

Je pensais qu'au japon, les élèves seraient plus indulgents avec moi qu'en Angleterre. J'ai peut-être eu tord. J'ai toujours été une crème aux yeux des professeurs, là n'était pas le problème, le problème et bien, c'était moi et ce garçon dans ma classe qui semblait être bloqué sur la période de la seconde guère mondiale et faisait preuve d'une très grande immaturité. Étrangère.. Américaine... J'avais beau dire que britannique et américain ce n'était pas la même chose cela ne changeait rien, ce garçon était juste con, mais à un niveau... Il me considérait comme une ennemie de la société camoufler derrière un faux nom. Quant aux autres élèves, il ne faisait rien pour ne serais-ce m'aidé. "Chacun ses problèmes" tel est la règle... Ca ne change pas beaucoup de ce que j'avais d'habitude dans mon ancienne école. Je commence à en avoir plus qu'assez de lui. Aujourd'hui dans mon casier, j'ai eu un cadeau "très spécial". Il y avait un oiseau mort dans mon casier, envelopper dans un sachet. L'odeur était si immonde que je suis allé courir en direction des toilettes pour vomir. Et j'ai également dû jeter mon déjeuner que j'avais bien évidemment, comme tous les jours, préparer par moi-même. La nourriture sentait le mort et puis ça m'avais couper l'appétit également. Le fait que j'étais pâle comme un linge suite à cela a également été sujet à des moqueries de la part de d'autres camarades de classe... À côté de ça, me faire remarquer que je suis né le 4 n'était rien. Aujourd'hui, j'ai 17 ans.


-----------26 juillet 2020 - De justesse-----------

J'ai dû m'absenter durant une journée des cours pour validé l'enseignement de mes années au collège, il y a de cela quelques semaines. J'ai donc dû faire l'examen en étant bien évidemment surveillé par un responsable dans une salle inoccupée de mon lycée actuel. J'ai eu de la chance, l'examen abordait surtout les sujets du début de l'année quand bien même j'ai été incapable de résoudre certains problèmes de math. Je pensais m'en être plutôt bien sortie et c'est le cas. Mon devoir à ensuite été envoyer par courrier en expédition rapide pour pouvoir être noté et résultat, aujourd'hui, le diplôme viens d'arriver dans la boite aux lettres, protéger par une enveloppe plutôt grande d'un marron pâle. J'étais un peu septique, mais ça s'est plutôt bien passer, même si hélas, je n'ai pas eu de mention. En même temps avec presque la moitié de l'année de perdue... Mère serait sûrement heureuse de savoir que malgré tout, j'ai réussi. J'espère juste que l'absence de mention ne sera pas un frein pour plus tard.

-----------16 septembre 2020 - Thérapie-----------

Enfer et Damnation !! Ce garçon ! Cet élève !!! Il est dans le groupe de thérapie également ! Je croyais que par soucis de confidentialité, il fallait qu'aucune personne du groupe ne se connaisse ! En plus d'avoir dû repasser des entretiens avec des psychologues, en japonais cette fois, pour être placé dans un groupe, voilà que je me retrouve avec cet imbécile de mon école ?! Je n'ai qu'une envie, c'est d'éclater le visage des thérapeutes contre le mur et de faire bouffer mon poing à ce gringalet insolant ! Et puis ils me demandent constamment de me répéter sous prétexte qu'ils ne comprennent pas ce que je raconte avec mon accent !! Cette année est vraiment pourrie... Je me suis contenté de rien dire durant toute la séance. Les autres membres du groupe ne semblaient pas rassurer, il semblait fuir mon regard, tant mieux... je commence à en avoir marre de tout ceci. Mère n'aurait jamais toléré cela.

-----------2 mars 2021 - Nouvelle résolution-----------

J'ai remarqué que mes notes n'étaient pas terribles, je vais peut-être arrêter d'écrire pour un moment, histoire de me concentrer sur mes études. Je ne peux pas me permettre de redoubler ne serait-ce qu'une seule fois. Je vais arrêter dès demain, il faut que je révise pour l'examen à venir et également pour l'année prochaine. Je n'ai aucunement droit à l'erreur. Il est hors de question que j'ai à passer une année de plus dans cette école infernale. Qu'importent les rumeurs à mon sujet, je ne leur donnerais pas le plaisir de me voir rater les examens de cette année, ni les seconds de l'année suivante !!!


-----------7 décembre 2021 - Un ange-----------
*une autre page, semblable à la première du journal, elle aussi attachée à l'aide d'un vulgaire morceau de scotch*

Les matinées étaient plutôt froides durant cet hiver. Ce jour-là, nous commencions par un cours de physique-chimie, du côté des laboratoires de l'établissement. D'habitude, c'était toujours là même chose. Le professeur faisait l'appel et notait les absents, s'il y en avait, sur un bout de papier qu'il signait et un élève partait donner le papier à l'équivalant de ce qu'on appelle "la vie scolaire" en Europe. Maintenant que j'y pense mon lycée n'était pas très organiser... Ce jour-là, j'étais plutôt enrhumé, mais je venais malgré tout en cours pour ne pas prendre de retard, en général, c'était moi qui me donnais la peine de faire le déplacement entre la salle où avait lieu le cours et la vie scolaire. Faut dire... je sautais sur n'importe qu'elle occasion me permettant de m'éloigner de mes camarades de classe pendant quelques secondes, mais ce jour-là, une fille c'était portée volontaire à ma place. Je m'en souviens maintenant, elle s'appelait "Matsuo Kumiko". Elle est donc partie donner la liste des absents à ma place. Je ne comprenais pas pourquoi elle tenait tant à y aller, surtout qu'on était dans les laboratoires et qu'il fallait forcément passer par dehors pour rejoindre les bureaux. J'ai suivi le cours jusqu’à ce qu'au bout de quelques minutes, je me rendis compte que cette fille n'était toujours pas revenue. Je me suis alors souvenue d'un truc tout bête. Les portes menant au bâtiment des laboratoires ne s'ouvraient que de l'intérieur, sans quoi il fallait avoir la carte d'un professeur pour l'ouvrir de l'extérieur. Je m'étais fait avoir la première fois, mais ensuite, j'avais le réflexe de bloquer la porte avec le paillasson le temps de faire l'aller et retour. Surement n'était-elle pas au courant. Le professeur, qui était en plein explication m'ignora alors que je levais la main afin de l'informer du temps qu'elle mettait. Au bout de quelques minutes, j'ai donc décider de me lever par moi-même pour vérifier ce qui se passait, quittant ainsi le cours. Le professeur avait commencé à me sermonner pour que je revienne à ma place jusqu'à ce que je lui fasse remarquer que "Kumiko" était dehors à faire des signes à la fenêtre du couloir comme elle pouvait pour qu'on la remarque. Mes doutes étaient fondés, elle ne pouvait pas rentrer de nouveau à cause de la porte. Le professeur a donc été indulgent envers moi et s’excusa auprès de l'élève pour l'avoir oublié. Elle semblait morte de froid... Sur le moment, je n'y avais pas pensé, mais maintenant, je me demande pourquoi ses "amies" n'ont pas réagi avant moi. Elles auraient dû remarquer son absence bien avant moi non ? Matsuo Kumiko avait loupé une bonne partie du cours à cause de tout ça. Je me souviens qu'elle m'avait demandé si elle pouvait m'emprunter mon cahier pour recopier ce qu'elle avait louper. Je le lui ai prêté, quand bien même j'avais toujours peur qu'on ne me rende pas mes affaires ou qu'on me les abîme... Néanmoins, elle m'avait rendu mon cahier de cours en état le lendemain même. Durant un court instant, j'étais heureuse, j'avais enfin l'impression que quelqu'un dans cette école ne me voyait pas comme le monstre décrit à travers des rumeurs ridicules. Je ne lui ai cependant jamais reparlé suite à cela, elle était trop occupée avec ses "amies" qui elles, ne me voyaient pas d'un très bon œil...  

