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Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide

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MessageSujet: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Sam 27 Aoû - 20:45


Miyazono Ushio

« Homo omini Lupus.  »




Feat. : Aoharu x Kikanjuu – Tooru Yukimura

Pseudonyme : Hide

How old are you ? : 22 ans

Date d'anniversaire : 16 juillet 2000

Fille ou garçon ? : Garçon

Nationalité : Japonaise

Classe : Alchimiste

Et ton arme ? : Katar

Autres compétences :Alchimie, Cueillette

Ce que tu aimes : La bonnes nourritures préparées par maman, les jeux de simulations, prendre un bon bain après avoir passé 3 jours sans se laver, les filles timides, One punch man et Mob Psycho 100, les mangas en général, ses amis proches.

Ce que tu n'aimes pas : Les gens en général, la société moderne, les temps de chargements, les coupures internet, devoir attendre 1 semaine entre chaque chapitres des mangas qu’il apprécie, la plupart des filles de nos jours, le coût de la vie actuel.




Ma vie, son Histoire.

~ Origine ~



Commençons par le commencement.
Je suis né dans une petite ville de campagne près des montagnes au Sud de Tôkyô.
Mes parents étaient des agriculteurs, ma mère était herboriste et mon père s’occupait de rizières. Mes parents se rencontrèrent un soir d’orage. Le tonnerre grondait et ma mère essayait tant bien que mal de sauver son étal, c’est là que mon père couru à son secours et… Non je plaisante. Mon père avait simplement mangé quelque chose d’avarié et était pris de douleurs intestinales ignobles. C’est là que ma mère le rencontra, le voyant se torde de douleur à côté de la rivière. Elle lui prépara une bonne tisane pour le remettre sur pieds. Beaucoup moins romantique, non ? Mon père tomba de suite amoureux d’elle mais mis une bonne année à se déclarer par peur d’être rejeté. Au final, il fit sa déclaration après avoir fait une crise de jalousie en la voyant discuter et rire avec un autre homme, bien mieux habillé et plus élégant que lui. Je vous laisse imaginer la scène : mon père, grand baraqué courant vers elle et hurlant « Veut-tu sortir avec moi ?! », essoufflé et regardant d’un mauvais œil l’homme qui s’est avéré être mon oncle. Enfin passons, c’est d’une année d’amour, de tisane et de riz chaud que je vins au monde, dans ce petit village.

Dès ma naissance mes parents comprirent que j’avais certaines facilités, j’apprenais plus vite que le reste des enfants du village et je m’intéressais déjà à des choses bien différentes par rapport à mes camarades. Peu de temps après avoir appris à lire, je demandais à ma mère des livres sur les nouvelles technologies et l’évolution d’internet. Notre pays semblait être extrêmement avancé dans le domaine, et plus je grandissais, plus mes parents réalisèrent qu’en restant dans ce petit village, je ne pourrai pas m’épanouir autant que je le souhaitais. C’est donc à l’âge de 10 ans que mes parents décidèrent de me confier à mon oncle, afin que je puisse entrer dans une école plutôt réputée à Tôkyô. La séparation fut difficile pour mes parents, cependant, ils savaient que c’était la bonne décision pour mon avenir. Je me demande ce qu’il serait arrivé si je n’avais pas accepté de partir ce jour-là.

Tôkyô. Je dois avouer que mes premières impressions sur la capitale étaient plutôt bonnes. Je dirais même que j’avais les yeux qui brillaient à la vue de tant de modernité, et surtout comparé à mon petit village. Mes parents me manquaient déjà, mais avec tous ces panneaux lumineux, ces bruits de ville et ce nombre de voitures autour de moi, je n’avais qu’une envie : sortir et explorer ce nouveau monde.

Mon oncle était un homme d’affaire, tout ce qu’il y a de plus classique. Il dirigeait une petite équipe de codeurs informatique, un marché porteur où le travail affluait, mais qui était extrêmement compétitif. Du coup, je ne le voyais que rarement. C’était sa femme, Minako, qui s’occupait de moi la plupart du temps. Ils n’avaient pas d’enfant, ou plutôt, le mari était trop occupé par le travail pour penser à en avoir un. De ce fait, cette femme me considérait comme son fils et j’étais très bien accueilli. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Pourtant, ce monde nouveau ne me réservait pas uniquement de bonnes surprises.
La rentrée. Un moment que je n’oublierais jamais. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à avoir une attitude plutôt froide et distante avec les inconnus. Dans mon petit village, tout le monde se connaissait, donc je n’avais jamais vraiment eu affaire à des « étrangers » parmi les enfants. Malheureusement, ici, c’était une toute autre histoire. Premièrement, j’étais nouveau dans l’établissement, j’avais 10 ans et étais donc en CM1. La plupart des autres élèves se connaissaient déjà et donc discutaient ensemble sur le chemin de l’école. De mon côté, j’étais accompagné par Minako-san, elle me rassurait en me disant que tout se passerait bien. Cela ne m’empêchait pas d’être nerveux. Une fois arrivé à l’école, c’est mon professeur, monsieur Nishimura, qui me prit avec lui pour me présenter à la classe. Ce moment fut certainement l’un des plus traumatisant et gênant de toute ma vie car je n’avais pas encore conscience de posséder un accent. Je me présentai donc tout naturellement à la classe mais, quand j’eus terminé, l’un des élèves le fit remarquer et toute la classe se moqua de moi. J’étais terriblement gêné. Je courus vite à ma place et ne dis plus mot, terriblement blessé.

