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Aluriel, ça aurait du être Aluriel...

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Combattant

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Je m'appelle Alysra et je suis Combattant


Messages : 30
Date d'inscription : 10/03/2017


Feuille de personnage
Âge: 23
Anniversaire: 29 février

MessageSujet: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Ven 10 Mar - 8:28


Mary Madgalene Collins

« Mais ! Mais je n'ai rien fait !»« Si... Tu existes. »




Feat. : Grand Order - Scathach

Pseudonyme : Alysra

How old are you ? : 22 ans

Date d'anniversaire : 29 février

Fille ou garçon ? : Fille

Nationalité : Irlandaise

Classe : Combattante

Et ton arme ? : Lance

Autres compétences : Dissimulation, Charge

Ce que tu aimes : les pigeons, gagner, qu'on s'intéresse à moi, la mauvaise foi

Ce que tu n'aimes pas : les faibles, me faire tirer dessus, la compétence traque

Histoire x 360 mots min


       Conçue contre son gré, fruit d’une atteinte à son intimité, on peut dire que je n’ai pas vraiment été voulue par ma mère en ce monde. Je baignais donc dès la naissance dans un sentiment de rejet, et allais devoir grandir en l’absence de mon père. J’aurais préféré que mon père soit un jeune homme n’ayant pas réfléchi lors du rapport de ma conception ou ayant été avec ma mère pour un soir et ne s’étant pas protégé dans un moment d’égarement. Non, il ne s’agissait pas non plus d’un jeune père paniqué lors d’un rapport où le préservatif aurait craqué et qui ne supporterait pas de me voir arriver neuf mois plus tard.

En vérité, ma maman était une très belle femme qui s’était tournée vers une vie pieuse et chaste. Ma mère avait voué sa vie à Dieu et à son prochain, au nom du père, du fils et tout ce qui s’en suivait. Ma maman était irlandaise et fut nonne dans une modeste église dans la périphérie ouest de Dublin. Le nom complet de l’église ne fut jamais retenu par ma modeste mémoire, mes excuses. Mais son histoire par contre restera gravée à jamais. Elle travaillait bénévolement au centre d’aide aux démunis mise en place par sa paroisse. Tous les midis, tous les soirs, elle était là. C’est ce que je pense admirer le plus chez elle : sa dévotion. Elle faisait à manger l’après-midi et dès le début de soirée, elle se mettait en poste, sans jamais rater le rendez-vous. Les sans-abris et les personnes dans le besoin l’appréciaient, la respectaient… Jusqu’au jour où l’un d’entre eux a cru qu’il y avait quelque chose en plus. Elle ne fit qu’une seule erreur : accepter l’aide de son prochain pour rentrer la nourriture restante à l’intérieur de sa paroisse. Elle était naïve… Alors qu’ils étaient seuls à l’intérieur de la cuisine et pendant qu’elle rangeait les restes dans le réfrigérateur, mon « père » passa à l’action. Au début, il tenta juste de l’embrasser et elle le repoussa sobrement. Elle s’excusa au début d’avoir peut-être pu laisser paraître le moindre faux-indice. Mais elle expliqua qu’elle était dévouée à Dieu et qu’elle ne pouvait s’autoriser la moindre relation amoureuse avec qui que ce soit. Lui s’énerva et, fou de rage, la viola. Au début, elle se débattit et elle cria, mais personne n’accourut. Le dortoir, la salle du repas et les petits logements privatifs (où ma mère habitera avec moi après ma naissance) étaient dans un bâtiment différent et trop éloigné d’ici pour l’entendre, enfin je pense. Sinon quelqu’un serait venu l’aider. Au bout d’un moment, quand elle vit qu’il n’y avait plus aucun espoir, elle se tourna vers Dieu et pria en pleurant. Elle ne priait pas pour que tout cela cesse, non. Elle implora son pardon : pour ma mère, elle était l’unique responsable. Elle se sentait coupable de ce qui lui arrivait et subissait sans rien faire d’autre que de demander pardon à son divin. Bien que tous lui dirent après-coup que ce n’était pas de sa faute, elle s’en voulut toujours.

Ce jour-là, un compte à rebours de neuf mois fut lancé. Ma mère resta là, dénudée de manière sommaire mais suffisante pour être pénétrée, souillée. Et alors que mon géniteur partait, le père supérieur officiant les messes était venu, accompagné, à la rencontre de sa nonne la plus dévouée, s’inquiétant de son absence. Il surprit l’homme et commença à le poursuivre. Deux autres nonnes qui étaient venues avec l’officiant s’occupèrent de ma mère, impuissantes devant le fait accompli. Quand au violeur m’ayant transmis ses gênes, paniqué de voir le père supérieur le pourchasser, il traversa la rue avec un manque de précaution qui lui fut fatal. Un poids lourd était là, au même moment, à une vitesse légale mais dangereuse pour un homme surgissant devant sans crier gare. Finalement, pour un acte sans plaisir partagé, il avait humilié une nonne respectée, saccagé la sérénité d’une communauté catholique locale et perdu bêtement la vie. Il s’agira d’un jour qu’elle n’oubliera jamais et qu’elle regrettera presque toute sa vie.

        Ma naissance eut lieue le 29 février 2000. Ce fut le jour où la lumière du jour caressa ma peau pour la première fois tandis que le son de mes pleurs ainsi que ceux de ma mère étonnaient les sages-femmes. Bien entendu mes pleurs étaient logiques, mais ceux de ma maman, pour des personnes non mises au courant de l’histoire, pouvaient surprendre. Dans la religion catholique, les nonnes font bien entendu vœu de chasteté mais dans cette même religion, la contraception était mal vue à l’époque et l’avortement pire encore. Personne ne s’avisait de la blâmer : elle n’avait ni pu choisir de rester chaste, ni choisir un moyen de ne pas tomber enceinte. Maman, elle, crut que Dieu lui-même lui infligeait cette épreuve. Néanmoins, ma venue au monde était de son point de vue la concrétisation de son erreur : celle-ci avait pris vie en son sein, elle en était sortie et elle évoluerait dorénavant à ses côtés pendant le restant de sa pieuse existence. Ma nonne maternelle m’accabla d’un prénom des plus religieux qui soit : Mary Magdalene. Avait-elle pensé une seule seconde qui fallait que je fasse ma vie avec le même prénom ?  N’avais-je été assez torturée pendant mes neufs premiers mois ? Elle avait été violée : c’était très triste en effet. Mais moi, en plus de cet affreux prénom, je portais les gênes de cet homme dont un seul des deux cerveaux était en état de marche… Disons que les cartes qui m’avaient été distribuées n’étaient pas franchement les meilleures et que j’aurais bien voulu qu’il y ait maldonne !

        Les premiers jours furent compliqués pour ma génitrice. Beaucoup de problèmes pour me donner le sein et un investissement en dents de scie : de temps à autres elle était convaincue qu’elle devait tout faire pour moi et le reste du temps je n’étais que l’engeance du démon qui l’avait fécondée. Les premières années furent délicates. Je fus placée en crèche pour me sociabiliser et pour chopper la varicelle le plus vite possible. Les résultats ne furent pas très probants : la varicelle fut l‘une des nombreuses maladies que je ramenai à la maison mais sur ce point là, j’avais rempli mon objectif. Par contre, je m’étais beaucoup trop sociabilisée : je menais apparemment la vie dure à tous les autres bébés. J’étais la reine incontestée : une véritable terreur !

        A l’école par contre, ce fut une toute autre histoire… Mes enseignants étaient très peu fiers de moi. Je sélectionnais beaucoup les matières et avait peu d’attrait pour les lettres. J’avais peu d’intérêt pour les sciences également, mais j’aimais beaucoup le sport et les arts plastiques ! Par contre, les arts plastiques ne m’aimaient pas. Il fallait dire que je n’étais pas très douée de ma tête ou de mes mains. Mes professeurs se plaignaient souvent de mes résultats et aussi d’un soit-disant comportement tyrannique envers les autres élèves. Mais sincèrement, je niais toute responsabilité : on disait qu’il s’agissait du sexe fort, or tout ce que je vis, c’étaient ces chochottes qu’on appelait « garçons ». Je croyais que je pouvais me lâcher en n’étant qu’une représentante du sexe dit « faible ».  Et puis, il fallait assumer d’enquiquiner une fille en lui disant qu’elle n’avait qu’un anniversaire tous les quatre ans !
Au début du cycle secondaire, je ne sus qui de l’établissement scolaire ou ma mère me fit passer des tests pour voir si je n’étais pas attardée, mais je vis cette épreuve comme un affront. J’avais l’impression de ne pas avoir assez payé dans ma vie. Le karma semblait aussi s’en mêler dorénavant et remuer le couteau dans la plaie que mes parents ou mes enseignants du cycle précédent avaient déjà planté et bien bougé. Les résultats montrèrent que mon Q.I était dans la moyenne des gens de mon âge et que je devais juste avoir une flemmingite aiguë. Bilan des courses : je ne séduisais pas mes professeurs par mes résultats, ma mère était peu séduite en apparence, pour ne pas dire aucunement et je ne séduisais pas non plus les garçons à cause de mon caractère très trempé. De toutes façons, ce n’était pas ce qui m’intéressait. Non pas que j’aimais les filles, non loin de là, elles sont encore pire que les mecs. C’était juste que ces messieurs n’avaient que des idées perverses et que je ne me sentais pas encore prête à entrer dans ce délire là.