écrit le 3 juillet 2022

-----------5 avril 2022 - Un maigre projet-----------

Malgré la réussite de mes examens de l'année 2020-2021 et 2021-2022, je n'ai pas été prise dans une école. Aucune d'elle n'a envie d'accueillir quelqu'un ayant le syndrome d'Asperger coupler avec peut-être un trouble explosif intermittent, non certifier pour le moment, mais, ça en saurais tarder. Cependant, j'ai également fait une bêtise en 2021. Et peut-être est-ce pour cela que je suis accepté nul part. J'ai craqué, j'ai déversé toute ma colère sur ce garçon dans mon lycée qui faisait aussi partie de ma thérapie. Je l'ai frappé de toutes mes forces, j'ai hurlé toute ma colère et rabaisser de tous les noms. Je me suis arrêtée heureusement, mais si je ne m'étais pas arrêté qu'est ce qui se serait passer ? J'ai entendu dire grâce aux réseaux sociaux, en observant sans me manifester les murs de certaines personnes que... les marques que j'avais laissées à son cou sont restées rouges pendant un bon moment... Peut-être que j'aurais dû continuer à écrire, ne serait-ce pour me détendre et ne pas accumuler la pression de mes études de jour en jour. Ça c'était passer en fin d'année, j'ai donc été renvoyer et du passer mes examens en candidate libre. Père est toujours furieux à propos de ça, mais je m'en moque... Au moins, je ne vais plus à l'école, je n'ai plus à supporter les regards de travers ni même les moqueries, je me sens comme apaisé, mais je reste angoissé à propos de mon avenir. J'ai fait du mieux que j'ai pue pour avoir des bonnes notes et quitter au plus vite le système scolaire... mais maintenant... que faire ? Je me suis pleinement replongé dans une de mes passions, l'écriture. Peut-être que je vais essayer d'écrire un livre basé sur un univers médiéval fantastique. Haha.... le personnage principal sera peut-être ce fameux cavalier que grand-mère m'avait donné quand j'avais 6 ans. Je devrais d'ailleurs rajouter l’événement le concernant dans mon journal... Oui, je vais faire ça... je ne peux pas rester à rien faire, je vais faire ce qui me passionne le plus et une fois que j'aurais fini, je montrerais ce que j'ai écrit à père. Peut-être verrat-il en moi quelque chose... je l'espère je ne sais plus ou trouver mon chemin...

-----------11 mai 2022 - Travail-----------

J'ai oublié d'écrire dans le journal le 4 mai. Mais j'ai 19 ans actuellement. Je sens le regard de père plus pesant sur moi, pour les rares fois où il est à la maison. J'ai donc prit la décision de faire quelques petits boulots dans la restauration et autre. Le travail qu'on me donne est souvent ingrat et l'idée de devoir faire ce genre de corvée jusqu’à la fin de mes jours me terrorise. Néanmoins, je ne peux pas rester sans emploi. Peut-être que si je manifeste de la motivation et que père le remarque, il voudra bien faire attention à moi. Je crois que je commence à comprendre pourquoi il est tant attaché à son travail, il est tellement facile de perdre sa place et de se faire remplacer par un autre à la moindre erreur au japon... En fouillant dans son bureau hier j'ai découvert qu'il avait une affaire très importante le jour de l'enterrement de ma mère. Néanmoins, je ne me sens pas capable pour autant de pardonner le fait que je n'ai pu assister à son enterrement par sa faute.

-----------3 juillet 2022 - Son Visage-----------

Aujourd’hui, alors que j'étais occupée à débarrasser la terrasse dans le restaurant actuel où je travaille. Une passante m'a interpellé. Je commence à avoir l'habitude, au début, je me disais que c'était peut-être une cliente potentielle, le souci était qu'elle connaissait mon nom. Mon corps s'est totalement figé sur l'instant. J'ai relevé alors les yeux en direction de cette personne dont je n'ai pas reconnu le visage sur le moment. Elle me demandait si je me souvenais d'elle, mais je n'avais aucune idée de quoi elle parlait. J'ai bêtement demandé si elle voulait une table ou si elle cherchait un coin pour avoir le wi-fi gratuit avant qu'elle ne m'annonce qu'elle et moi étions dans le même lycée. Horrifiée à l'idée qu'une ancienne élève me voit faire un boulot pareil, j'ai fait tomber le plateau parterre sans réfléchir suite à cette annonce. J'ai été prise de tremblement si soudain qu'il m'a échappé des mains. Elle est partie en s'excusant et en pressant le pas lorsque la vaisselle se brisa sur le sol. Je me sentais humilier à l'idée qu'elle m'est vue ainsi... son visage petit à petit me revint en mémoire. C'était elle, c'était la fille qui était bloquée dehors lors d'un cours au lycée... Si seulement personne n'avait vu ce à quoi je suis réduit aujourd'hui. Je n'ai rien vu d'autre que de la pitié dans son regard... Elle me considérait comme misérable et rien d'autre. Le patron quant à lui était furieux...

-----------26 août 2022 - Virer-----------

Pour la énième fois, j'ai été virée. Pour cause : Pas assez souriante auprès des clients parait-il. Trop froide, trop glacial, trop distante. Mais que veulent-ils que je fasse ? Que je me laisse toucher par le premier pervers venu ? La restauration est vraiment une branche de métier pourrie ! Mais pourtant, c'est là où il est le plus facile de trouver du travail. Je ne pense pas refaire de demande d'emploi. La perversité de certains clients me dégoûte. Faire la plonge est au final moins ingrat que de faire le service !


-----------19 octobre 2022 - L'ébauche-----------

Je l'ai presque fini ! Ca m'aura pris du temps et il y a sûrement beaucoup de fautes encore, mais voilà qu'il est à peu près dans un état de manuscrit ou plutôt à l'état d'ébauche. Oui... une ébauche, ça me semble être le meilleur mot. Je ne sais pas si je compte finalement le montrer à père, je ne pense pas qu'il ai vu que ces derniers temps, j'étais uniquement et seulement en train d'écrire. De toute façon, ce n’est pas grave, ce livre, au final, n'est pas pour lui, mais pour mère. Si seulement elle pouvait le lire. Ces histoires qu'elle me racontait mon toujours envahit l'esprit d'images fantastiques et héroïques des chevaliers de l'époque moyenâgeuse et des scandinaves envahissant les côtes de la Grande-Bretagne. Mère était tellement cultivée sur les différentes époques de son pays, qu'importe la culture, j'avais l'impression qu'elle était une véritable encyclopédie en la matière et qu'elle ne pouvait jamais se tarir. Je crois que la culture scandinave était une de ses préférés, je me rappelle de la fois, quand j'étais petite où elle m'avait expliqué l'origine de mon deuxième prénom. Le nom d'une épée, cité dans un poème, et précieusement cachée et protéger dans un coffre à plusieurs serrures, neuf pour être exact. L'idée qu'elle avait puisée un nom si joli et si rechercher pour moi me fait toujours chaud au cœur... J'ai d'ailleurs mentionné cette épée dans mon livre ! Mère voulait que je sois aussi forte que cette épée, alors... je dois faire de mon mieux pour le rester. Finalement, je ne donnerais pas mon manuscrit à père, pas encore du moins.

-----------31 octobre 2022 - Halloween-----------

C'est Halloween... J'ai gardé mes rideaux et mes volets fermés, j'ai fait comme si personne n'était à la maison. Je ne voulais pas ouvrir la porte au risque de tomber sur d'anciens camarades de classe. Je crois que quelques-un, qui connaissaient mon adresse, ont jetée des œufs ou du papier toilette mouiller sur la façade de la maison. Je nettoierais ça demain, en espérant que ça ne me prenne pas plusieurs jours... sinon je n'ai toujours pas trouvé le bon moment pour donner mon manuscrit à père. Il est toujours précieusement cacher dans ma boîte en carton, qui me sert à ranger tout et n'importe quoi, et qui est caché sous mon lit... Faudrait que je trouve un autre endroit pour mettre mes affaires, je ramène toute la poussière hors de mon lit à chaque fois que je veux sortir ou mettre quelque chose dans la boîte et c'est assez embêtant...

-----------4 novembre 2022 - Père et Nettoyage-----------

Mon père rentre demain soir, heureusement, j'ai eu le temps de nettoyer les dégâts fait sur la façade le jour d'Halloween, j'espère qu'il ne remarquera rien... Mais bon, ce n'était que des œufs, du papier toilettes et des boules en pâte de riz bien collante et visqueuse. N’empêche... quel gâchis... Ceux qui ont fait ça ne sont rien de plus que des imbéciles...