Les mois défilèrent. Je m’isolais de plus en plus, ne parlant à personne, lisant mes mangas tranquillement dans mon coin. Cela inquiétait les professeurs, mais aussi Minako-san, qui venait souvent me demander pourquoi je ne m’amusais pas avec les autres élèves. A cela je répondais simplement que je n’en avais pas envie et elle n’insistait pas plus que ça. Finalement, en milieu d’année seulement, je finis par remarquer une jeune fille. Elle était brune, le visage légèrement joufflu, mais adorable dans mon souvenir. Elle s’appelait Hinata, elle était dans ma classe mais je ne l’avais jamais remarquée jusqu’à présent. Elle aussi était isolée de son côté et elle lisait un manga, « Clannad », que je ne connaissais pas. Je pris mon courage à deux mains pour l’aborder, lui demandant innocemment ce qu’elle lisait, en bégayant légèrement. Elle ne répondit pas, se cachant derrière son livre, puis remarqua que j’avais moi-même un manga en main ce jour-là, « Nana ». C’était le début d’une belle amitié. Tout en étant légèrement gênés, on échangea quelques mots. Puis les semaines passèrent et nous pouvions enfin parler ensemble naturellement. Nous aimions tous les deux les mangas et les jeux-vidéo. Je n’étais plus seul. Elle m’aidait à perdre mon accent en discutant. C’était ma première amie.

~ Déception, une dure réalité ~




Les années passèrent, je rentrai enfin au collège, le même qu’Hinata. J’avais hâte de la retrouver après cette courte pause marquant le début d’un nouveau cycle. Les jeux en ligne étaient de plus en plus populaires, cela créant polémique, disant que c’était dangereux pour la santé. Cela m’était bien égal. J’avais fait l’acquisition d’un PC, généreusement offert par mon oncle pour s’excuser d’être si souvent absent. D’ailleurs, c’est à cette période que je commençai à porter des lunettes, surement à force de passer trop de temps sur Ragnarok Online ou bien Monster Hunter. Oh et bonne nouvelle, ma tante, Minako-san, était enfin enceinte ! Mon oncle avait fini par changer de boîte, il travaillait maintenant sur les jeux-vidéo, justement, et avait donc des prix sur quasiment tout. Une aubaine pour quelqu’un comme moi ! Étonnamment, il semblait plus épanoui dans son travail, surement parce qu’il avait moins de pression. Il ne dirigeait plus une équipe mais gagnait tout de même un salaire plus conséquent car s’occupait de la correction de bugs dans des jeux populaires. Comme son travail pouvait en partie être effectué à la maison, tout le monde était heureux !

Pour en revenir à la rentrée, je n’avais pas encore croisé Hinata, mais à la répartition des classes, j’ai été déçu d’apprendre que l’on avait été séparés. Cependant, je pus quand même apercevoir dans quelle classe elle était et attendis donc la pause déjeuner pour aller la rejoindre. La matinée fut longue, ma présentation fut courte et se passa normalement, mon accent ayant totalement disparu. Malgré cela, plusieurs personnes se connaissant déjà formaient de petits groupes, alors que de mon côté je ne connaissais qu’Hinata. Je restai donc dans mon coin, à nouveau. La pause midi fini par arriver. Je me précipitais dans la salle d’Hinata pour venir la voir. Elle était là, assise en train de ranger ses affaires. Je rentrai discrètement pour lui demander de ses nouvelles. Elle me sourit, on échangea quelques mots quand finalement quelqu’un l’appela, lui disant de venir manger avec eux. J’étais content pour elle, il semblait qu’elle ait enfin trouvé d’autres personnes avec qui parler. Je la laissai donc tranquille en me disant que ce serait pour une prochaine fois.
Les semaines passèrent, Hinata était souvent occupée à trainer avec un groupe de filles et je n’avais pu manger qu’une seule fois avec elle. Et encore, une fois qu’elle eut fini de manger, elle partit immédiatement ! Plus le temps passait, plus elle m’évitait. Je n’étais pas stupide, j’avais lu assez de Shôjo pour comprendre ce qu’il se passait. J’espérais simplement qu’elle me dise les choses en face. Elle ne voulait juste plus trainer avec un Otaku, comme moi, j’en étais conscient. Elle était devenue belle et semblait plaire aux garçons, et je suppose que nos mondes étaient devenus trop différents. Ce fut ma première grosse déception concernant l’espèce humaine.