       Afin de canaliser mes tendances explosives, ma mère fut conseillée de me mettre à un sport de combat avec de préférence beaucoup de discipline. Après quelques essais dans des clubs pratiquant le karaté, le judo ou le kung-fu, le même résultat s’affichait à nous : aucun maître n’accepta de me garder plus d’une séance. J’avais manifestement un problème vis-à-vis de l’autorité non pas car je refusais de me plier aux règles mais parce que le sport ne me correspondait tout simplement pas. Je n’aimais pas me battre à mains nues dans des codes bien définis. Mais après des recherches infructueuses et avoir assisté à une séance en tant que spectatrice, je trouvais enfin mon intérêt pour le sport chanbara. Il s’agit d’un sport à peine codifié qui retrace l’authenticité et l’intensité des combats des samouraï. Je fus totalement subjuguée la première fois que je vis des gens se battre puis heureuse depuis le jour où je pus le pratiquer. Il s’agissait d’un sport qui m’apprit le maniement de plusieurs armes dont la lance japonaise qui fut de loin ma préférée. On appelait ça un yari exactement. Il s’agissait d’une reconstitution d’une lance japonaise dont la longueur n’excédait pas 2,10m. Je maniais aussi le bou de temps à autre pour m’amuser : il s’agissait d’un yari là aussi mais avec deux lames au lieu d’une seule (en vérité, le bou peut être un simple bâton dépourvu de lames mais la version double-lame était disponible dans le sport chanbara et je préférais cette option). Le style de combat était totalement différent mais j’avais l’impression de pouvoir ressembler un peu à mon méchant préféré de Star Wars. Mes coachs étaient assez contents de moi vis-à-vis de mon observation de la discipline et des règles ainsi que de mes résultats. Enfin un domaine où j’avais trouvé ma place, où je n’étais pas rejetée. Maman aussi était fière de moi et venait me voir à toutes les représentations où j’exécutais mes fameux katas et toutes mes compétitions ayant lieu majoritairement le week-end. Je gagnais de temps en temps mais à chaque fin d’événement, même dans la défaite, mes coachs ou ma mère me dirent qu’ils étaient fiers de moi, que j’avais encore progressé et qu’un jour je serai imbattable.

        Plus tard, autre chose commença à susciter ma curiosité et mon intérêt. Naviguant sur les chaînes secondaires du câble irlandais, je vis une compétition opposant des dizaines de joueurs sur une plate-forme virtuelle. C’était un championnat du monde de jeux vidéo de combat. Les opus les plus récents des plus grosses licences du jeu vidéo étaient représentées. Je regardais ça au début d’un œil puis, à force d’y prêter attention, je commençais malgré moi à devenir fan. Je n’avais aucune idée des possibilités de ce genre de jeux, de la difficulté rencontrée par les joueurs ou les degrés de liberté que permettaient les jeux et la manette aux joueurs… Mais je savais que je voulais essayer. Voir leurs personnages s’affronter dans des enchaînements aussi beaux que dévastateurs était quelque chose d’incroyable. Dès le lendemain, j’en parlais à ma mère qui fut réfractaire dès la première seconde… Cependant, au Noël d’après, j’eus une nouvelle fois la preuve que ma maman avait fini par m’accepter et peut-être à m’aimer. Je ne me rendais pas compte mais jusqu’à présent elle avait tout fait pour me trouver une école, pour m’habiller et pour que je mange à ma faim non pas par obligation, mais par amour. Elle aurait pu s’arrêter là mais jamais elle ne me mit en pension pour mon mauvais comportement ou mes mauvais résultats scolaires. Elle aurait pu me priver de tant de choses pour tenter de me faire fléchir. Moi qui pensait avoir une mère laxiste et démissionnaire, j’avais en vérité hérité de l’une des meilleures mères qui soit. Si elle ne m’aimait pas, elle ne serait jamais venue à toutes mes compétitions de chanbara et ne se serait jamais forcée à dire qu’elle était fière de moi. Malgré ses modestes revenus, elle m’avait offert cette console bien qu’elle n’était dans cet emballage cadeau avec un seul jeu et une seule manette mais qu’importe : pour la première fois de ma vie, j’étais comblée.

        Le nombre d’heures que je passais sur ce jeu était incommensurable. Il s’agissait d’un jeu de combat tout ce qu’il y avait de plus simple, mais très réaliste. Maman se demandait des fois si ce n’était pas trop violent et à raison. Je pensais l’avoir fini en long, en large et en travers, avec tous les personnages et en les tuant de toutes les manières différentes. Mon préféré, ou plutôt ma préférée, fut Alysra : une lancière particulièrement bien habillée, délivrant la mort de la manière la plus jolie possible. « Après tout si la vie doit être belle, pourquoi pas la mort ? » disait-elle. Maman disait que je lui ressemblais un peu physiquement, mais je ne trouvais pas du tout ; à tord. Les années passèrent et mes seize arrivèrent bien vite. J’étais toujours scolarisée mais dans une établissement avec bien peu de renommée. J’étais motivée à continuer et à travailler mais pour être honnête, je n’en avais pas les capacités et ce fut le seul lycée qui voulut de moi. J’arrivais à sauver les meubles, évaluations après évaluations mais même si mes résultats étaient médiocres, mes professeurs saluaient mon assagissement. Je parvenais maintenant à me canaliser en cours et à la maison grâce au sport ainsi qu’avec les jeux vidéo. Chaque occasion - anniversaire, passage en classe supérieure, noël… – étoffait un peu plus ma bibliothèque vidéoludique. Maman n’avait pas beaucoup d’idées mais avait finit par reprendre ses activités religieuses et bénévoles. Elle n’avait pas beaucoup de temps à consacrer à la recherche de cadeaux et nous allions au plus facile pour nous faire plaisir. L’intention y était et nous suffisait allègrement. A force de jouer, je vis que j’avais maintenant une bonne maîtrise de tout ceci et à force de regarder les émissions sur les chaînes spécialisées, les retransmissions de matchs, les tutoriels basiques et avancés sur internet, je voyais lentement l’envie en moi d’y participer, d’affronter d’autres personnes et de me mesurer à elles. Mais comment faire ? Aucune idée. Jusqu’au jour où, sur le chemin de retour du lycée, je vis une affiche. On pouvait y lire qu’il s’agissait d’un grand tournoi national organisé dans une salle  très connue de Dublin. Les prix étaient intéressants, des joueurs prestigieux y étaient apparemment présents et des grosses pointures comme des managers etc... Je l’arrachais et courais à la maison voir ma mère. Bien entendu, elle était encore à l’église mais dès son retour, j’eus une discussion avec elle. Elle n’était pas vraiment d’accord mais devant mon enthousiasme et mon envie de m’y rendre, elle accepta de me laisser y aller et de même de m’y accompagner.