-----------5 Novembre 2022 - Le NerveGear-----------

Il est tard, mais je dois absolument écrire la dernière "folie ?" de mon père qui vient de rentrer. Sans raison explicite, il m'a donné des cadeaux. Je n'ai pas compris pourquoi... Pour mes résultats ? Mais j'ai failli étrangler ce garçon et à cause de ça, j'ai été renvoyer aussi bien du lycée que de la thérapie de groupe. Je ne comprends pas très bien. Je n'arrive pas à comprendre son regard je crois que mon manque de réaction l'a légèrement froisser, mais en même temps j'étais supposer réagir comment ?! J'ai jamais demandé ou supplier mon père pour qu'il m'offre un NerveGear et Sword Art Online, si j'en crois le nom écrit sur le boîtier contenant la cartouche du jeu. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il croit ?! Il croit que c'est en m'offrant des jeux, comme il le faisait quand j'avais 16 ans, qu'il pourra espérer regagner mon affection pour lui?! Dans ce cas, ce n'est qu'un monstre doublé qui plus est d'un idiot !!! Enfin, j'ai bien ouvert les paquets dans le salon... maintenant que j'y pense il y avait un papier parterre après que j'aie enlevé l'emballage. J'espère que ce n'était pas un mot qui explique le pourquoi du comment il a décidé de m'offrir ça et qui serait tomber par inadvertance... car... et bien... comment l'écrire... je l'ai jeté à la poubelle avec le papier cadeau déchiré ?!!! Au pire, je lui demanderais demain, après avoir essayé ce.... machin chose plutôt imposant et ce jeu... Ça nous fera au moins un sujet de conversation pour le 4 heure... en partant du principe qu'il y est une raison pour qu'il m'offre ceci. Du moins, une raison qui soit bonne et qui n'est pas celle que j'imagine. Même si je n'en suis pas vraiment sure, mais, j'aimerais... oui j'aimerais qu'il y en ait une.

*à partir d'ici, les autres pages sont vierges et couverte des larmes d'un père réalisant le mal qu'il faisait à son enfant, et pourtant, il reste tant de chose à écrire...*

-----------6 novembre 2022 - Connectée à jamais-----------
*un pseudo-journal intime à être écrit dans un cahier, à l'aide d'une plume et d'encre, Laeva le garde précieusement dans son inventaire, quand bien même cela risque de l'encombrer*

Je n'aurais pas dû jouer à ce jeu. À ce cadeau empoisonner venant de la part de mon père. Vers 17h30, si je me souviens bien, nous avons tous été téléportés sur la place principale de la première capitale du jeu. L'annonce que nous y avons entendu était des plus effroyables, la panique générale s'était rapidement installée. Et je me tenais là, debout, devant cet hologramme démoniaque de ce créateur pervers, attendant de voler en un nuage de pixel et d'ainsi mourir. Mais ce moment ne venu point. Je songeais alors à ce gars, quelques minutes plus tôt, qui était dans la zone de tutoriel et progressait à un rythme similaire au mien. Je l'avais vu "se déconnecter" mais sans pour autant passer par son menu... j'avais juste imaginée qu'il s'agissait là d'un simple bug ou d'un lag sur le moment mais je reconsidérais ce fait en me demandant si il ne faisait pas partie de ces personnes dont le NerveGear avait été "subitement retiré". Ainsi donc certains parents semblaient avoir à tout prit voulus arracher leurs enfants à cette réalité artificielle. Nombreux sont ceux qui sont mort ainsi. Mais moi, j'étais toujours là... et j'en ai conclu très vite que père n'avait, si ça se trouve, même pas chercher à savoir comment j'allais dans ma chambre, ou bien si... peut-être... mais n'a pas du être prit par un sentiment de désespoir bien profond pour ne pas avoir eu envie de m’arracher ce casque de mon visage. D'un côté, peut-être que ce n'est pas plus mal. Ainsi donc, j'étais piégé avec ces joueurs ? Ça semblait tellement irréaliste ce qui étais en train de se produire, mais pourtant, c'était bien en train d'arriver. Je contemplai alors l'hologramme du créateur qui était tout de noir vêtu jusqu’à ce qu'il disparaisse. Je regardais tout autour de moi, certains couraient, d'autres essayaient de mettre de l'ordre dans ce chaos indescriptible et moi... je suis bien restée une bonne poignée de minute debout à regarder ce qui se produisait autour de moi sans rien dire. Peut-être qu'a ce moment-là j'attendais tout bêtement qu'on me dise quoi faire. Quand bien même le Game Master avait donné ses instructions "tuer le dernier boss du château" je n'avais plus vraiment la tête à considérer l'endroit où je me trouvais comme un simple jeu ou tout ne serait que facilité... J'étais effrayée à l'idée de comment j'allais survivre ainsi. Je m'interrogeais sur le fait de si mon corps supporterait de porter ce casque trop longtemps, si à un moment, j'arriverais à trouver sommeil, si je n'allais pas me sentir fatiguer, si je n'allais pas sombrer dans la folie avec mon esprit ainsi manipulé. Je me disais que... je ne devais oublier en aucun cas que tout ce que je voyais était artificiel, tout ce que je ressentais l'était aussi... Mais le NerveGear était si... je n'arrivais pas à trouver de mot. Il rendait tout cela si réel. Encore une fois, j'étais impuissante cependant, je n'étais pas la seule à l'être et cela me suffisait pour ne pas me laisser envahir par la peur. Hormis cela, mes efforts et mon temps passé pour créer un personnage qui ne me ressemble pas volèrent en éclats quand je regardai dans le miroir...


-----------7 novembre 2022 - Tourner en rond, encore et encore-----------

Aujourd'hui, suite à l'annonce d'hier, je suis allé taper des monstres. Des groupes se formaient dans la capitale pour nettoyer la zone suivante des monstres, gagner de l'expérience et tenter de s'attaquer aux premiers étages du château. Je ne les ai pas rejoints, ce groupe sentait "mauvais". Du moins, il ne m'inspirait pas confiance et on pouvait aisément deviner que les joueurs le composant était juste mort de trouille. Non... moi j'étais partie retaper les monstres d'hier de la zone de tutoriel. Il fallait à tout prit que je me fasse la main avec mon épée si je voulais survivre, et j'étais encore loin de la maîtriser cette lame aisément. Ca m'avait l'air plus sûr, moins risquer et plus constructif ? Aucune idée, mais disons que j'avais passé mon temps à faire des tours et des aller-retour entre la zone de tutoriel et la ville de départ. Les plus désespérés qui ne savaient que faire me regardaient passer, se demandant ce que je faisais à ainsi aller et venir, parlant toujours au même PNJ, c’est-à-dire, celui de la boutique... histoire de revendre ce que j'avais looter et que je jugeais comme étant complètement inutile. J'en profitais également pour récupérer de mes blessures avant de repartir. Mouai... j'aurais pu faire quelque chose de plus constructif, genre parler à quelqu'un, faire connaissance... mais non... taper des monstres de bas niveau semblait plus... facile et moins prise de tête que d'essayer de débuter une conversation avec le premier suicidaire venu. En fin de journée je n'avais pas beaucoup avancé et à vrais dire, je crois que j'avais dû manquer quelque chose, les villages peut-être ?! C'est qu'en fin de journée que j'entendis parler du fait qu'il était plus intéressant de s'occuper des villages alentour si l'on voulait s'équiper... Du moins, c'est ce que j'avais cru entendre en écoutant les joueurs parler entre eux dans la taverne pendant que je récupérais de ma journée... Mine de rien, ça faisait beaucoup de sangliers et de lapin à plumes morts... Mais je voulais attendre d'avoir quelques niveaux au-dessus avant de m'attaquer aux zones suivantes. Demain, je continuerais jusqu’à ce que je sois parfaitement capable de me défendre. Je n'imaginais pas ces monstres si coriaces... J'ai également profité du PNJ pour acheter quelques babioles... Un petit pot d'encre a 5 cols, une plume à 12 cols et un cahier à 4 cols, soit 21 cols au total. Il s'agit bien évidemment du cahier qui me fait office de journal en ce moment, il faut d'ailleurs que j'écrive ce qui s'est passer hier, heureusement que j'ai laissé une page vierge avant celle-ci. Mine de rien, c'est fou, j'ai vraiment l'impression que je suis en train d'écrire... je peux presque sentir l'odeur de l'encre qui émane du pot... Quel plaisir de pouvoir écrire cependant, je me sens un peu plus détendue qu'hier...