Mes années de collège s’écoulèrent vite. Je passais mes journées à jouer à divers jeux en ligne, j’aidais même mon oncle à tester certains jeux pour donner mon avis de débutant et de jeune. Mise à part le fait que je n’avais pas d’amis, mes cours se passaient plutôt bien et j’étais dans le top 50 du collège. Je ne bossais pas énormément pourtant, mais juste suffisamment. Hinata ne m’adressait plus vraiment la parole, et moi non plus d’ailleurs. Et puis, je m’étais fait de nouveaux « amis » sur les nombreux MMORPG auxquels je jouais. On ne peut pas vraiment parler d’amis sachant que je ne les connaissais que In game. Néanmoins, c’était des gens sympathiques avec qui je m’amusais bien. Il y avait des personnes de tout âge, ce qui rendait les discussions intéressantes et j’apprenais beaucoup auprès d’eux. Notre guilde était bien placée dans le classement régional, ce qui me poussait à m’investir davantage dans ce jeu. Je me laissais transporter dans un univers totalement inédit et qui me faisait un peu oublier la dure réalité de la vie. En vérité, c’était surtout un membre en particulier, une fille précisément, qui m’aidait à oublier. Son pseudo était « Eden ». Honnêtement, je ne savais pas à l’époque si c’était une fille ou non, mais je pouvais parler avec elle de mes soucis, et elle des siens. Je pense que c’est à cette époque que j’ai connu mon premier amour. Je ne savais pas ce que c’était, mais je l’ai découvert plus tard.
Lors de ma dernière année de collège, Hinata m’adressa de nouveau la parole. Elle me dit avoir besoin d’aide pour travailler son anglais, et comme j’étais plutôt bon, elle pensa à moi. Je n’étais pas rancunier à son égard, je comprenais sa situation et j’acceptai donc avec le sourire. Peut-être cela aurait pu nous aider à renouer des liens ?
Pendant les cours que je lui donnais, elle ne semblait pas vraiment attentive. Si bien qu’énervé, je finis par lui demander ce qu’elle attendait exactement de moi. Vu le peu d’intérêt qu’elle portait à ces leçons, j’avais fini par comprendre qu’elle n’était pas là pour travailler. Elle m’avoua alors être intéressée par un garçon de ma classe. Un certain Nishiki, aucune idée de qui c’était. Je me contrefichais un peu des autres personnes dans ma classe, à vrai dire. Mais devant son visage plein d’espoir, je n’osai pas refuser sa demande, j’acceptai donc d’aller lui parler pour elle.
J’appréhendais un peu la situation, je n’avais jamais abordé quelqu’un dans le seul but de discuter avec. Je n’étais pas sûr de savoir comment m’y prendre, mais finalement, à force de le faire sur des jeux en ligne, je suppose que cela a dû me faciliter la tâche. Je pris donc Nishiki à part pour lui demander s’il connaissait Yukimura Hinata, de la 3eB. C’est à ce moment-là que mon mépris envers l’espèce humaine grandit de nouveau. Non seulement il la connaissait, mais en plus il semblait qu’il ait des vues sur elle. Et quand je dis vues, je pèse mes mots. Disons qu’il l’avait bien regardée sous tous les angles. Je dois admettre que je ne compris pas trop ma réaction à ce moment-là : était-ce en souvenir de ce qu’on partageait avant ? Ou bien était-je finalement amoureux d’elle malgré tout ce que je pouvais me dire ? Je pense que sans le savoir, mon ancien moi l’était. J’avais frappé Nishiki au visage instinctivement mais, malheureusement, ma statistique en force étant proche de 0, je reçus donc une raclée monumentale après coup. Bon Prince, Nishiki avait éviter de me taper au visage, sûrement pour qu’on évite de poser trop de questions, mais j’appris quelques jours plus tard qu’il sortait avec Hinata. Je bouillonnais de rage, non pas par jalousie, mais parce que je savais ce qu’il comptait lui faire. Je voulu la prévenir, mais à peine était-je apparu devant elle qu’elle m’arrêta tout de suite, me disant que Nishiki lui avait tout raconté puis se moqua de moi. Je ne sais pas ce qu’il avait bien pu lui dire, surement quelque chose comme « Il t’aime et il voulait me dissuader de sortir avec toi » ou une autre bêtise du genre. C’est alors que toute ma haine disparut. Je n’éprouvai plus qu’une chose pour mon ancienne amie, de la pitié.

~ Un fantôme du passé ~



L’année se termina normalement. Mon entrée au lycée était imminente. Cette année-là j’étais repassé chez mes parents pour leur donner quelques nouvelles et les revoir par la même occasion. Ils semblaient heureux de savoir que j’allais bien et que mes notes aussi se portaient à merveille. La boutique de ma mère c’était un peu agrandie. Apparemment, ses remèdes avaient du succès auprès des gens. Je lui proposai donc de créer un site internet, proposition qu’elle déclina de peur de ne pouvoir satisfaire la demande. Mon père, lui, n’avait pas changé. Un peu vieilli mais cela lui allait bien. Il disait me trouver un peu maigrichon, qu’il était temps que je fasse un peu de sport, ce qui me fit repenser à ma raclée, et je décidai donc de m’inscrire dans un club de boxe dès mon entrée au lycée. J’étais aussi content de voir que mon père allait bien, d’autant plus que ma mère semblait avoir une santé fragile. Mais tout semblait aller pour le mieux, j’étais rassuré.
Avec mon entrée au lycée, j’avais déjà prévenu les membres de la guilde que je serais un peu moins actif, ce qu’ils comprenaient et tout se passa bien. Eden sembla cependant un peu triste à l’annonce de cette nouvelle. Elle avait peur que je les quitte d’un coup sans plus donner de signes de vie. Voulant la rassurer, je lui donnai mon adresse mail, afin que l’on ne perde pas contact malgré tout.