        C’était à Dublin et les organisateurs n’avaient pas hésité sur les moyens. Tout était comme à la télévision et j’étais très impressionnée. Si bien qu’après quelques pas à l’intérieur, je m’immobilisais pour regarder la salle, les lumières, les tribunes et toutes ces consoles et ordinateurs à perte de vue. Maman me demanda si elle devait me ramener et je la pris par la main pour nous enfoncer davantage dans l’antre de cette compétition. Elle avait peur que je sois déçue mais n’avait pas envie de me dire non. Dans la foule, tout le monde nous regardait comme des bêtes de foire. Moi et mon accoutrement issu d’un bien peu subtile mélange des promotions les plus intéressantes des magasins environnants et donc où chaque pièce n’avait pas grand-chose à faire avec les autres, et ma mère habillée en bonne sœur. Je ne supportais pas leur regard et mon agressivité monta progressivement mais tout s’envola, presque, quand nous arrivâmes devant le bureau des inscriptions. Il restait pas mal de places mais les organisateurs au look de musiciens métalleux dirent à ma mère que ce n’était peut-être pas un endroit pour moi et que les jeux présentés n’étaient pas tout public. Je pris immédiatement la parole :

« Je ne pense pas que ma mère veuille s’inscrire ou connaisse ces jeux mais moi oui. Et il ne me semble pas avoir vu sur les affiches ou sur internet qu’il faille un niveau minimum requis. Donnez-moi un formulaire si j’ai raison, autrement indiquez-moi sur quelle console vous voulez prendre la rouste de votre vie. »


        Le chauve barbu qui s’était adressé à ma mère m’écouta puis la regarda de nouveau. Tous ses potes lui firent comprendre qu’il avait passé un sale quart d’heure. Il me sourit et me tendit un stylo ainsi qu’un formulaire d’inscription. Les frais de participation étaient faibles mais je les réglais avec mon argent de poche. Ma mère elle, demanda une place pour rester dans le public mais finalement mon comportement avait peut-être payé. Le chauve apprécia peut-être mon tempérament et offrit la place de sa poche à maman. Il rajouta qu’il ne pouvait faire payer une religieuse au service des autres : il s’avéra que cet homme a été nourri un jour par le bénévolat de ma mère et qu’il l’avait reconnu. Il lui fit la bise en la remerciant, ce qui eut pour effet de faire verser une larme à ma mère.  Finalement, mon coup de gueule avait été apprécié mais n’avait en rien contribué à la gratuité de cette place dans les tribunes. Après ce moment intense en émotions, j’accompagnais maman trouver sa place jusqu’au début du championnat et une fois celui-ci sur le point de débuter, je pris place en coulisses. Les consignes nous furent données et le mode de fonctionnement expliqué. Il s’agirait d’un championnat tout ce qu’il y avait de plus classique. Néanmoins, les matchs du champion en titre seraient retransmis sur le grand écran. Tout le monde fut appelé à tour de rôle pour s’asseoir et je voyais ma mère prier. Le premier match n’avait pas encore commencé, ma place pas encore attribuée et elle demandait déjà l’aide au divin. Maman aurait pu attendre la finale, Dieu allait se fatiguer pour rien. Mais encore une fois, ma maman eut raison et la providence n’allait pas être de trop. Je fus enfin appelée, mais sur le grand écran directement. Le champion de l’an passé était donc mon adversaire pour le premier tour. Le public siffla mon arrivée sur scène, non pas qu’il m’aimait pas, mais qu’il pensait que l’attribution était réglée à l’avance pour favoriser l’accès en finale du vainqueur de l’an passé. C’est maman qui me le raconta puisqu’elle était aux premières loges pour entendre avec précision ce que les gens environnant pensaient.

        Le top fut ensuite donné pour débuter nos matches tandis qu’un commentateur vint prendre place sur scène pour commenter cette rencontre m’opposant au « maître ». Il expliqua les règles au public :

« Un match gagnant, les personnages seront choisis par les deux adversaires puis nous les sélectionnerons pour éviter le counterpick. A l’issu de ce match seul le vainqueur passera à l’étape suivante. Je vais maintenant demander aux joueurs, le nom de leur personnage ! »

        Le commentateur était ce même chauve qui m’inscrivit et il vint me dire qu’il était désolé mais que le hasard l’avait voulu ainsi. Je lui répondis un seul mot, un nom en vérité, celui de mon personnage : Alysra. Il recula d’un mètre avec des yeux écarquillés. Il alla voir mon adversaire qui lui dit un nom également et enfin, il annonça au public ce nouveau coup du sort :

« Incroyable, le champion va prendre son meilleur personnage et tenez-vous bien ! Ce sera un match miroir ! Alysra contre Alysraaaa !! »

        La foule n’était pas tant en délire que ça. Pourtant, Baboulinet n’avait pas de quoi rougir : il présentait ça de manière remarquable. Nous sélectionnions alors chacun Alysra et le champion me laissa choisir la couleur de ses habits pour la distinguer. Aucune hésitation : violet ! C’était de loin la tenue qui lui correspondait le mieux. Le champion m’envoya un pouce en l’air pour me signifier qu’il partageait totalement ce goût puis sélectionna l’ensemble rouge. C’était aussi ma couleur préférée avant de débloquer l’ensemble violet. Je ne pus m’empêcher de lui renvoyer son signe de contentement. Boule de billard quand à lui perçut ce geste comme une validation de la couleur et du coup, il se trompa. Il m’annonça comme étant l’Alysra de couleur rouge et le champion, la violette. J’aurais pu lui dire sauf que le temps me manqua.

        Tant pis, le match allait se lancer de toute manière. L’arène de combat fut choisie de manière aléatoire et le décompte de départ était donné. Au « Fight ! », je me mis en défense pour contrer une entrée en matière trop rapide et probable du champion. Alysra contrôlée par la console en mode VERY HARD était adepte d’un départ sur les chapeaux de roue. J’esquivais ou parais de ce fait tout l’enchaînement du maître, attendant tranquillement la faille. Le problème avec ce premier combo, c’est que la fin n’était pas vraiment punissable : il n’y avait pas beaucoup de temps morts chez Alysra mais je savais tout de même les déceler. Lors d’un enchaînement que je connaissais parfaitement – puisque je le faisais aussi tellement il était magnifique – j’appuyais à un excellent moment sur la touche de contre. J’avais réussi à arrêter son combo mais aussi à l’hébéter pour commencer le mien en représailles. Je ripostais alors avec le plus beau combo d’Alysra et, finissant par une prise de projection, entamait les trois quarts de la vie de mon adversaire. Le soucis est que, sans trop le faire exprès, le champion tenta de s’en libérer en passant derrière moi mais trop lentement : la prise avait été exécutée et la seule conséquence fut l’orientation de sa projection. Manque de chance pour lui, la fin de ma prise l’envoya hors de l’arène de combat et mis fin au match avec un PERFECT !. Le commentateur fit alors son come-back, grimaça vers moi comme pour s’excuser. Puis, sous les applaudissements de la foule il m’accueillit au centre pour me féliciter de ce premier enchaînement agressif et plutôt bien maîtrisé. La foule explosa quand je lui dis que j’étais l’Alysra violette et que le champion était la rouge. Ce fut encore pire quand ce dernier confirma d’un geste de tête. Ce fut un véritable délire et je cherchais ma maman des yeux, noyée dans cette masse de personnes. Mais sans succès.
J’avais pris la place du champion, une fois la foule calmée, et je pus revoir ma maman de loin qui ne priait plus mais qui me regardait avec l’expression la plus tendre du monde. J’allais gagner ce tournoi, pour elle et … pour moi.

        Je gagnais les matchs suivants facilement, les uns après les autres . Peut-être pas aussi aisément que le premier, où je dois reconnaître avoir été aidé par la providence, mais les résultats étaient larges et sans appel. Quand furent arrivés les best of three (BO3), ou plus communément les matchs gagnés par le premier des participants à remporter deux des trois manches, je ne fis que des deux à zéro. Une fois arrivée en finale et en BO5, j’exterminais trois matches à zéro l’autre finaliste. A vrai dire, augmenter le nombre de matches n’avait que peu d’importance, je survolais totalement la compétition. J’avais un don pour les jeux de combat, en particulier celui-ci sur lequel je venais de faire quelques démonstrations.  Un manager me contacta directement après puisque je venais de me qualifier pour de l’international et qu’il fallait donc soigner mon image de marque. Tout s’emballa à partir de là. Le manager me fit signer à moi et à maman des contrats pour que je représente l’Irlande aux prochains championnats mondiaux avec quelque uns de leurs champions, pour que je puisse partir sur les lieux des prochaines grosses compétitions et même, un contrat pour que mon image soit utilisée dans les prochains articles, pages de site, publicités sur internet concernant l’équipe d’Irlande. Je pris la décision de tout signer et de reverser 50 % de ce que je recevais à ma mère jusqu’à ma majorité pour lui permettre de la remercier de tout ce qu’elle avait fait pour moi. Le championnat du monde aux États-Unis ne fut pas une franche réussite pour nous en équipe puisque je fus la seule à arriver dans les phases finales et je perdis en demi face à un japonais. Néanmoins, cette troisième place fut le début d’une carrière, la première lueur du jour pour la lancière celtique Aluriel.