-----------20 novembre 2022 - Rencontre banale dans le jeu-----------
*il n'y a rien de marqué pour le 20 novembre, néanmoins Laeva avait eu l'occasion d'avoir une brève conversation avec un autre joueur*

Mon histoire ? Pourquoi en parlerais-je ? En général, ceux qui racontent la leur, se trouvent en général dans des groupes de déprimer, qui, tour à tour, expliquent comment ils ont obtenu ce jeu qu'ils qualifient de jeu "maudit" avant de finalement décider, ensemble, de faire un suicide collectif... Tu devrais les rejoindre si c'est ton genre de mentalité. Des fois, j'aimerais bien leur donner un coup de main à en finir avec ce jeu, au moins ça me ferait gagner quelques points d'expérience et peut-être un peu d'argent en espérant. Mais je ne suis pas une meurtrière, je n'ai pas spécialement envie d'avoir des problèmes vis-à-vis la couleur de mon curseur, mais je pense n'avoir aucun remord si je devais décider entre ma vie ou celle d'un autre qui me menace. Non... Aucun. Mais si vous insistez tant pour connaître mon histoire, je pense pouvoir faire une exception.

Je me nomme Shinohara Sei, du moins je me nommais ainsi dans la réalité, et j'ai une double nationalité malgré ce que mon nom pouvait laisser penser. Mon père est japonais, ma mère, quant à elle, était britannique. Je ne suis pas fille unique, mais presque, malgré le fait que j'ai une grande sœur, qui a 8 ans de plus que moi, et qui est donc totalement indépendante. Elle avait déjà quitté la maison, et ce, avant que mère ne décède. Celle-ci vit en Angleterre quant à moi, depuis le divorce de mes parents et le décès de mère, je vis avec mon père, au japon. Une nouvelle langue, un nouveau pays, une nouvelle maison. Mais également la perte d'une grande sœur qui était l'un des rares piliers qui me restait. Je n'aimais guère père, et lui non plus d'ailleurs. J'étais un fardeau, une gêne, une bouche en plus à nourrir et un handicap. Qu'importe le pays, j'étais vue comme un "rejeton" de la société. Je suis autiste, plus précisément Asperger et de ce fait, par manque de prise en charge à cause d'un diagnostique extrêmement tardif, j'ai connue le harcèlement scolaire. J'avais mes différences, mes petites manies, mes sensibilités émotionnel et cela ne plaisait guère.

Je n'ai jamais su nouer d'amitié très longue. En général, l'amitié rime avec trahison. Mon seul réconfort se trouve dans mes passions : le dessin et l'écriture. J'avais une imagination débordante quand bien même je n'en ai pas vraiment l'air dans ce jeu avec cette énorme épée, mais j'étais plutôt habile avec un crayon. J'avais le sentiment d'avoir ma place nulle part. Pour illustrer mes propos, je n'avais ma place ni en Angleterre, à cause de mon nom et prénom ridicule aux yeux d'une poignée d'imbéciles qui avait lancer une mode ou tout le monde me surnommait la Chinoise, quant au japon, ma difficulté à maîtriser la langue japonaise à l'oral et ma date de naissance était également sujet à des moqueries. A vous voulez connaître ma date de naissance ? Très bien, il s'agit du 4 mai, vous devez sûrement le savoir, mais c'est, parait-il, un chiffre qui porte malheur.

Les raisons pour lesquelles père s'est installé au japon sont très simples. Il était homme d'affaire, j'étais à l'origine constamment chez ma mère et lui toujours en voyage d'affaire et puis il y eu le divorce, la garde partagé, la mort et finalement la garde totale qui est revenue à mon père qui se soucis de moi autant qu'il se soucierait d'un poisson rouge. Si ce n'est pas moins... Je n'ai jamais eu le sentiment qu'il comprenait mon handicap. Donc l'imagination était ma seule échappatoire. Pour autant, je n'ai jamais vraiment souhaité avoir ce jeu, je n'ai jamais fait attention à la hype que ça avait l'air d'avoir à la télé. De même que sur YouTube ou bien encore NicoVideo, je n'ai pas fait attention, en même temps avec mon bloqueur de PUB... J'ignore si père s'en mord aujourd'hui les doigts ou s'il reste encore indifférent à mon égard, mais ce jeu, c'est mon père qui me l'a offert. Un petit caprice d'homme d'affaires. Il a sûrement entendu un collègue parler de ce qu'il offrirait à son fils handicapé en fauteuil roulant pour son anniversaire et par simple obsession de vouloir tout posséder et faire toujours tout mieux que les autres, il m'a offert cette console et CE jeu que tout le monde voulais s'arracher. Mais je l'imagine mal attendre 10 heures dehors, surtout en plein hiver un mois de novembre. Il a sûrement dû faire marcher ses relations... J'avais cru comprendre qu'il travaillait dans une des entreprises partenaires avec celle ayant élaboré ce satané casque console qui à l'heure où on parle est sur notre visage et est en train de nous ronger petit à petit.

Ce n'était pas mon anniversaire, ni noël, juste un cadeau inutile en plus qui je croyais serait déjà en train de prendre la poussière dans un placard. Enfin ça serait le cas s'il était possible de ce déconnecté. J'ai commencé à jouer vers 13h donc, et j'ai bien dû mettre une heure à créer le personnage et une autre à faire absolument n'importe quoi en matière de mouvement, grimace et autre stupidité du genre... mais au moins je l'admets et j'assume. Je me suis donc mise à sérieusement jouer au tutoriel à partir de 15h jusqu’à ce qu'il soit impossible de partir... J'aurais peut-être dû arrêter avant 16h. Ne serait-ce pour avoir le temps de me préparer un pain au lait avec de la patte à tartiner au chocolat et prendre un petit goûter. Comme ça, quand je serais revenue, je n'aurais pas pu me connecter ni me retrouver piégé avec toi dans ce jeu. Et puis... maintenant que j'y pense, on était un dimanche, père ne travaillait pas ce jour-là, ça aurait peut-être été un moment de partage entre lui et moi, ou nous mettrions de côté nos différents. M'enfin... ça se serait passer ainsi dans le meilleur des mondes. Mais sûrement que les choses n'auraient pas bouger et que s'il tenait réellement à moi, je serais morte, s'il avait tenu à moi, il n'aurait pas attendu pour m'arracher ce casque du visage et mettre sans le savoir un terme à ma vie. Au final, je ne m’apitoie pas sur mon sort, dans ce monde, je suis personne, mais je ne suis pas non plus la cible de moqueries ou de quoique ce sois d'autre. Je ne ressent plus cette angoisse à propos de mon avenir, à quoi bon parler de futur, de métier et de relation si nous sommes piégé à l'intérieur de ce jeu ? Et puis de toute façon, dimanche ou pas dimanche... j'aurais tout même jouer, qu'importe le jour de la semaine. J'avais réussi mes examens avec brio, mais aucune école avait voulu de moi à cause de... à cause de quelque chose de personnel. Et au final, la bonne chose dans cette histoire, c'est que je n'aurais plus à supporter ses abrutis de la thérapie de groupe que je devais me coltiner une fois par semaine. Ah... ces idiots... c'est pas eux qui vont me manquer, loin de là...

Mon seul regret est qu'au final, je n'ai pas vraiment de passé auquel m'attacher. Et puis il y a très peu de personne parlant anglais dans le coin... Je parle le japonais comme un manche un balais, j'étais plus douée à l'écrit sur les autres MMO, si seulement quelqu'un voulait bien m'aider à le perfectionner ça ne serait pas plus mal pour savoir qui me menace et sur qui je dois frapper avec mon épée. Non pas que j'ai envie de tuer quelqu'un... c'est juste pour l'autodéfense... J'imagine que je vais continuer de chercher une personne qui voudra bien perdre du temps à m'expliquer ses fichues abréviations que tout le monde utilise. Quoi ? Mon nom ? Pourquoi "Laeva" ? Ha oui... Laeva... Et bien, c'est pour Laevateinn une bref référence à une épée mentionner dans un poème nordique, mais également mon deuxième prénom. C'était ce nom-là que mère voulait me donner, mais je te laisse imaginer que mon père, c'est donner le droit de choisir... et puis... qu'on se le dise... "Laeva ", c'est toujours mieux qu'un "EmoDarkBloodyKiller". N'est-ce pas Invité ? Quoique... on ne croise pas trop de pseudo dans ce genre-là sur les MMORPG Japonais...