Comme prévu, peu de temps après la rentrée, je m’inscris au club de boxe de mon lycée, devant les yeux étonnés de toute les personnes présentes dans la pièce. Il était vrai qu’au vu de ma corpulence et de mes lunettes, le choix paraissait étonnant. Malgré sa surprise, le coatch du club m’accueillit les bras ouverts et le sourire aux lèvres. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu de nouveaux membres, la boxe n’étant pas très populaire au Japon.
Etonnamment j’appréciais énormément la boxe, plus que je ne l’aurais jamais imaginé. Je suppose que me dépenser m’aidais à évacuer la frustration et le stress que j’accumulais tous les jours. En effet, l’espèce humaine n’avait cessé de me décevoir d’année en année. Et avec ce qu’on entendait aux infos et ce que je pouvais voir au lycée, rien ne s’arrangeait. Les lycéens ne n’étaient pour moi qu’une bande d’adolescents en rut, ne cherchant qu’à trouver des filles ou des mecs avec qui partager un semblant d’intimité. Ils molestent les autres qui travaillent surement parce que, eux, ont un avenir. Et pourtant j’étais dans un lycée plutôt bon vu mes notes, je n’ose imaginer les autres. La boxe et les MMORPG étaient donc un moyen pour moi d’ignorer ce monde et de rêver : la boxe m’aidait à évacuer le stress et les MMO, eux, à oublier ce monde pourri dans lequel je vivais. Malheureusement, avec les cours, la boxe ainsi que les coups de main donnés à mon oncle, je n’avais plus trop de temps à consacrer à la guilde. Cela inquiétait Eden, qui m’envoyait quotidiennement des messages pour savoir comment j’allais. Je lui répondais assez vite, lui disant que tout allait bien. A vrai dire même ma situation au lycée s’était améliorée, m’étant habitué à parler aux gens sur divers jeux ainsi qu’avec les membres du club, j’étais devenu bien plus sociable qu’avant. J’arrivais à parler normalement à mes camarades de classe, acceptant de temps en temps une sortie avec eux au Karaoké. Je n’étais pas très à l’aise même si j’arrivais à faire face en souriant, essayant de partager leur enthousiasme. Je n’avais pas d’amis vraiment proches, ils n’étaient que des camarades pour moi. Je les aidais souvent à réviser vu leur pauvre niveau et, eux, semblaient beaucoup m’apprécier malgré la distance que je mettais entre nous. Distance que je maintenais de peur d’être blessé à nouveau.

La fin du lycée approchait et j’avais décidé de faire un master dans l’informatique, bien que cela m’éloignait un petit peu du domicile de mon oncle. Je devais donc prendre un appartement et vivre seul dorénavant. Cela ne me gênait pas, mon oncle et mes parents m’enverraient de l’argent jusqu’à temps que je puisse subvenir à mes propres besoins. Je me disais aussi que comme Minako-san était devenue mère, elle ne serait sans doute pas trop attristée par mon départ. Mais juste avant la fin de cette année scolaire, sans que je m’y attende, je reçus un mail d’Eden me disant que la guilde comptait organiser une rencontre IRL afin de fêter la fin de leurs années de lycée. En effet, elle, le Guild Master ainsi que quelques autres membres étaient tout comme moi en Terminale. J’étais très nerveux à cette idée. Mais j’avais également envie de rencontrer ces personnes qui m’avaient permis d’évoluer, de grandir et de m’amuser durant toutes ces années. Prochaine étape, donc : Akihabara, le lieu de rendez-vous.
A cette époque, je ne pouvais imaginer que cette rencontre aller changer ma vie. C’est à ce moment que je compris à quel point le monde était petit et qu’il nous réservait beaucoup de surprises. Lorsque j’arrivais à au niveau de la sortie ouest d’Akihabara, je fus interpellé par une voix familière, celle d’Ishihara Kôsei, l’un de mes camarades de classe avec qui je m’entendais bien. J’étais un peu troublé et mal à l’aise, j’avais peur qu’il ne se moque de moi alors que je lui expliquais les raisons de ma présence ici. Il fut soudainement pris d’un fou rire. Je ne savais plus où me mettre, jusqu’à ce qu’il me tape l’épaule en rajoutant : « C’est donc toi, Hide ? ». J’en restais bouche bée. La personne qui m’avait tant aidée et avec qui j’avais passé de si bons moments, mon Guild Master, n’était autre que Kôsei. J’eus à peine le temps de me remettre de mes émotions qu’Eden fit son apparition. Ma mâchoire se décrocha. Eden était en fait Misaki June, la copine de Kôsei. Elle aussi trainait avec nous de temps en temps, mais n’étant pas dans la même classe, je ne lui parlais quasiment pas. Elle finit par éclater de rire aussi quand elle apprit qui j’étais. Il est vrai que mon attitude dans la vraie vie et dans les jeux est totalement différente, voir à l’extrême opposé. Quelques autres membres nous rejoignirent petit à petit, que des inconnus cette fois, enfin sauf la dernière arrivée. Nous étions déjà installés dans ce maid café, qu’une retardataire arriva, s’excusant et nous demandant si nous étions bien la guilde « Cruxis ». Kôsei confirma et la jeune fille se mis en face de moi, dernière place restante. Elle leva alors les yeux et émis un léger cri qu’elle étouffa rapidement. Tout le monde se tourna vers nous, et devant mon air un peu gêné, compris que nous nous connaissions. Vous l’aurez surement deviné, c’était Hinata. Qui aurait cru qu’elle avait continué les jeux en ligne ! C’est alors qu’Eden sorti un : « Oh, c’est donc elle la fille qui… ». J’eus tout juste le temps de réagir qu’elle arrêta sa phrase d’elle-même, un petit sourire aux lèvres.