        Mes responsables exécutifs trouvèrent que cette image me collait bien mais que je ne donnais pas assez de piment dans ce que je faisais. On avait l’image d’une fille jolie mais qui ne se mettait pas du tout en valeur, d’une fille gentille avec ses opposants alors que ce qui était vendeur c’était le fait de clasher son adversaire… Je fus modelée pour les médias, par mon équipe qui gérait ma carrière et je commençais à multiplier les déplacements. Sous conseils de ma mère, j’imposais à mon équipe exécutive et à mon manager de me laisser deux heures par jour de libre pour étudier ainsi que des créneaux adaptés aux clubs de Chanbara partout où j’allais pour pouvoir, monnayant paiement, continuer la pratique. En échange, je répondais à tous leurs moindres désirs concernant mon image de marque. Coiffure, maquillage, habillage, manière de parler… Tout fut métamorphosé à leur bon vouloir et j’aimais ça en vérité. J’étais beaucoup plus attirante, plus piquante lors des matchs ou des présentations que je faisais. Jamais réellement méchante mais je ne prenais pas garde : j’aimais juste vanner les gens qui m’affrontaient. D’ailleurs, bon nombre de personnes m’affrontant ne m’aimaient pas beaucoup à la fin de la rencontre mais mes nombres de vues et de followers sur les réseaux sociaux explosèrent. J’étais désormais connue sous le pseudo Aluriel. C’était le nom qui faisait vendre et puis Mary Magdalene n’aurait jamais percé dans le milieu…

        A mes dix-huit ans, la providence changea de camp. Tombée gravement malade, ma mère commença à décroître. Je ne fus mise au courant que tardivement et quand je le fus, je sommais mon manager de me faire rentrer en Irlande. Je déclarai par la même occasion forfait pour un tournoi très lucratif mais ça ne m’importait point, je voulais voir ma mère. Je pus arriver quelques heures avant que Dieu ne la rappelle à lui. Elle m’avoua donc avoir été peinée que je sois plus ou moins partie de la maison mais qu’elle arriva à trouver la paix avec elle-même et le divin : je n’étais plus l’engeance du démon qu’elle voyait les premières années, mais le fruit de ses entrailles et la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée. Je me mis à pleurer et je fus à la fois heureuse de l’entendre mais j’avais mal de me dire que d’un jour à l’autre elle ne serait plus là. Elle me dit aussi que, peu importe ce que je ferais, je resterai son éternel rayon de Soleil et qu’elle sera à jamais fière de moi. Le lendemain, elle s’éteignit et les obsèques furent ordonnées en fin de semaine. Elle fut mise en terre en petit comité officiel. Nous n’avions pas beaucoup de famille : elle n’avait plus ses parents, elle était fille unique et son cercle familial était restreint à la communauté religieuse locale. Cependant, il y avait du monde à son enterrement. Toutes les personnes qu’elle avait aidé avaient envoyé des fleurs et la majorité firent le déplacement. Le commentateur du championnat de jeux vidéo fut présent lui aussi et je ne pus jamais penser qu’un homme aussi gaillard que lui pouvait autant pleurer. Des sans-abris aussi vinrent assister de loin à la cérémonie. Je fus soulagée de voir qu’autant de monde aimait ma mère et pleurait sa disparition trop prématurée à mon goût.

       Je passais bien un mois à m’en remettre et à reprendre un cours de vie normal aux yeux de mon manager. Mon image de marque avait encore grimpé et des entreprises du jeu vidéo voulait avoir mon avis sur leurs créations, voulait que je teste leurs nouveautés et que, bien sur, je donne mon image pour faire vendre. Mais je refusais tout simplement au début. Sous de nombreuses tentatives de persuasion de la part de ce même manager et mon seul ami, je finis par accepter. Ce fut un passage où le conseil de ma mère me manqua et où mon esprit devint très étroit. Dans un désir de toujours aller plus loin, je fis en sorte d’augmenter mon image de marque. Finie la joueuse de jeux vidéos qui s’habillait simplement. Les garçons à l’heure actuelle voulaient fantasmer sur mes compétences mais aussi sur mes attributs ! C’était plus vendeur et mon équipe exécutive le savait. Je pris donc la décision de me refaire faire les seins (avec l’intime sentiment que ma mère me l’aurait déconseillé, mais il fallait que je subvienne à mes besoins : je ne serais pas bonne aux jeux vidéos toute ma vie). Je fis augmenter de manière très naturelle une poitrine qui n’était pas assez fournie à mon goût sans faire trop non plus. Je voulais avoir l’air attirante, mais pas vulgaire. Une fois que je fus totalement remise de l’opération, je demandais à mon manager de multiplier nos interventions partout dans le monde et d’accepter les meilleurs tests à faire sur le marché. Et là, il me tendit un courrier ainsi qu’une brochure faite uniquement pour moi. L’intention eut le mérite de me surprendre et de me toucher. Je l’étudiais donc avec minutie : Voir puis tester en avant première Sword Art Online ? Pourquoi pas après tout. Le courrier faisait état de quelque chose de très bien payé sous le couvert d’accepter de dire du bien de ce jeu. Je donnais mon accord à mon équipe et nous envolions rapidement pour Tokyo.

        Bien sur, le projet n’avait pas encore été terminé, mais je tenais à signer sur place le contrat et à voir leurs travaux. Malgré mon image de marque, les informations ne me furent pas transmises sauf par le biais d’une présentation que deux de leurs ingénieurs préparèrent dont un avec le nerve gear. Tandis qu’un des deux était allongé sur un lit avec le nerve posé sur sa tête, une vidéo nous était transmise en temps réel, montrant ce qu’il voyait. L’autre ingénieur, qui avait bien préparé son texte, renseignait à l’avance tout ce que son collègue allait faire et commentait les situations qu’ils avaient préparées avec les points forts. Très impressionnant, ce jeu avait déjà réussi à m’emballer. Le contrat fut signé car, dans tous les cas, ce jeu allait être commenté d’une manière élogieuse de ma part. J’étais totalement fan. Le contrat fut un cadeau en or pour moi car il était un moyen de jouer à quelque chose qui me fascinait, d’être payée pour y jouer, on m’avait offert un nerve gear neuf et même on m’avait permise de faire partie des futurs bêta-testeurs. Mon manager et moi venions de signer le papier le plus juteux du siècle.

        Malheureusement, un problème de taille m’aurait actuellement empêché d’en profiter totalement : la langue. Nous étions en janvier, la bêta-test n’allait commencer que dans quelques mois : mon manager et moi avions engagé un professeur de japonais pour me faire maîtriser la langue le plus rapidement possible. Nous avions aussi décidé de jouer ce projet à fond et de nous installer au Japon dans une résidence que nous louions à prix modéré. A force d’efforts, rien n’était impossible. Je ne fus pas une bonne élève et le pauvre avait à faire à une personne avec une image qui avait un peu corrompu son comportement. Ce fut le professeur le plus admirable et le plus patient du monde. Grâce à lui je faisais des progrès et il me suivait même dans mes déplacements. Fallait dire aussi qu’il avait été recruté avec ce point précis de spécifié mais qu’il s’en accommodait très bien. Pas de famille, pas d’attaches et un gros salaire à la clé.

        Dans tous les déplacements, il me suivait. Il m’aidait à parler, à écrire et tentait même de me calmer quand ma patience arrivait à ses limites. Jamais quelqu’un n’avait pris soin de moi ainsi. Il me fallut quatre mois de cours acharnés pour commencer à baragouiner un peu et dire ce que je voulais dans les grandes lignes. Lors d’un déplacement à Los Angeles pour une exhibition sur plusieurs jours d’une convention, il m’accompagna jusque dans les coulisses et vit mes performances devant les écrans. Entre chaque séance de travail, nous prenions un moment tout les deux pour siroter un café et continuer la pratique de la langue. Plus je parlais et plus je me débrouillais. Plus j’aimais ça et plus il souriait. Cependant tous ces efforts faillirent être vains. La matinée de ce dernier jour de convention : un fan m’offrit une lance. Un fan d’une folie extrême puisqu’il avait acheté ou fabriqué, je n’ai pas pu lui demander, la réplique grandeur nature de la lance d’Alysra, le personnage que je jouais principalement sur l’un des jeux de combats qui avait fait mon nom ! Je l’invitais sur scène afin de le remercier et je la déballais devant le public. Les applaudissements étaient nombreux et mérités mais un trouble-fête monta sur scène et coupa court les réjouissances. Il s’agissait d’un homme avec un badge d’exposant, pointant une arme à feu sur moi et criant de colère ! La lance était déballée, dans mes mains et je voulus le désarmer avant qu’il ne commette l’irréparable. Mon coup fut rapide mais trop tardif, l’homme avait déjà pris la décision de tirer. Cependant, ma lance se logea dans son épaule et je pense encore aujourd’hui avoir gêné sa précision quand il pressa la détente. Le coup fut loupé et ne fit qu’érafler mon bras.