-----------4 décembre 2022 - Avenir-----------

Toujours franche, toujours glaciale, presque sans compassion pour ceux qui se retrouve sans famille... Sans le savoir, par mon franc-parler, j'avais l'air d'un monstre cruel aux yeux des autres, mais était-ce vraiment le cas le jour de l'annonce ? Des semaines plus tôt, étais-je aussi confiante ? Une sœur que je ne reverrais plus jamais mais qui de toute façon ne donnait plus de nouvelle, la crainte de mourir bêtement trop rapidement, l’incompréhension face aux comportements de père ces derniers temps... Tant de raison pour vouloir me cacher derrière un faux visage. Mais ce 20 novembre-là, ce jour où j'ai raconté mon "histoire", j'ai réalisé à quel point ma réalité était misérable. Je suis une toute autre personne qui ne ce souci guère de si oui ou non, elle sortira de ce que j'appelle non pas un "jeu vidéo" mais un "rêve". Qu'ils meurent tous, un par un, tous mourront en essayant de s'en prendre a ce château, mais si jamais ils venaient à ce qu'ils soient trop proche de leur but, c’est à dire mettre fin au rêve. Alors peut-être que... non... personne y arrivera et il en restera ainsi. Sans quoi, je serais obligé de devenir pour ces sois-disant héros un "obstacle". Quand bien même il serait égoïste de ma part de réagir ainsi, je refuse de retourner dans cette réalité, qui à mes yeux, ne vaut pas mieux que ce monde. Peut-être accepterais-je un jour, mais je n'ai pas encore trouvé la raison du pourquoi je me battrais pour sortir de ce rêve. Pas encore et je pense que, jamais, je ne trouverais la raison du pourquoi je devrais me battre.

-----------18 mars 2023 - Forge-----------

Cette satanée compétence en forge est vraiment dur à monter toute seule ! Et les matériaux coûtent plutôt cher ! Ou bien est-ce moi qui reste trop près de mes cols... Du coup, aujourd'hui, pour l'une des rares fois sur le jeu, j'ai aidé un joueur qui semblait remuer ciel et terre pour trouver un forgeron. Du moment qu'il avait les matériaux qu'il fallait, j'ai accepté... Je lui est donc forger deux trois trucs, il était content et moi, j'ai pue monter ma compétence en forge. Il m'a donné quelques cols, je pense que je les dépenserais pour m'acheter les matériaux nécessaires pour me forger au moins une pièce d'armure, ou deux si j'ai assez, mais j'en doute, étant donné que je dois payer la location de la forge.

-----------4 mai 2023 - Un Anniversaire plein de questionnement-----------
*dernière page de rédigée dans le cahier pour le moment*

Aujourd'hui est le jour de mon anniversaire. Je suis restée de longue heures à rien faire au pied de la tour du clocher qui, le 6 novembre 2022 avait condamné notre destin. J'ai observé le ciel artificiel, et tendue ma main vers celui-ci tout en me concentrant sur quelque chose que j'avais faillie oubliée : "La réalité". J'ignorais les autres joueurs me regardant bizarrement... qu'importe comment ils me voient je m'en moque. Je me demandais si, avec un peu d'effort, je serais capable de sentir une caresse sur ma main, ou une étreinte chaleureuse qui viendrait du monde extérieur. J'ai passé de longues heures à attendre ce moment qui ne venu jamais, quand bien même j'étais très sensible tactilement je ne ressentais rien d'autre que les illusions crée par ce monde virtuel et artificiel... Aujourd'hui, j'ai 20 ans, pourtant ce jour n'est pas comme mes autres anniversaires, sur mes épaules je ne ressentais plus cette angoisse à l'idée que chaque année passer en plus rajouterais sur moi le poids de nombreuses responsabilité n'ayant pas plus de sens les unes que les autres. Pour la première fois, depuis longtemps, je me sentais libre de vivre comme je le souhaitais et je voyais alors quel était le plein potentiel de cet univers hors du commun, pourtant, il y avait un vide qui ne pouvait être comblé... je n'avais pas de famille, toujours pas... et alors que tout semblait s'offrir à moi, le besoin cruel d'être entourée de gens aimant, quand bien même la réalité me les avaient déjà arracher se faisait de plus en plus ressentir... Y avait-il quelqu'un dans ce rêve pensant comme moi, ou continuerais-je à errer seule tout comme le personnage principal du livre que j'avais rédigé ?

©️ FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'


Dernière édition par Laeva le Mer 8 Nov - 12:16, édité 133 fois
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MessageSujet: Re: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée] Lun 6 Nov - 1:42


Shinohara Sei

« ...mais ce monde que tu appelles "prison" est mon rêve ! »


Physique x 180 mots min


Je n'aime pas parler de mon apparence tout comme je n'aime pas parler de mode, de maquillage, de vêtement de haute couture et de toutes les conneries du même style, ce n'ai franchement pas mon genre. Du plus, juger sur l'apparence est une mauvaise chose vous savez ? Néanmoins si ça peut couper court à la discussion...

Le jour où je suis né, c'est-à-dire le 4 mai 2003, j'étais, d'après la description que me faisait mère, "un beau bébé de 3,87 kilo pour 52,6 cm" tu vas sûrement me dire "Ha, mais tu étais un monstre dès la naissance !" sauf que, dans ta petite tête d'asiatique, je vais te rappeler que ma mère est britannique et que par conséquent ceci est parfaitement normal ! Ceci étant dit, je justifierais donc pourquoi ma mère se plaisait à me le rabâcher souvent en faisant une vague comparaison. Ma grande sœur est née avec 1 kilo en moins que moi, et en grandissant, j'ai dépassé en taille ma grande sœur d'au moins 10cm de plus qu'elle. Comme quoi mère nature à le sens de l'humour. Le fait que je sois plus grande que mon aîné a toujours été source de quelques plaisanteries dans la famille. Mais arrêtons de parler du physique de ma sœur et revenons sur mon apparence, quand bien même je n'aime pas parler de ma propre personne.

Par conséquent, je dirais surtout comment les autres me voient. Enfant, j'étais une véritable garnement qui courrait partout d'après mes parents. Dès ma jeunesse, on pouvait voir que j'allais être une fille de carrure plutôt grande, mes jambes étaient un peu plus longues que celles des autres enfants et battaient le vent quand je courrais, laissant derrière moi mes deux nattes blondes volant au gré du vent et de mes mouvements. Mère me coiffait souvent avec deux tresses ou bien simplement deux petites couettes. J'ai encore honte de ça, ce genre de coiffure était dépasser depuis déjà des années, mais au fur et à mesure, vous comprendrez bien vite que j'ai toujours eu un style un peu "décaler" ou non-conforme au cliché féminin. Les autres n'ont peut-être pas tord quand ils disent que mes vêtements sont "dépassés". Mais en réalité, je crois que seul mon nom dérangeait quand j'étais en Grande-Bretagne, et ma taille une fois arrivée au Japon. À la maison, j'étais la petite pile électrique, qui jadis arrivait à sourire et revêtait des vieux pulls d'un rouge criard, me souciant que très peut de l'apparence et préférant seulement les vêtements qui étaient confortables et chaud lors des temps d'hiver. Le rouge reste encore aujourd'hui ma couleur favorite par ailleurs.

En tant qu'éternelle conservatrice, mon apparence, ou plus précisément, mon "style vestimentaire" n'a jamais réellement changer. Du moins dans la réalité, je ne faisais aucune extravagance et par ailleurs, mon corps avait bien plus de défaut que celui que j'ai actuellement.

Certaines personnes aiment dire que mon apparence est "exotique" juste pour avoir l'air intelligent en plaçant des mots improbable pour décrire les gens. Je vous dirais donc de ne pas écouter ces idiots et de juste tenir compte que je suis simplement la fille d'une mère britannique et d'un père asiatique, et que, du point de vue physique, j'ai hérité de beaucoup de traits appartenant à feue ma mère. Je suis "un peu" grande, et cela, je ne le dois pas à père, mais bel et bien aux origines britanniques de ma mère. Je mesure 1m70 pour un poids de 54 kilos pour être plus précise, mais au japon, ce n'est pas considéré comme étant très "kawaii" si vous voyez ce que je veux dire... Mes yeux verts sont eux aussi hérités de ma mère, tout comme j'ai également hérité de sa chevelure d'un blond dorée et d'une épaisseur très.... "encombrante"... Pour parler un peu plus de mes cheveux, ils sont très envahissant, du coup, je les attache en queue-de-cheval et me permets même de faire des tresses dedans en souvenir de l'époque ou maman me les faisais quand j'étais enfant. Le plus souvent j'en fait deux que je rassemble avec ma queue-de-cheval qui, avec la différence de longueurs provoquées par les tresses, est très souvent en bataille. Et à part les deux trois coups de brosse que je met dedans tous les jours, j'avoue ne pas en prendre plus soin de ma chevelure que ça... Enfin, je me lave les cheveux aussi, mais voilà, sans plus... Et j'ai adopté cette coiffure depuis... heu... un bon bout de temps déjà... Au milieu de mes années au collège, si je me souviens bien. Par ailleurs, j'ai dû défaire ma queue de cheval pour pouvoir mettre le NerveGear. Je vous laisse imaginer la difficulté pour réussir à les rattacher une fois en jeu, après que j'ai regardé dans le miroir....