L’ambiance était bonne enfant, mais j’étais légèrement contrarié et trop gêné pour parler. Hinata de même. Le sujet principal de la discussion concernait une nouvelle technologie capable de nous introduire directement dans un jeu, une immersion complète. J’en avais déjà entendu parler par mon oncle, mais ce n’était encore que des rumeurs de bureau. Le déjeuner toucha à sa fin, et la plupart des guildiens partirent, nous laissant seuls le jeune couple, Hinata et moi. June se leva brusquement, disant vouloir aller aux toilettes, proposant, ou plutôt, forçant Hinata à la suivre. Kôsei se rapprocha alors de moi, m’annonçant qu’après cela il allait partir pour me laisser le temps de discuter avec Hinata. Il avait bien compris qu’on avait des choses à mettre au clair. Enfin, personnellement, cette situation me gênait plus qu’autre chose.
Hinata et June revinrent, et le couple s’éclipsa directement. Le silence s’installa, et bien qu’il ne dura que quelques secondes, au fond de moi il me parut interminable. Je me levais donc ave l’intention de partir mais Hinata m’arrêta d’un coup. C’était peut-être un peu tard, mais ses paroles me firent prendre conscience de beaucoup de choses.

« Je…Je suis désolé Ushio… J’ai vraiment été horrible avec toi lorsqu’on était collègeµ. Tu étais si gentil et pourtant, la popularité me montait à la tête, on te critiquait sans arrêt et même si cela m’énervait, je ne pouvais contredire celles que je pensais être mes amies. Tout comme avec Nishiki, je sais que tu as tenté de me prévenir, j’en suis convaincue, mais je ne t’ai pas écoutée et au final, il m’a fait du mal. Je ne veux pas que tu me pardonnes, je voulais juste m’excuser pour mon attitude. Cela me poursuit depuis trop longtemps alors j’espère que tu me comprendras. »

Après cela elle partit sans dire un mot. Je ne savais pas quoi répondre, cela faisait longtemps que je lui avais pardonné. Ou disons plutôt que je ne lui en avais jamais vraiment voulu. Je comprenais sa situation, même si au fond de moi, je pensais qu’elle méritait ce qu’elle avait subi durant toutes ces années. Cela lui aura servi de leçon, en espérant qu’elle devienne une meilleure personne par la suite.

~ Link start ~




Les années passèrent, mon master était difficile mais je tenais bon. J’avais arrêté le sport, mais je continuais à me dépenser régulièrement en salle pour mon propre bien-être. Les cours étaient instructifs, mais le problème venait des stages. Je n’aurais jamais cru que le monde du travail était aussi ignoble. Hypocrisie, coups bas, bizutage et j’en passe, j’ai subis énormément durant mes stages, je ne disais rien, mais jours après jours, je ne pouvais croire que nous vivions dans un monde pareil. Non seulement, les patrons étaient conscients de ce genre de pratiques, mais en plus, ils les cautionnaient. Soi-disant que cela « forgeait le caractère » et que « tu ne survivrais pas dans le monde du travail si tu ne pouvais encaisser cela ». Où allait le monde sérieusement ? Qu’on qualifie ce genre de pratiques de « normales » était tout bonnement répugnant. Même à l’école, personne ne se parle, tout le monde se considère comme de futurs rivaux et donc obstacles de carrière. Plus le temps passait, plus je me disais que l’univers du travail n’était pas fait pour moi. J’avais bientôt fini mon master et pourtant, je ne voulais même pas aller jusqu’au bout. « Les cours et les connaissances sont importantes, mais je refuse de travailler dans ce monde de requin. », voici les mots que j’ai prononcés en posant ma démission de mon école.
Honnêtement ce n’était pas plus mal. Certes, j’avais 22 ans et je travaillais dans une salle d’arcade la journée, et dans un combini la nuit, mais au moins je ne me prenais plus la tête. Mes collègues étaient sympathiques, ne recherchaient pas la compétition et la paie était suffisante pour quelqu’un qui vivant seul, comme moi. Je n’avais pas à me plaindre, d’autant plus que j’avais plus de temps libre pour ma passion désormais.