        L’organisation exprima ses regrets, toutes les entrées étaient dotées de portiques de sécurité mais les exposants pouvaient rentrer et sortir librement du salon puisque devant gérer la logistique. Selon un autre, il s’agissait d’une personne qui ne m’aimait pas trop à cause d’un pic que je lui avais balancé à la fin d’un match assez largement gagné. Ma vie aurait pu s’arrêter ici et je décidais de rentrer au Japon afin de me retirer quelques temps de la scène médiatique vidéoludique. Pendant un temps, je ne voulais plus faire ce que je faisais, je voulais rester chez moi et continuer d’apprendre le japonais pour basculer sur un tout autre type de jeu : les VRMMO. Jusqu’à la date de la Bêta-test, je me cantonnais à apprendre la langue du Soleil levant et à la pratiquer au cours de sorties avec mon professeur et bientôt ami.

        Dès le premier jour de la Bêta-test, j’étais allongée sur mon lit, nerve gear branché. Prête à entrer dans le monde de SAO. Et dès le moment où le serveur était prêt à me recevoir, je me connectais. Il fallait d‘abord passer par la création de personnage et je prenais quelque chose d’assez aléatoire mais de classe combattant. Pseudo : Aluriel , comme d’habitude. Et une fois tous les détails réglés, je pus me connecter en prononçant les mots : Link Start. J’arrivais en totale immersion dans un monde magnifique, encore plus beau que celui vu lors de la présentation. J’avais donc ma lance de départ et partais à l’aventure sauf que problème… Le déplacement était assez particulier. Cet ingénieur de malheur arrivait à combattre et je ne parvenais pas à marcher. J’insultais en anglais et en japonais l’immonde responsable qui avait oublié de coder mes jambes autrement qu’en appuyant avec son postérieur sur le clavier ! Il m’aura fallu une heure pour me lever et me tenir debout de manière stable puis un supplément d’une demi-heure pour marcher et enfin une autre demi-heure pour m’habituer à cette prise en main inédite du personnage que j’incarnais. Je pus sortir de la ville, affronter des sangliers et j’expérimentais même la mort. C’était vraiment flippant comme expérience… On avait l’impression de mourir vraiment. Bon fallait dire aussi que je n’étais pas là dans le but de jouer à fond mais de tester. Pourtant, je venais de découvrir une astuce ! A chaque mort, on revenait dans la ville de départ ou de l’étage, ce qui pouvait faire parfois gagner du temps. Il devait sûrement y avoir des contre-coups mais qu’importe, le but était de tester !

        Après cette bêta testée, il fallait bien sur que je me déconnecte pour donner mes impressions à mes sbires afin qu’ils écrivent et notent comme il se devait ce jeu. Sans aucun problème il valait 20/20 mais je nuançais par un 19,5 pour la prise en main qui n’était vraiment pas évidente au début. Une fois la « Bêta-période » à son terme, je pus pré-commander le jeu. Mon article parut et Sword Art Online eut un effet médiatique autour de lui ahurissant. Mais ce ne fut pas de mon fait, je n’avais que contribué à son essor. Le jeu était magnifique, tout le monde a été unanime dessus et c’était amplement mérité. La firme avec qui j’avais le contrat me proposa un jeu gratuit mais je déclinais leur offre. Ils me payèrent ce qu’ils me devaient et je leur avouai avoir envie de pré-commander mon jeu pour participer financièrement à cette expérience comme tous les autres japonais dans quelques mois avec la version finale.

        Pendant ce temps là, je ne fis qu’attendre qu’il sorte. Je perfectionnais mon japonais avec mon ami professeur tandis que mon équipe exécutive prit quelques vacances bien méritées. Je ne désirais pas faire d’autres salons pour le moment et avait que trop peu d’envies : pratiquer le chanbara et le japonais. Ce furent mes seuls exutoires pendant la période d’entre-deux Sword Art. Mais ces mois passèrent et mon japonais devint excellent. J’étais à nouveau fin prête ! Répétant l’expérience une nouvelle fois : nerve gear sur la tête, de la nourriture et de la boisson à côté de moi pour m’interrompre le moins longtemps possible, mon ami professeur japonais qui était resté avec moi et qui avait accepté de me tenir amicalement compagnie dans cette résidence si vide sans mon équipe encadrant ma carrière, j’étais prête à retourner dans SAO. Une fois l’horaire de connexion arrivée, je ne me fis pas priée. J’arrivais très rapidement sur l’écran de sélection de personnage mais cette fois-ci je regardais tous les petits détails avec minutie, je voulais être la plus belle pour aller farmer ! Il me fallut bien une vingtaine de minutes pour me décider et une fois mon arme fétiche choisie – la lance donc – j’entrais fièrement mon pseudo : Aluriel. Stupeur ! Ce pseudonyme est déjà choisi. Était-ce une blague ? Quelqu’un aurait pris mon nom ? La chose qui me caractérisait et qui avait rendue fière maman.

« Qui as fait ça ? Qui est le tordu qui a fait ça ! Qui est l’infecte petite balle perdue, qui venait de signer son arrêt de mort ? Foutre de foutre, il me fera du parcours à en crever la gueule ouverte ! Il me fera du parcours à en téter du petit lait par le fion. »

        Je m’étais promise ce jour là de tout faire pour retrouver mon pseudo, de traquer l’infâme gueule de vermine qui avait osé me voler la chose qui avait rendue si fière ma défunte mère. Il me suppliera que je ne le tue pas à chaque fois qu’il ose franchir les portes de la ville de départ et au bout d’un moment, il supprimera son personnage et me rendra Aluriel ! Le serment était fait, sur mon honneur et celui de ma mère, il le payerait cher. Réfléchissant à un autre pseudo, je décidais de changer toute mon apparence vestimentaire. Bien que c’était rudimentaire car nous commencions tous avec l’équipement de base, on pouvait quand même un peu choisir la couleur. Ainsi, je m’orientais sur du mauve ou du violet et une fois fini, j’entrais le pseudonyme du personnage que j’avais pris le plus de plaisir à jouer et à contrôler : Alysra. La connexion fut prête à être établie et dès que possible je criais : Link Start !!

        J’étais plongée dans la ville parmi toutes les autres larves tentant de marcher et j’explorais partout pour trouver Aluriel. C’était ma principale préoccupation. Il était 14h quand j’avais fouillé la moitié de la ville. A part s’il s’agissait d’un bêta-testeur, il était sûrement en train de ramper quelque part ici. Vers 14h30, j’avais exploré toute la ville de départ et toujours rien. Je sortais hors des portes de la villes en questionnant toutes les personnes que je pouvais voir. Personne ne l’avais vu. Et finalement, j’étais partie tellement loin que je n’avais plus aucune chance de le retrouver ici. Le seul moyen de le retrouver était d’attendre qu’il rende une quête à la ville de départ. Je devais rentrer au plus vite à la ville de départ ! Je décidais d’attirer à moi toutes les créatures que je croisais et de laisser descendre mes points de vie. Ce fut assez rapide et je disparus en nuage de pixels avec devant moi le message annonçant ma mort. L’instant d’après, j’étais à nouveau à la ville de départ, à nouveau en vie. Quinze heures, je pouvais encore trouver ce satané enfant de juron. J’attendais devant les PNJ donneurs de quête que j’avais eu l’habitude d’avoir à faire lors de la bêta et regardait le nom de toutes les personnes qui passaient. Je n’étais pas très intelligente mais j’étais obstinée. Je restais là deux heures et demie avant de me faire téléporter place principale avec tout le monde. Un grand avatar nous parla à tous des règles du jeu : pas mal codé l’événement, ça n’y était pas à la bêta. Pourtant il y avait un truc qui n’allait pas me plaire. Bloqués ici jusqu’à ce qu’on finisse le jeu ? Eh bien soit, il avait raison, le bouton servant à se déconnecter avait disparu mais il devait s’agir de quelque chose pour faire peur. Puis il parla de la mort définitive… tout commençait à me puer au nez… Je n’étais pas vraiment peinée ni inquiète, je vivais dans un autre monde que celui d’origine avec comme environnement un jeu vidéo, domaine dans lequel je me suis beaucoup illustrée. En vérité, les cartes avaient été redistribuées pour une nouvelle vie : qu’avais-je à y gagner d’en ressortir ?