Ca n'a pas une très grande importance, mais la première fois que j'ai lancé le jeu et que j'ai eu l'occasion de créer un avatar. J'ai fait une fille assez petite de carrure avec de longs cheveux noirs. Jamais seulement garder les yeux verts. Maintenant que j'y pense, je pense que cette fausse apparence m'aurait vite lassé. Mais sur le coup, j'étais assez fière de ce détail sans importance qu'est l'apparence. Lors d'un court instant, j'étais plus ou moins comme tout le monde.

Néanmoins, dès l'instant ou j'ai pauser mes yeux sur le miroir, c'est non pas mon visage qui m'a sauter aux yeux et empli de dégoût, mais... celui de mon père. Tous ces traits sur mon visage similaire aux siens, ils me sautaient aux yeux et je ne voyais plus qu'eux. Ma bouche plutôt mince et durement fermer, laissant échapper que très rarement un sourire me rappelait avec douleur l'indifférence que père semblait avoir à mon égard. Ces sourcils qui me donnaient un air déterminé donnaient également un air mauvais à mon regard, ces mâchoires fermement serrées et ce nez droit, fin et rectiligne rappellaient en quelque sorte le côté strict de mon père. Je ressemblais certes beaucoup à mère, mais mon visage n'était pas aussi doux que le siens. Mon visage était dur et froid, et cette froideur s'accompagnait avec la pâleur de ma peau que j'ai hérité de mon père, mais également des sombres nuages pluvieux de mon pays natal.

Quand bien même notre apparence se voulait être là même que celle dans la réalité, certaines imperfections ont disparues. En regardant mes mains, je ne pue m'empêcher de les trouver "belles". Quand bien mêmes le jeu avait reproduit avec exactitude la dimension de mes mains, certains détails, tels que mes ongles rongés par le stress et mes phalanges rouges, en raison du fait que, subjuguée par la colère, j'en venais à parfois frapper des murs, avaient disparue. Ces mains que j'avais étaient maintenant blanches, sans blessure, comme nettoyer de tout passer et de toute souffrance.

Depuis que je suis sur ce jeu, j'avoue que j’opte pour un style vestimentaire un peu plus original que ce que j'ai l'habitude de porter. Bien évidemment, comme tout le monde, j'ai commencé avec une simple armure de cuir au départ avec une épée à deux mains tout aussi banale. Il m'a fallu du temps avant de pouvoir manier, comme il se doit, cette dernière, lors de mes débuts dans le jeu. Cependant, au fur et à mesure de ma progression dans le jeu, les petites folies vestimentaires de certains joueurs m'ont plus ou moins donnée envie de me lâcher. Ainsi, avant d'avoir ma propre armure, je suis essentiellement vêtue, en ville, d'un blouson en faux cuir, aux manches droites, teinté en rouge, d'un short en jean et d'une brassière très serrée,d'un tissu assez épais, de couleur blanche. En même temps, je pense que je peux me le permettre vus la petite taille de ma poitrine. Non pas que c'est un défaut... non... je dirais même que c’est un avantage. Hmm... oui on va dire ça : C'est un avantage indéniable de ne pas être encombré par une poitrine trop généreuse, surtout en combat... Mais c'est un peu moins avantageux quand certains se mettent à douter de savoir si vous êtes bien une fille ou non. En même temps avec ma taille et le côté sévère de mon visage, je ne suis pas trop aidée... Mais de toute façon, je me vois très mal comme étant habillé de manière "kawaii". Non... ce petit ensemble que je porte avec des rangers noires me convient parfaitement, et puis vous avez remarquer ? Mes vêtements sont de la même couleur que le drapeau de mon pays natal !

Le dernier ajout que j'ai fait dans ma tenue, récemment, c'est un gantelet en fer, que j'ai moi-même forger. Celui-ci est en quelque sorte mon premier essai pour faire une pièce d'armure ajustée à mes proportions. J'en suis assez fière, surtout pour l'une de mes premières tentatives, et par conséquent, je le porte et je m'en équipe, quand bien même je n'avais pas assez de minerais pour en faire un deuxième... Mais, il y a un début à tout.

Caractère x 180 mots min


----------Dans la Réalité----------

Enfant, j'étais une petite fille innocente. J'arrivais à sourire aux côtés de mes parents, je rêvassais souvent et reproduisais, tant bien que mal, sous forme de dessin, ce que je voyais. Par ailleurs, aujourd'hui encore, je rêvasse toujours, même si les autres préfèrent dire que "je regarde dans le vide comme si je regardais un fantôme et que par conséquent, je fais flipper"... Bref, je ne pense pas que c'était le cas quand j'étais qu'une gamine, enfin, j'espère que ça ne l'était pas... Quand j'étais "petite", si je puis dire, je dessinais chevaux et licornes, j'étais presque normale. Mais je n'étais pas bavarde pour autant, j'avais eu un retard de langage de 2 ans, et même une fois que j'ai appris à parler, l'enfant que j'étais ne voulait pas communiquer avec ceux du même âge qu'elle. J'aimais beaucoup faire de la balançoire, mais sur la cours des écoles primaires, tous les jouets étaient prit alors j'étais seulement une petite fille qui s'ennuyait pendant les récrés, toute seule, mais qui dessinait en cours sans vraiment chercher à se cacher des professeurs. Il en fut ainsi jusqu’à ce que l'innocence de l'enfant que j'étais fut dérobée à travers les actes injustes et perfides des autres "enfants". Bête et méchant comme on dit... Les moqueries des autres m'insupportaient, leurs réactions cruelles me torturaient, j'ai voulu me défendre et c'est à partir de là que mon caractère s'est forger. Car la petite fille que j'étais avait peur d'aller vers les autres, ces derniers sont devenus cruels envers elle, lui donnant alors une bonne raison de les craindres tant.

Pour les autres, je devenue petit à petit une petite rebelle. Néanmoins, je ne comprenais pas toutes les insultes qui étaient jetée à mon égard. Il fallut attendre quelques années pour que je réalise quelle profondeur et quel impact avaient certaines injures que je ne citerais pas. Naïve et n'arrivant guère à me défendre en renvoyant des propos qui pourraient être tout aussi vexant, je m'étais réfugié derrière quelque chose qui valait bien mieux qu'une insulte à l'époque. "Grr" Voici ce qui sortait souvent de ma bouche quand l'on m'insultait, comme un animal qui voulait se défendre à travers ses grognements, mais je réalise maintenant que cette réponse n'était qu'une source d'amusement pour ceux qui riait de moi. Bien au contraire, cela leur donna l'occasion d'encore plus se moquer de moi et de me trouver encore plus différente. Me traiter comme un animal en cage amusait beaucoup trop d'élèves. La cours de récréer était la cage et j'étais pour tous une bête de foire, car tous l'avaient enfin réalisé, je ne savais pas me défendre... Mais je n'avais pas de difficulté à parler avec un adulte, quand bien même je n'arrivais à exprimer clairement mes idées, il y avait la volonté de communiquer. Mais souvent, ce qui se voulait être des "aidez moi" ne parvenus jamais à l'esprit des adultes. La première pédopsychiatre échoua à déceler ce qui n'allait pas chez moi, car bien évidemment, jamais elle ne sue quel était mon véritable comportement une fois face à ceux de mon âge et de ma génération. Car beaucoup de filles dessinaient, je m'étais mise à dessiner et quand on se mit à m'insulter, je me mis alors à faire de même. Naïve, impulsive, imitatrice. J'imitais les autres en jugeant que ce qu'ils faisait était normal, mais je ne réalisais pas à quel point j'avais tord. Un profond sentiment de mal-être s’installait déjà, la colère s’accumula déjà alors que j'avais même pas posé un pied au collège. Ma famille ne fut jamais au courant de tout cela, car dès lors, je gardai ses secrets pour moi laissant la souffrance à l'école et la joie à la maison.