Finalement, le système d’immersion complète n’était pas qu’un simple rêve. J’avais entendu dire que le « Nerve Gear » permettait cette fonction. Mon oncle m’en avait parler et il semblait que la bêta avait été un succès. Ce système, ainsi que le premier jeu du genre, à savoir « Sword Art Online », seraient disponible le 6 novembre 2022. Mon oncle m’avait déjà promis d’obtenir la machine et le jeu pour que je puisse tester cette petite merveille. Je crois que c’était le plus beau cadeau que l’on pouvait me faire. Je lui promis alors de venir pour Noël chez lui, où seraient également présents mes parents et mon petit cousin alors âgé 10 ans. Lui aussi voulait tester le jeu, mais mon oncle avait jugé qu’il était encore trop jeune pour ce genre de choses. Je pense qu’il avait tout à fait raison.
Le jour J, H-1, j’avais déjà reçu l’équipement nécessaire et je me préparais à l’immersion complète. J’avais posé une semaine de congés pour tester à fond cette nouveauté. Après une année de travail sans interruption, mes patrons n’avaient d’autre choix que d’accepte.
5, 4, 3, 2, 1… Link Start !

Quelle étrange sensation. J’ai dû mal à comprendre si je suis dans un rêve ou la réalité, et pourtant, je suis parfaitement conscient. Première étape, choisir le pseudo, comme à mon habitude, ce sera « Hide », subtil jeu de mot avec ma façon de jouer et le prénom de mon père, Miyazono Hidetora. Ma façon de jouer ? J’ai tendance à être assassin, voleur ou ce genre de choses, à taper fort et à me cacher en attendant le bon moment pour attaquer. Certains appellent ça de la couardise, moi j’appelle ça une stratégie efficace. Pour la classe, j’ai choisi Alchimie. Choix étrange si l’on prend en compte mes préférences, mais d’après les bêta testeurs, il n’existe pas de capacité « Ambidextrie ». Il me reste alors une main vacante, que j’utiliserai pour enduire ma lame de poison. Aaaaah, passons à l’apparence maintenant. Alors tout d’abord, des cheveux longs, que je n’ai jamais osé laisser pousser pour le travail. Blanc-gris. Des yeux en amande, jaunes. Un corps plutôt musclé mais élancé. Voilà, création terminée ! C’est parti !

A peine arrivé dans le jeu, on peut déjà voir le réalisme, la qualité des textures, du sol. En se concentrant un peu, on même sentir vent sur soi. Tout est comme dans la réalité… Enfin presque. Je peine à maîtriser les contrôles du jeu, je manque de me casser la gueule plus d’une fois, et en plus, je ne suis pas encore habitué à ma nouvelle apparence. Je passe une bonne heure à juste m’entraîner aux déplacements, à admirer le paysage, les joueurs tous si différents… Enfin, toute la beauté de ce jeu quoi ! C’est absolument grandiose : on a l’impression d’y être ! Celui qui a fait ce jeu est un véritable génie ! Merci à toi, Kayaba Hakihiko, vraiment ! Tu me permets de vivre un rêve ! Je suis tellement heureux d’être né à cette époque ! Mais ne perdons pas de temps, je dois tester la chose que j’attendais avec le plus d’impatience dans ce jeu … le PvE ! Je me dirige donc tranquillement vers la sortie de la ville initiale lorsque je tombe nez à nez avec Eden et Yggdrasil, mon Guild master, qui semblent déjà à l’aise avec les commandes. D’après ce qu’ils m’avaient dit, grâce à des amis, ils avaient réussi à avoir accès à la bêta. Quelle chance de les trouver dans ce monde ! Ils vont pouvoir m’aider à mieux m’adapter aux déplacements.

Après deux heures de pratique intensive, je commence enfin à piger le système. Mais je ne veux pas trop retarder mes amis, alors je leurs fais signe de continuer sans moi pendant que je m’exerce encore un peu. Il est déjà 16h. Ça me laisse bien 3-4h avant de me déconnecter pour manger un morceau. Je continue donc mon entrainement jusqu’à ce que j’entende un son de cloche. 17h30, étrange, pourquoi sonnerait-il à cette heure précise ? A peine ai-je eu le temps de rengainer mon arme que je me retrouve téléporté près du point de départ, la grand place, avec énormément d’autres joueurs. Probablement un Event pour marquer le début officiel de SAO. Encore une idée de génie venant de Kayaba !
J’attendais l’annonce officielle mais, malheureusement, la surprise n’était pas celle que j’espérais. Jamais je n’aurais imaginé que cela se passe ainsi… A vrai dire, au début je n’y croyais pas. Mais au moment de prendre le miroir, je compris enfin qu’il ne plaisantait pas. J’avais réellement récupéré mon apparence d’origine. S’il avait fait ça, c’est qu’il avait probablement une raison. Oui, mais laquelle ?! J’essayais de me mettre à sa place, de le comprendre… Impossible. Je ne saisissais pas le but de cela : voulait-il rendre son monde encore plus « vivant » ? Dans quel but ? Je pouvais comprendre ses motivations en un sens, mais je trouvais juste cela tellement horrible, que je ne pouvais cautionner ce genre de choses… Mes parents, ma famille… Comment allaient-ils réagir ? Et mon corps alors ? Heureusement que mon oncle savait que je testais le jeu ! Au moins, je n’avais pas trop à m’en faire pour ma survie IRL ! Mais tout de même, n’était-ce pas un peu surréaliste ce qu’il se passait ici ?!
J’avais du mal à me remettre de cette situation. Mais lorsque j’entendus les premiers hurlements et vis cet énorme mouvement de foule, je compris que ce n’était définitivement pas un rêve. Nous étions réellement enfermés ici. Que faire alors ? Par où commencer ? Je ne savais même pas ce que je devais faire dans ce jeu, je ne connaissais pas le niveau des monstres… Je ne connaissais rien. Il était bien trop dangereux d’envisager de combattre si notre vie était en jeu et sans connaitre les bases… Que devais-je faire ?
Tant de questions qui furent balayées en un instant par le bras d’une personne qui m’extirpa de mes pensées. Eden me trainait en dehors de la ville, suivie d’Yggdrasil. Une fois dehors, je reçu une gifle en pleine face. Mes esprits retrouvés, Yggdrasil et Eden m’expliquèrent la situation, me proposant de les rejoindre au plus vite pour la prochaine ville. Je n’avais pas le temps de réfléchir et acceptai donc sans broncher leur aide. Avec eux, au moins, je serais en sécurité.