        Je ne croyais pas vraiment à la mort définitive, même des semaines après ce fameux événement au premier étage… Je pensais que la personne était déconnectée et qu’elle ne pouvait plus revenir. Il s’agissait d’un jeu réel, un VRMMO, pourquoi les morts seraient autorisés à revenir ? Il n’y avait aucun sens à cette seconde chance. En gros, il fallait défaire le boss du centième étage pour se libérer d’ici. Il s’agissait de la condition PVE pour terminer le jeu. Moi je pensais qu’il y avait un autre moyen de gagner, en PVP : être le dernier debout.

        Je m’étais engagée sur la voie des player killers bien que je n’adhérais pas totalement à leur philosophie. Je ne voulais pas tuer les gens tout de suite. Gagner trop vite était fade et tellement facile, je voulais laisser avancer les personnes puis, dans un coin sombre d’une forêt à l’extérieur de la ville, agresser ces personnes, les dépouiller et  les relâcher pour les dépouiller à nouveau plus tard. Je m’étais fait un équipement vraiment alléchant, une lance rouge, des pièces d’armure noires et tellement d’argent. J’étais peut-être un peu trop sure de moi mais en combat singulier j’étais rapide et efficace. Fallait dire aussi que je ne farmais que le même joueur en boucle et que cela faisait déjà deux fois que je lui piquais ses items. Cependant, un jour, alors que je farmais mon pigeon habituel, ma vanité me rattrapa et un groupe de plusieurs joueurs (peut-être même deux groupes) me tinrent en joue du bout de leurs épée. Ils ne pouvaient m’attaquer car mon curseur était revenu au vert et qu’ils risqueraient de passer orange à leur tour. Ils ont donc simplement décidé de me piller. Bien entendu, je ne me fis pas attendre : je ne voulais pas tester ma théorie et partait du principe qu’ils en avaient rien à faire du vert de leur curseur. Je rendais l’argent et les équipements que j’avais dérobés. Ils auraient pu me laisser là avec mes équipements de départ et une somme dérisoire pour survivre. Ils auraient pu... Non, ils me demandèrent d’aller jusqu’à la ville suivante et de ne jamais recroiser leur chemin. Ce que je fis. Qu’attendaient-ils ? Qu’un monstre de cet étage me saute dessus et me déchire ? Certes, ça aurait pu arriver mais je possédais la compétence Dissimulation. Je parvins à me faire un chemin jusqu’à la prochaine ville sans encombres. Je n’ai jamais su leur nom mais une chose est sure, un jour, je les tuerai pour cet affront et cet acte peu louable. Un par un à la loyale et en combat singulier. Je n’avais pas peur de « mourir » mais ce jeu me plaisait trop, je ne voulais pas être éliminée. Après tout, j’étais honnête : je risquais ma vie et mon curseur vert pour prendre un meilleur départ dans l’aventure. Je travaillais à la sueur de mon front pour me faire des sous et un équipement digne de ce nom. Agresser les gens était dangereux et je devrais être reconnue pour faire une activité si compliquée, si remplie de dangers. Mais qu’importe ! Je serais la dernière debout, et vous allez tous m’aider à le devenir. Pas demain, un jour… En attendant, j’étais revenue au premier étage, dépouillée de tout équipement et avec quelques cols : tout était à refaire. Mais maintenant, vous connaissez mon histoire.

Counterpick : choix d’un personnage adapté spécialement pour contrer, en combattre un autre.
PVE : player versus environment
PVP : player versus player.


Physique x 180 mots min


Je suis une une fille pour commencer. Au cas où je m’adresse à un aveugle, je préfère le dire si le son de ma voix vous paraît tendancieux et mon apparence peu clairement définie. Je suis une fille et fière de l’être. Je fais un mètre soixante et onze pour… pour un poids parfaitement correct. Peu importe combien je pèse, mes kilos étaient harmonieusement répartis : en ombre chinoise, j’ai une silhouette que beaucoup de femmes peuvent m’envier je pense. Je trouverais ça impoli de commencer à m’en plaindre alors que l’obésité touche de plus en plus de personnes… Bon vous m’avez percée à jour, rien à faire des autres ah ah ah ! Je suis vraiment très jolie vu de dos ou de face, avouons-le et certaines crèvent de jalousie. Des fesses sont parfaites nues ou recouvertes de tissu, quoi que je mette dessus. Enfin… sauf les vêtements que je portais avant de devenir célèbre et de sortir du contexte social peu aisé dans lequel j’étais née. Avant c’étaient des ensembles qui ne me mettaient pas en valeur et je ne prenais pas le temps de m’arranger le faciès non plus. Mais ne parlons plus du passé, intéressons-nous à mon apparence actuelle puisque je ne compte vraiment pas faire marche arrière. J’ai les cheveux extrêmement longs et châtains foncées, une grande fierté. Je crois qu’à part les pointes, je ne les ai jamais coupés. C’était vraiment une marque de féminité selon moi et j’avais déjà l’air d’un sac en étant petite, je ne voulais pas gâcher mon seul atout. En étant plus vieille, j’en prenais plus particulièrement soin. Ma peau aussi était quelque chose dont je finis par entretenir quand mon image de marque se développa. Très abîmée avant d’avoir mon manager, je dus apprendre à m’en occuper pour ne pas ressembler à une calculatrice ou la Lune. Maintenant elle était quasiment irréprochable mais quelques boutons apparaissaient de temps en temps. Un coup de fond de teint plus tard, ils ne se voyaient plus. Le gros avantage de Sword Art Online était que je n’avais plus de problèmes d’acné ah ah !

Mes yeux étaient moches en étant petite et sont les plus beaux du monde une fois célèbre. Vous sentez la méchanceté des mes camarades de classe ou l’incohérence saupoudrée d’ironie de la part de mes admirateurs ? Bref, je ne les trouve pas particulièrement spéciaux, plutôt normaux à vrai dire. Après ils ont une belle forme que j’apprécie et ne sont nullement bridés. Grâce au sport, je suis  restée svelte : un ventre parfaitement plat avec limite des traits de temps à autre laissant deviner une certaine pratique et une forme physique largement acceptable. Mes jambes, en particulier mes cuisses, sont légèrement grosses à mon goût mais je n’ai jamais réussi à perdre des centimètres à cet endroit là malgré mes nombreux efforts. Mon dos présentait aussi des marques sportives et des muscles qui peuvent plaire ou déplaire. Mais dans Sword Art Online, tous ces petits défauts sont désormais invisibles ! Déjà car cachés par mes vêtements ou mon équipement, mais aussi parce qu’il étaient si peu saillant que mon avatar fut représenté sans. Ou tout simplement que le jeu ne les représente pas du tout ? Je ne me suis jamais posée la question en vérité. Par contre, mes vêtements ne camouflent pas que mon anatomie et ma peau plutôt pâle. En effet, mon tatouage dorsal s’y cachait. Je l’avais fait avec les sous de ma première agression. Il s’agissait d’un tribal qui prenait la totalité de mon dos. Je le trouve magnifique et je suis fière de le porter : juste un peu déçue de le cacher sous une armure ou des vêtements et de ne pas l’arborer fièrement.

Le reste ensuite était de type normal. Mon nez, ma bouche, mon menton, mes fossettes. Rien d’extraordinaire si je devais me décrire. Mais au moins c’est d’origine. Ce que je ne pouvais pas dire de mes seins. Avais-je trop abusé au niveau de la taille désirée… Peut-être mais j’aimais ça et ce n’était pas vulgaire. Avais-je été dure avec moi même avant… Non clairement pas. Je me sentais vraiment plate, je devais avoir du… Enfin, croyez moi sur parole, je ne pouvais pas rester ainsi. Et puis le tout est de se sentir bien dans sa peau. Avec cette poitrine, je me sentais plus femme qu’avant. Sans, j’étais restée une petite fille. Enfin, je pense qu’il ne reste plus qu’à parler de mes bras. Ils ne sont pas très beaux en vérité, enfin pas très féminins. C’est-à-dire que, avec le sport chanbara, je menais des assauts répétés et réitérais des kata qui forgeaient les muscles de mes bras. Au repos, on ne pouvait pas facilement déceler les traits qui avaient été dessinés par le sport. Mais une fois le Yari dans les mains, une fois mes biceps contractés pour mener une attaque, il s’agissait de bras peu enviables chez une fille voulant faire du mannequinat ou ressembler aux idéaux de beauté actuels.