Je me souviens, quand j'arrivai pour la première fois au collège, je m'attendais à un monde "nouveau" je m'imaginais un lieu totalement différent. Et en effet, c'était très grand, jeune, je m'y perdais souvent, mais quelque chose n'avait pas changer. "Les gens", les gens restent cruels, ils deviennent encore plus pervers dans leurs méchancetés, les propos deviennent plus violents et dans la masse d'élève beaucoup plus grande, certains problème échappent au regard des surveillants. J'étais une collégienne qui, tout d'abord, était perdue, je n'avais et n'ai toujours pas un très bon sens de l'orientation. Les premiers jours, j'avais du mal à trouver ou se trouvais les différentes salles de cours. De plus, j'étais seule et cela ne m'aidait pas beaucoup. Je faisais mon bout de chemin en solitaire. Contrairement à beaucoup, je n'avais pas d'ami de l'ancienne école sur qui compter. Seulement des ennemis qui s'était charger de rapidement rependre comme une traînée de poudre à quel point j'étais "fragile" dans tout l'établissement. Au bout de quelques mois, l'espace de lecture devenu un refuge, la plupart du temps pour échapper à mes ravisseurs du collège, mais également pour plonger dans les livres et me noyer à l'intérieur des récits fantastiques, surtout médiévaux, à l'intérieur desquels, l'honneur des chevaliers était grandement montrer. J'étais grande, mais je faisais tout pour être "discrète", je marchais souvent à pas feutrés, ne parlais jamais, et ne restais jamais trop longtemps sur la cours de récréation. J'eu rapidement des petites habitudes comme celle de toujours baisser la tête en marchant, me déplacer à grand pas, rapidement, tout en restant silencieuse, et ne jamais abandonner mes affaires quelque part au risque qu'on les vols. J'apprenais à être méfiante, car rapidement, je compris que "l'homme était un loup pour l'homme" et avant tout, pour moi-même.

Je ne pouvais cependant pas échapper à tous les problèmes, le temps des repas, on riait souvent de moi étant donné que j'étais seule. J'étais "fragile", c'est ce qui revenait assez souvent, mais maintenant que j'y pense, je ne pense pas que je l'étais autant qu'il ne le pense. Malgré le quotidien qui n'était pas toujours facile, mes notes ne baissaient pas. J'étais, sans me vanter, plutôt "intelligente", et ce, sans forcément travailler à la maison. Je retenais très vite ce que les professeurs disaient, à vrais dire, je n'avais besoin que d'une seule écoute. J'ai donc une plutôt bonne mémoire auditive, mais également visuel, étant donné que j'avais peut de mal à reproduire sans modèle un dessin vu dans un livre. Mais il y avait également quelque chose que je refusais de tolérer : "l'échec". Redoublé, il en était hors de question, pour moi, c'était synonyme de repasser une année en enfer. À mes yeux, mes notes se devaient de toujours rester excellente, car j'étais prévoyante, et calculatrice, je craignais qu'une baisse de celles-ci serrait comme un signal de mon mal-être chez mes parents. Tout devait être parfait. Au final, mes mauvaises notes venaient surtout des travaux de groupe... Ces derniers étaient une corvée dans lesquels j'étais incapable de m'exprimer. De plus, personne ne voulait être avec moi, donc forcément, j'étais loin d'avoir les partenaires les plus motivés au monde... Le maintien de mes bonnes notes était peut-être plus stressant que les insultes, chaque contrôle était une montée de stress incontrôlable, tout comme chaque remise de résultat. J'étais trop perfectionniste pour tolérer une note en dessous de la moyenne... La seule matière qui me posait constamment problème était le sport, je ne courrais pas bien vite, mais le moment des vestimentaires étaient également l'un des pires. L'odeur des déodorants des autres filles me brûlait la gorge et les narines, l'odeur y étais toujours forte et les regards toujours aussi cruels. On jugeait souvent sur mon physique avec un certain dégoût. Par conséquent, je n'étais jamais longue pour changer mes vêtements, l'odeur du déodorant, de la transpiration et la présence des autres m'était insupportable. Plus tard, je réalisais que n'importe quelle odeur trop forte m'étais désagréable.

Quand mes habitudes étaient brisées, j'étais tremblante, comme mise à nue. Si la salle de lecture était fermée, c'était comme si j'étais sans ma carapace, j'étais alors à fleur de peau et une cible facile pour les autres. Lorsque qu'un groupe m’encerclait, je perdais rapidement mes moyens. Si la salle de lecture était fermée, c'était comme si j'étais sans ma carapace, j'étais alors à fleur de peau et une cible facile pour les autres. Du moins, j'essayais, mais là commençait un jeu morbide et tortueux ou tous s'éloignait en courant, riant et continuant les insultes. Ils savaient que je ne courrais pas vite, ou que je refuserais abandonner mon sac avec toutes mes affaires dedans à terre pour me donner une chance d'en attraper un et de lui faire regretter ses mots. Cette colère, cette rage. Elle était si intense que mon corps tout entier en tremblait, ces élèves me sortaient par les yeux, j'avais envie de leur faire mal. Leurs mots me blessaient, me transperçaient la poitrine, car j'étais bien trop sensible. Je voulais leur faire mal à eux aussi, les frapper au visage, les massacrer. Mais je n'avais pas la vitesse nécessaire pour se faire. Je ne pouvais que durement serrer les dents et hurler sur la cours ce qui était un mélange de rage et de douleur. Je voulais que l'on me laisse seule, qu'on m'ignore, je voulais être un fantôme. Les larmes ont souvent coulé sur mes joues. La colère pouvait devenir si profonde que je me retrouvais à frapper les murs du collège afin de défouler cette colère. Sur le moment je ne sentait pas grand chose à cause de l'adrénaline... mais au bout de quelques minutes je réalisais à quel point je me faisais mal aux mains avec ces conneries. Mais au moins... j'avais une excuse pour pouvoir aller me réfugier à l'infirmerie ensuite...

À la maison, j'étais très attachée à Maman. Elle était tout pour moi, mais quand elle quitta ce monde, je ne savais plus ou aller. Sa perte m'est toujours douloureuse, et les insultes la visant sont toujours pire que celles qui s'attaquaient seulement à moi. Ma famille, c'était là le seul endroit où je pouvais m'exprimer et être comprise. La mort de mère a détruit tout ceci. Depuis cette tragédie, je ne peux plus supporter mon père que je méprise et que, malgré les années qui passent, je n'arrive pas à pardonner. J'aurais peut-être du reconsidéré tout ce qu'il a fait, peut-être est ce seulement moi qui suis trop rancunière ?

Vous connaissez la suite, il se passât à peu près la même chose au lycée, sauf que là, qu'une seule personne s'amusait à s'acharner sur moi. Les autres élèves ne faisaient rien, et lors de ma dernière année, lorsque je réalisais qu'il était totalement seul... que cette affaire était entre lui et moi et personne d'autre... J'ai abandonné mon sac de cours, car personne d'autre voulant me causer du tort pouvait l'aider. La suite, elle est évidente. L'adrénaline et mes grandes jambes m'ont permis de le rattraper. Il à été très "surpris". Quelque secondes plus tard, sur lui, j'ai déversé toute ma frustration que j'avais accumulé durant plusieurs années. Malgré mon renvoi de l'établissement suite à cela, je me souviens de ce sentiment de fierté, de puissance. Un sentiment ignoble et répugnant, mais qui pourtant était des plus plaisant. Le sentiment d'être dangereuse, d'inspirer la crainte chez les autres. Voilà ce qui me convenait. Je ne voulais plus être la victime, mais bel et bien le bourreau qui se venge sur ses victimes. Mais je réalisais également avec douleur à quel point j'étais devenue un monstre par la faute des autres... Pourtant, si il me fut plus facile de m'attaquer à un adolescent qui étais seule. Me laisser bordée par une seule personne uniquement plutôt que tout un groupe l'était également.