~ Désespoir ~




Les mois passèrent, nous montions petit à petit nos niveaux. Apparemment, des joueurs très puissants avaient déjà passé le palier 10, débloquant l’accès aux niveaux supérieurs. Cela raviva la flamme de certains joueurs, dont moi, qui avaient un peu perdu espoir. Il faut nous comprendre, plus de 2000 joueurs morts durant les premiers mois, et parmi eux de nombreux suicides. Certains pensaient que tout cela n’était qu’une farce, que l’on ne mourrait pas vraiment. Mais je n’étais pas prêt à prendre le risque de me « tuer » pour autant. Si cela s’avérait vrai… Et puis, pour être honnête, même si je n’oserai jamais l’avouer à quiconque, je plaisais énormément dans ce monde. Certes, c’était sans doute égoïste de ma part, surtout envers ma famille qui s’inquiétait sûrement, mais ce jeu était comme un rêve devenu réalité pour moi. Le côté dangereux en plus. J’adorais me battre, concocter mes potions, tout semblait si réaliste… J’avais néanmoins l’impression d’être le seul de cet avis. Et même s’ils ne le laissaient pas transparaitre, Eden et Yggdrasil étaient très malheureux. Ils avaient une vie de couple, un travail, des amis, une famille… Alors cette situation était sans doute être horrible pour eux. Moi, je n’avais rien. Enfin si, ma famille. Mais rien d’autre. Pas d’ami vraiment proche, pas d’avenir … Ce monde me plaisait et je m’en sentais coupable sans pouvoir rien y changer. J’avais l’impression que mon enthousiasme durant les combats dérangeait mes camarades et, plus le temps passait, plus ils semblaient déprimés. Je ne parvenais pas trouver les mots pour les aider, mais je comptais faire mon possible pour avancer et les épauler.

Ce jour-là, nous avions décidé d’explorer une petite grotte. Nous étions à la recherche d’un trésor qui, apparemment, se débloquait sous certaines conditions. Yggdrasil était un Paladin, Eden une combattante et moi un Alchimiste, des classes plutôt pratiques mises ensemble. Ne possédant pas de système de heal, mon alchimie était indispensable à la survie du groupe. C’est pourquoi j’essayais d’éviter un maximum les combats. J’utilisais Katar, une arme d’assassin plutôt puissante mais de petite portée. Yggdrasil, lui, portait une hache et un bouclier pour passer en avant tandis qu’Eden utilisait un sabre à deux mains pour un maximum de dégâts. La zone où nous étions était plutôt facile pour notre niveau et nous ne voulions prendre aucun risque. Mais ce jour-là, un événement inattendu eu lieu.
Au fond de la grotte, après avoir éliminé plusieurs monstres faibles, se trouvait un petit lac. Nous aurions pu y plonger pour explorer davantage. Pourtant, Yggdrasil jugea que c’était suffisant pour aujourd’hui. Mais alors que nous retournions sur nos pas, plusieurs joueurs vinrent à notre rencontre, j’en comptais bien 4, tous vêtus de capes noires. J’avais déjà entendu parlé de ces groupes de personnes, des Player Killer. Yggdrasil réagit d’un seul coup, courant vers nous pour nous protéger. Mais il négligea sa propre garde et pris un couteau sur dans jambe. Celui-ci avait été enduit au préalable de poison paralysant. Malgré les aboiements d’Yggdrasil nous ordonnant de fuir, Eden et moi-même décidâmes d’agir autrement. Nous le défendions du mieux possible, espérant que le poison finirait par s’estomper. Malheureusement, l’infériorité numérique se ressentait grandement. Nous étions aux pieds du mur. C’est alors qu’un hurlement s’éleva dans la grotte, en faisant trembler les parois. Si les rumeurs s’avéraient vraies, c’était sans doute le gardien dudit trésor. Jusqu’à présent, nous avions pensé que ce n’était qu’un piège destiné à attirer les gens comme nous afin de subtiliser nos équipements, mais apparemment, non. Un gigantesque monstre marin sortit du lac, gobant au passage l’un des quatre PK. Impossible de déterminer le niveau du monstre, certainement bien au-dessus du nôtre. Pas une seconde à perdre, je devais m’enfuir. Mais je ne pouvais pas non plus abandonner Yggdrasil, qui était toujours immobilisé. Mais alors que nos regards se croisaient, je compris ce qu’il essayait de me dire. A contre coeur, j’attrapai Eden par le bras et la tirai vers la sortie, essayant de faire abstraction de ses cris. Les PK s’étaient déjà tous faits terrasser. Aucun n’avait su réagir à temps face à l’arrivée inattendue du monstre. Si bien qu’à présent seuls à courir, celui-ci nous repéra. Je pensais que c’était la fin pour nous, mais j’entendis Yggdrasil hurler, utilisant sa compétence « Attention ». Par je ne sais quel miracle, il avait réussi à sortir de la paralysie pour, dans son dernier souffle, nous permettre de fuir.