Caractère x 180 mots min


Au début, j’étais une fille timide voire totalement renfermée sur moi-même. Je fus élevée par une mère célibataire mais contrairement à la croyance en vogue à l’époque, je ne fus ni traumatisée, ni déséquilibrée de ne pas avoir de présence masculine à la maison. Les seuls cas où ceci m’affecta fut à l’école lors des traditionnels mais redondant « et toi, il fait quoi ton papa ? ». Les autres enfants riaient au début quand j’hésitais à répondre, mais très tôt j’eus un humour très noir. Je me souviens qu’une année de collège, une enseignante avait voulu tenter cette expérience et que je répondis instantanément et froidement que mon père était mort. La classe fut refroidie et c’était moi qui avait l’avantage psychologique sur les autres ainsi que sur l’enseignante. D’ailleurs, cette dernière m’avait répondu avec pas mal d’hésitation « et avant il faisait quoi ?» mais je fus très vite fichée comme turbulente quand je rétorquais par un klaxon de camion et un « blurrrrrr » imitant un homme en train de mourir, en tirant la langue.

J’étais issue d’un environnement ou je ne me sentais pas accueillie voire rejetée. Un milieu peu aisé : pas de là à dire pauvre mais cherchant à faire les moindres économies et à boucler la fin de mois (principalement réglés à coup de miracle de la part de ma mère). J’étais mal dans ma peau et subissais un peu les moqueries des autres : je n’avais pas les vêtements à la mode ou les portables avec forfaits internet. A vrai dire, je n’écoutais pas non plus le même style musical. Quand les autres adulaient des artistes, chanteuses ou groupes masculins telles des groupies moi j’écoutais des groupes de métal symphonique et les courtes mélodies religieuses jouées à la messe du soir. Le métal symphonique me donnait une impression de classique étouffé derrière une jolie violence musicale à base de guitare électrique et de batterie. Bien dosée, je trouvais les morceaux tellement beaux que je ressentais de fortes émotions à travers leur écoute. Je pouvais facilement frissonner sur un air musical et y étais très sensible. D’ailleurs, je suis restée sensible à peu de choses mais la musique, même une fois entrée dans Sword Art Online, pouvait me faire fondre ou me faire verser une larme grâce à l’émotion ressentie.

Pour autant, je n’ai jamais eu d’émotions particulières quand je voyais un animal, sauf les chats, ou quand je voyais un garçon. Je me sentais vraiment au-dessus de leur mentalité jusqu’à ce que je débute les jeux vidéos en compétition. Les animaux étaient si dépendant, si collants parfois. D’autres étaient totalement ignorant voire ingrats envers l’humain qui les nourrissait. Le chat était le parfait mix entre les deux : tantôt indépendants, tantôt câlins… Malheureusement, je n’en avais jamais eu pour moi, je caressais ou jouais juste de temps en temps avec celui que l’église avait fini par adopter à force de le nourrir et de le voir revenir. Peut-être que mon intérêt pour les animaux aurait été grandissant si j’en avais possédé un. Les garçons, à l’inverse, j’aurais bien aimé m’en rapprocher, mais je n’ai jamais trouvé chaussure à mon pied ; ou je n’ai jamais été capable de mettre le pied dedans... Comme je le disais, j’étais vraiment pas mal repliée sur moi-même : je n’allais pas facilement vers les autres ou alors les formes manquaient cruellement quand j’osais le faire. Soit leur apparence physique était vraiment rebutante, soit ils étaient vraiment trop lourds, soit je ne les intéressais pas. Je n’osais généralement pas les aborder. J’avais une image de fille plutôt réservée qui n’interagissait avec les autres que pour leur exploser dessus suite à des moqueries subies ou pour attirer l’attention. Du coup, peu de personnes faisaient vraiment attention à moi. Cette absence de sociabilisation dans mon enfance a totalement empêché toute forme d’empathie de se développer chez moi. Voir quelqu’un de déprimé, malheureux ou en train de pleurer ne me faisait ni chaud, ni froid (sauf quand il s’agissait de ma mère). Ne me jugez pas s’il vous plaît. D’ailleurs, ce n’est pas mon métier qui arrangea la chose.

Actuellement et contrairement à ce que l’on croit, j’ai un esprit plutôt fermé. Je n’ai jamais accepté la faiblesse et ne croit ni à la chance, au karma ou aux esprits supérieurs de type divins ou non. Pas de destin ou de fatum non plus : quand ça t’arrivais, c’est que tu étais forcément au mauvais endroit au mauvais moment. Si un pigeon te chiais dessus, bah c’était que tu étais en dessous, que tu n’avais qu’à regarder et qu’il l’avait peut-être fait exprès et qu’il mériterait ma lance à travers ses flancs !! Désolée…  Par contre, ce trait de ma personnalité ouvre le chemin vers un autre : si rien n’est du au hasard, alors tout est lié avec des relations de causes à effets. Cependant, quand un truc, m’arrive, j’ai toujours l’impression que c’est l’œuvre de quelqu’un. Vous vous demandez si je suis parano ? Je dois avouer que, vu de l’extérieur, ça peut y ressembler. Mais avouez que quand votre pseudo est déjà pris à la connexion, il y a de quoi se demander si quelqu’un l’a fait pour vous ressembler ou pour juste vous embêter ! Après, je me monte peut-être la tête toute seule avec des scénarios improbables mais tout ça influe sur une seule chose : je suis très colérique. Je ne supporte pas quand il m’arrive un truc parce que je sais que je prends mes précautions et que donc quelqu’un veut me nuire. Alors je me fâche. Je suis parfois vulgaire quand je m’énerve, ou au minimum très impoli. C’est pas très distingué pour une fille mais qu’importe, faut que ça sorte. Et quand la rage veut sortir, les mots les plus vilains viennent en premier dans ma bouche. Je peux donc être très violente verbalement quand je suis dans cet état… Mais pas que. Avec mon image de marque, j’ai pris le coup d’être très piquante dans les mots utilisés quand je bats quelqu’un sur un jeu de combat. Or, être fanfaronne dans la victoire sur console, ou dans un duel sur Sword Art Online ou après avoir agressé et dépouillé un pigeon, c’est très mal vu. Je le sais mais je suis naturelle au moins. Vous pensez que je suis une mauvaise personne ? Vous voulez m’accompagner hors de la safe-zone pour en discuter ? Pour finir sur ce pendant de ma personnalité, j’ai tendance à faire preuve de mauvaise foi aussi souvent intentionnellement que pas. Il m’arrive de justifier l’injustifiable avec des arguments totalement biscornus. Je m’en amuse beaucoup quand je fais preuve de mauvaise foi sans le vouloir mais je prends aussi beaucoup de plaisir à argumenter à base de mauvaise foi. Je me souviens encore de ce joueur que j’avais agressé deux fois. Au départ, il chialait limite – c’était vraiment tordant, vous auriez du y assister – en disant : comment je vais faire, c’est terminé pour moi, t’es vraiment qu’une *Mot censuré*… Et j’avais presque réussi à le convaincre qu’il était fautif. Après tout, une cible si alléchante, si je le laissais tranquille, un autre allait voler ce que je méritais ! C’est moi qui l’avais repéré, il était MA cible facile. Ma responsabilité n’était aucunement engageable. Par contre la sienne était parfaitement mise à mal : s’il n’avait pas été si nul, on ne serait pas tenté de l’attaquer. Et s’il ne se pavanait pas avec ses équipements sous mon nez (pendant que j’étais dissimulée), je n’aurais pas eu la tentation de l’attaquer… A méditer.