Agoraphobie, Schizophrénie, Borderline... tout avait été supposé, jusqu’à ce que finalement, ce soit "Asperger" qui tombât. Tout semblait concorder, je ne pouvais rien contre dire. Cet agacement que j'avais pour le bruit, pour les odeurs. Mes sursauts que j'avais quand quelqu'un me touchait sans prévenir. Ses larmes et cette tristesse qui surgissait que trop facilement, mais également cette colère qui rapidement, devait trop intense pour être contrôlé. Et puis surtout... la communication. Depuis que le verdict fut pausé, je ne me regardais plus dans un miroir de la même façon qu'avant. Il y avait des avantages bien sûr... grâce à ça j'avais jamais eu de soucis pour apprendre mes leçons, mais c'était là, hélas le seul point positif. Je ne voyais qu'a travers ce verdict des années gâchées... j'étais seule, sans amis, je ne connaissais personne. J'avais remporté mon pari, j'ai jamais redoublé, mais à quel prix ? J'étais obnubilé par ça, je ne pensais jamais à ce que je ferrais plus tard. Le monde s’effondrait, chaque anniversaire était une souffrance où je réalisais à quel point je n'avais, au final, pas eu l'enfance dont j'aurais rêvé. Désespoir, voilà ce qui était en train de me ronger. Vous savez alors tout du caractère que j'avais dans cette abominable réalité : perdue, naïve, retenant facilement les leçons sans travailler, étouffer par les odeurs fortes, constamment sous pression par les multiples bruits présents dans une salle de classe, angoissée à l'idée d'être sans carapace, hypersensible et pour finir, dégoûtée de ne pas avoir de diagnostique plus tôt qui aurait pu lui permettre d'être, dans des écoles qui n'auraient pas été un "enfer" à mes yeux.

----------Sur Internet----------

Sur Internet, tout semble plus simple. J'arrive plus facilement à m'ouvrir aux autres à l'aide d'un clavier. Mais bien évidemment, je ne fréquente pas les réseaux sociaux populaires. Non... je vais chercher les personnes avec qui je parle, généralement en les rencontrant sur des forums qui partagent mes passions. Le médiéval, l'écriture, tout ce qui est source d'imagination est un peu mon moyen de me délivrer et de m'arracher de la réalité. J'arrivais à duper n'importe qui, même quand tout va mal, il suffit de faire un simple smiley souriant pour faire croire qu'on n'a aucun problème. J'ai jamais parlé de ma vie à ceux que je rencontre, j'évite, j'en ai honte. Je préfère rester cacher derrière un pseudo, ne pas aborder les sujets qui fâchent et m'amuser, oubliant tout de la réalité à travers les récits d’aventures totalement improbables que je faisais sur certains forums rp. J'étais heureuse, et j'aimais aider les autres à perfectionner leurs écrits. J'aidais également à finir les donjons sur les jeux en ligne. J'avais envie de parler à tout le monde, même ceux que je ne connaissais pas. Je tapais vite sur le clavier, j'étais intarissable, car enfin, je pouvais m'exprimer sans aucune barrière. Je n'étais pas obligé de regarder dans les yeux, google était là si jamais je ne comprenais pas certaines expressions, je n'étais pas obligée de répondre directement, j'avais la possibilité de réfléchir à deux fois à ce que j'allais répondre. Tout semblait possible et accessible. Je regrette de ne pas avoir pu maintenir le contact avec des amis suite au déménagement au japon. Et je me dis que j'aurais dû éviter de me sentir vexé pour de simples mots auprès de la dernière personne ayant essayé de continuer à me parler. Sur Internet, je m'amusais et je pouvais être n'importe qui. Je crois que tout bêtement, j'aimais me "déguiser" tout comme j'aimais "écrire".

----------Dans le jeu----------

Sur Sword Art Online, je garde toujours ce côté méfiante, mais, je me suis mise néanmoins à prendre des risques, oser des choses, certes en matière de vestimentaire pour le moment mais j'ai l'impression que ce jeu m'offre l’opportunité d'être une toute autre personne. Avec une épée en main, je me sens plus confiante, plus forte et moins sensible que ce que je suis d'habitude. Même si, avec la grande marge de sécurité que je me fait à chaque étage, il serrait stupide de ne pas se sentir en confiance... Néanmoins, je me sens malgré tout apte à me défendre, d'autant plus que la mentalité des gens n'est pas la même que dans la réalité. Je ne suis pas cependant aussi gentille, bienveillante et aidante que je ne l'étais sur internet. Je reste avant tout une grande solitaire, qui joue dans son coin et n'aide les autres que si j'ai quelque chose à gagner. On peut donc dire que je suis une "opportuniste". J'ai réalisé avec le temps que la classe que j'ai choisis attire l'intérêt de ceux souhaitant s'équiper. On m'insulte peut-être de radine ou de sans-cœur, mais... faut bien me comprendre... je vais pas laisser l'opportunité d'améliorer ma compétence de forge tout en me faisait payer. De plus, l'ambiance du jeu me plaît beaucoup, cet esprit un peu médiéval m'attire. Je suis loin de l'affreuse réalité avec ses villes bruyantes et polluées. Dans ce monde, j'ai l'impression de respirer, de me sentir libre. Je dirais même que... je me sens presque capable de sourire. Aller vers les autres n'est plus vraiment un souci, vu que je suis forgeronne, les gens ont plus tendance à aller vers moi et me faire de la lèche plus qu'autre chose. Au moins on me respecte un minimum à l'inverse de comment on me traitait dans la réalité. Et vous savez quoi ? J'apprécie, ça me fait frémir et plaisir de les voir ainsi se tortiller pour me demander si je ne peux pas leur fournir une pièce d'armure ou une arme sur-mesure pour eux. Et puis, ce jeu ne m'empêche pas d'écrire contrairement à ce que j'avais imaginée le premier jour. J'attache une très grande importance à retranscrire mes aventures et mes ressentis donc mon cahier me servant de journal. En fait, avec le temps, j'ai petit à petit saisi le plein potentiel de ce monde, réalisant à quel point je me sentais vivante, changée. J'étais presque une autre personne et il était maintenant hors de question que l'on me nomme "Shinohara Sei". Je m'appelais Laeva et l'histoire s'arrêtait là. Je comptais bien devenir une combattante des plus redoutable, il le fallait à tout prix pour que puisse survivre et faire perdurer ce rêve. Continuer à l'explorer encore plus et qui sait, quand j'aurais atteint mon objectif d'être "la plus grande combattante de ce jeu", arrêter les joueurs cherchant à briser ce rêve utopique, que ce soit par la parole ou bien l'épée s'il le fallait.

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Bonjour à tous ! Mon petit nom c'est Laeva et j'ai 18 bougies à mon actif. Mais ce n'est pas tout ! Je suis une fille et oui ! Prend garde à moi car je n'aime pas LoL et Undertale alors évites moi si tu as toutes ces choses avec toi <3. Mais si tu as des cookies, des granola, du chocolat, des fritelles goût bacon, des mikado, des kit kat et des jeux touhou alors viens, je t'accueillerais à bras ouverts ! Je suis arrivé(e) ici grâce à Next Wave, en forum qui est en partenariat avec celui-ci, et d'ailleurs je trouve ce forum intéressant et intriguant, de quoi attiser ma curiosité donc. ^^
Une dernière chose qui s'adresse aux petits admin d'ici, j'ai bien lu votre règlement, la preuve :

Et donc me voici maintenant présenté(e) !

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MessageSujet: Re: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée] Lun 6 Nov - 19:02

Hehe, j'ai vu ça. J'ai d'ailleurs supprimé mon post pour ne pas couper ton rythme.
Ça promet, bon courage pour ce qu'il te reste à écrire!

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MessageSujet: Re: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée] Mer 8 Nov - 3:49

Merci et désolé du dérangement par rapport à la longueur de cette histoire de faire ma fiche sur deux post. C’est la première fois que ça m'arrive en fait ^^'

Je pense en tout cas avoir finie ma fiche. J'espère avoir réussie à garder le tout cohérent car je me suis un peu beaucoup étalée sur l'histoire OxO

Voili voilou...

*dépose une assiette remplie de cookie pour ceux qui auront le courage de tout lire et s'enfuie en courant*
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MessageSujet: Re: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée] Mer 8 Nov - 12:32

*prends l'assiette de cookies en se disant qu'elle en aura besoin*

Tout est bon ! Je te place à évaluer ^^

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MessageSujet: Re: Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée]

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Laeva - L'épée cruelle des rives lointaines [Terminée]

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