Quand je fus quelqu’un d’assez connu dans le monde du jeu vidéo, je suis devenue assez nombriliste. Je ne pensais pas trop aux autres et me concentrais sur moi. Il faut dire que je pensais souvent à ma mère de son vivant, comme après d’ailleurs, et qu’elle était la seule personne pour laquelle je m’investissais autant. Bien sûr, j’appréciais mon manager, mon personnel encadrant ma carrière ainsi que mon professeur de japonais. Ils étaient tous devenus mes collègues et, pour deux d’entre eux mes amis. Cependant, je ne pourrais pas dire que je n’ai pas été égoïste avec eux. On faisait toujours tout pour moi et tout tournait autour de ma carrière, de mon image de marque : de mes intérêts. Ce dernier trait de caractère avec ce culte autour de ma personnalité développèrent chez moi un véritable plaisir d’être vue et reconnue. A la place de la petite fille repliée sur elle-même, j’étais devenue celle qui apparaissait partout. J’étais devenue l’inverse de ce que je fus étant enfant et ça me plaisait. D’ailleurs, ça en était limite devenu un besoin jusqu’à ce fameux coup de feu. Là, j’avais à la fois le sentiment de vouloir disparaître, peu confiante envers les autres et le mon extérieur, mais toujours avec ce besoin qu’on s’intéresse à moi. Bizarre non ? Finalement, dans ma vie, j’aurais été introvertie puis complètement l’inverse avant d’arriver dans un état temporaire ou je ne savais plus vers quel pôle aller.

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Bonjour à tous ! Mon petit nom c'est Alysra et j'ai 23 bougies à mon actif. Mais ce n'est pas tout ! Je suis un(e) fille et oui ! Prend garde à moi car je n'aime pas le noir alors évites moi si tu as toutes ces choses avec toi <3. Mais si tu as du chocolat alors viens, je t'accueillerais à bras ouvert ! Je suis arrivé ici grâce à "OK google..." et d'ailleurs je trouve ce forum visuellement sympathique.
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Ven 10 Mar - 8:51

Bonjour, je n'ai pas encore fini ma fiche mais je n'ai pas le temps d'y travailler dessus pour le moment. Ne la supprimez pas svp !! ^^

Merci d'avance beaucoup beaucoup !
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Ven 10 Mar - 12:29

Coucou et bienvenue sur le forum ^^

Tu as un mois pour terminer ta fiche, ne t'inquiète pas, elle ne sera pas supprimée.

Le code du règlement est faux, il va falloir aller le lire attentivement.

Si tu as des questions ou si tu as besoin d'aide avec quoi que ce soit, n'hésite pas, le staff est là pour ça ^^
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Sam 11 Mar - 0:02

Sauf erreur, je pense avoir terminé. Ais-je oublié quoi que ce soit ?
Ne pas hésiter à me dire si quelque chose n'est pas conforme.
Merci d'avance au lecteur d'avoir été jusqu'au bout.
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Sam 11 Mar - 0:25

Tout est complet, je te place à évaluer ^^
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Sam 11 Mar - 15:22

On m'a fait remarqué que le champ "arme" avait été enlevé de la présentation. Je redéplace donc le temps que tu ajoutes ça ^^
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Sam 11 Mar - 17:05

Ah c'est pas normal, j'avais mis lance pourtant. La sur portable ça va être compliqué mais si jamais vous pouviez l'ajouter, ce serait lance. Sinon je rentre chez moi que dimanche soir. Je ne pourrais pas changer d'ici là
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Sam 11 Mar - 17:38

C'est modifié, je redéplace ^^
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MessageSujet: Re: Aluriel, ça aurait du être Aluriel... Mar 18 Avr - 18:55

Désoler pour la longue attente, voici ton évaluation avec les commentaires d'Ethana.

Longueur : 4/4.
Le quadruple est largement dépassé dans toutes les sections.

Cohérence : 3/4.
Beaucoup de choses qui auraient pu être des incohérences sont expliquées plus tard dans la fiche et pour ça, bravo. Par exemple, le combo lance+dissimulation semblait étrange, mais ça s'explique avec son mode de jeu. Et certaines incohérences viennent de choses concernant SAO qui ne sont pas notés sur le forum, je ne serai donc pas sévère sur ces points.

Histoire: Encore aujourd'hui, la victime est souvent blâmée, encore plus en milieu religieux. Même dans des cas où elle n'a clairement rien fait (comme avec la mère d'Alysra), il est souvent dit que c'est la faute de la victime, qu'elle l'a cherché ou aurait dû être capable de l'éviter si elle ne voulait pas que ça arrive.
S'ils prennent le temps d'avoir des contrôles à toutes les entrées, les exposants devraient eux aussi passer par ces contrôles. À moins qu'il y ait une entrée non surveillée, ce qui rend le système de surveillance pas très efficace.
Le Nerve Gear n'est pas disponible pour le public avant le mois de mai. Les développeurs de SAO n'étaient certainement pas très avancés dans leur projet en janvier, du moins, pas assez pour inviter quelqu'un et avoir une démonstration de prête.
La création du personnage se fait après avoir lancé le jeu, donc après le "Link Start".
À la mort, tout le monde revient à la ville de départ. Par contre, ce n'est pas instantané, il y a un cooldown.
Il n'est pas possible de voir le pseudo des gens, à moins d'être dans un groupe.
On sait que sa mère était nonne avant le viol. On ne sait pas bien ce qu’elle fait après pour gagner sa vie.  D’ailleurs, de ce que je sais, on ne peut pas être nonne et avoir un enfant (le choix est laissé à la mère de soit quitter la communauté, soit le faire adopter), et on n’entend parler de ce choix et de ses motivations nulle part.
Un dernier point, pas très important, la compétence dissimulation ne permet pas vraiment de sécuriser un chemin, comme on ne peut pas bouger en étant dissimulé.


Gros positif pour l'histoire que je tenais à mentionner, c'est le conflit intérieur de la mère, entre son instinct maternel et la "source" de son enfant.

Physique: Tu dis qu'elle a les cheveux châtains. Hors, sur ton avatar, ils sont plutôt mauve. Ses yeux rouges ne sont également pas naturels.

Je trouve dommage qu'il n'y ait rien de dit sur l'éducation religieuse de la demoiselle. Vu l'occupation de sa mère, je m'étais attendue à plus qu'une petite ligne sur la messe.
Il n'y a rien non plus sur la reprise de son apparence réelle, alors qu'elle a soigneusement choisi l'apparence de son avatar.

Originalité : 3,5/4.
Je dois dire que l'histoire était très intéressante à lire. Oui, ce n'est pas la première personne qui a eu une enfance difficile, il me semble également avoir déjà vu son caractère chez d'autres personnages, mais il y a des petits détails qui rendent le tout un peu plus original. C'est la première personne qui se retrouve à devoir prendre un autre pseudo, on n'a pas eu beaucoup de gamer professionnels, encore moins qui vivent de ça. Et plein d'autres petits détails, mais ça deviendrait très long d'en faire la liste.
Même si le caractère du perso est un peu déjà vu, il est bien amené dans la fiche, et il y a plein de petits points originaux. Elle est irlandaise, elle pratique un sport peu connu, elle a une mère religieuse, elle ne croit pas à la mort définitive dans SAO, bref la liste est longue.

Auto-Modération : 3/4.
Alors, ici, il y a des points très négatifs, mais avec des positifs pour balancer un peu. Alysra est très très très bonne aux jeux vidéos, surtout lors de son premier tournois. C'est difficile de croire qu'elle gagne toujours avec une grande marge. Même rendue dans SAO, elle se débrouille très bien plus souvent que mal. Elle est également vraiment très jolie et pas juste à cause de sa chirurgie plastique.
Au moins, elle a quelques défauts pour balancer le tout. Sa colère principalement, ainsi que son nombrilisme. Et son enfance difficile compte également dans ce point. Elle a également de la difficulté au début dans SAO, même si cette partie est un peu exagérée. Il ne faut pas plus de quelques minutes pour réussir à marcher, bien que les mouvements plus complexes demandent plus de temps.
Au niveau du personnage en lui-même, la balance est plutôt bonne et je rejoins ce qui a déjà été dit.
Néanmoins, pour moi, c’est trop souvent des extrêmes contre-balancés par d’autres extrêmes, on la voit rarement être juste “moyenne” dans quelque chose et c’est dommage.
De plus, de mon point de vue, il y a aussi une surabondance d’éléments dramatique dans son histoire.


Qualité de la langue : 3/4.
Très peu de fautes et quand il y en a, ce sont des petites fautes d'accord (il te manque d'ailleurs plusieurs traits d'union et des accents circonflexes). J'ai cependant ressenti un certain relâchement dans la qualité en arrivant au physique et au caractère. En même temps, avec la quantité de texte à corriger, il fallait s'y attendre.


Ce qui donne un total de 16.5, pour un niveau 19. N'oublie pas de poster dans ta fiche technique lorsqu'elle sera ouverte et de faire tes compétences avant d'aller rp ^^
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