Dehors, Eden ne prononça pas un seul mot. Elle était encore sous le choc. Je ne savais ni quoi dire, ni quoi faire. Elle décida finalement de briser ce silence. Ses paroles provoquèrent mes larmes, un torrent silencieux, mais incessant.

« Tu as dû remarquer que, depuis quelques temps, Kôsei et moi nous étions devenues de plus en plus impatients quant à sortir de ce jeu de la mort. Il ne le savait pas avant de commencer à jouer mais, je suis enceinte. C’était arrivé 2 semaines avant la sortie du jeu, je ne voulais pas qu’il se préoccupe de ça, lui qui attendait tellement la sortie du jeu. Je comptais lui annoncer le soir même lors du dîner. Ça va faire maintenant 3 mois que je suis enceinte, je ne sais pas si mon bébé pourra survivre avec seulement des machines pour le nourrir et pire encore, maintenant il n’a plus de père. Que suis-je censé faire Hide, hein ?! Dis-le-moi ?!! ….Je t’en prie... »

Ce jour-là je ne trouvais pas les mots pour lui dire ce que je ressentais, je me contentais de pleurer et de rejoindre la ville la plus proche. Je regrettais de ne pas avoir pût dire ce que je pensais : « Même si Kosei n’est plus là, je te promets de prendre soin de toi et de l’enfant, pour lui. Tu dois vivre, tu portes son enfant, il faut que tu sois forte et que tu permettes à ce petit être de jouir d’une vie merveilleuse, lui donner tout l’amour possible. C’est ce que Kôsei aurait voulu ». Je ne sais pas si ces mots étaient ceux qu’elle aurait voulu entendre mais cela l’aurait peut-être empêchée de se suicider.



Première impression

Que pourrais-je bien vous dire de moi … Pour un Japonais de mon âge, je n’ai pas trop à me plaindre de ma taille. Je fais un bon mètre soixante-quinze pour seulement 58 petits kilos. J’ai tendance à m’habiller plutôt ample pour cacher ma maigreur, déjà que mon teint de peau est extrêmement pâle, je ne veux pas trop attirer l’attention. J’ai les cheveux bruns et raides. Bien qu’avec l’humidité, ils aient tendance à rebiquer légèrement au bout, surtout en été. Du coup je ne me prends jamais la tête pour me coiffer le peu de fois où je sors avec des amis. Je porte des lunettes à cause de ma vue qui est devenue désastreuse avec le temps mais les gens me disent que cela me va plutôt bien. Malgré tout, ils ajoutent que je fais bien plus « beau gosse » sans. Mais comme je n’aime pas trop mettre des lentilles… Ça me donne mal au crâne. Je choisi toujours des montures simples, légèrement épaisses et noires. En fait, quasiment toute ma garde-robe est noire, sauf quelques pantalons bien évidemment. Rien de bien original concernant le reste de mes vêtements, en hiver je porte des pulls amples, en laine et qui tiennent chaud, toujours noirs, et en été j’ai tendance à mettre un débardeur quand je sors le soir. Oui parce que la journée, il fait bien trop chaud pour sortir. Je ne porte jamais de short, je déteste exposer mes jambes blanches, imberbes et veineuses aux gens. Non pas que je complexe, mes jambes sont comme elles sont, c’est tout. C’est juste que je n’aime pas trop qu’on me regarde. Comme je l’ai dit, je n’aime pas attirer l’attention.
Pour parler du reste de mon corps, j’ai des épaules assez larges, ce qui me gêne énormément lorsque je dois porter un costume à ma taille. Mes doigts sont longs et fins, comme des doigts de pianiste, même si je n’ai jamais eu le courage de m’essayer à cet instrument. J’ai des pieds plutôt grands pour ma taille, une pointure 42 pour être précis et c’est aussi une des raisons pour lesquelles je porte souvent des pantalons amples. Parce que si je mettais des pantalons serrés, cela les ferait ressortir encore plus malheureusement. Concernant ma musculature, disons qu’il me reste des traces de l’époque où j’étais boxeur amateur, c’était pendant le lycée. J’avais fait 3 ans de boxe avant d’arrêter par manque de temps et de motivation. Et puis avec ma vue… Je ne suis donc pas très musclé, mais j’ai tenu à entretenir quotidiennement mon corps pour garder la forme, juste en cas d’apocalypse zombie inattendue.
Pour finir, voyons un peu la partie la plus importante chez une personne à mes yeux, à savoir : son visage. Oui parce qu’on a beau dire ce que l’on veut, c’est tout de même la première chose que je regarde chez une femme. Après tout, un corps peu changer avec des efforts et du temps, mais un visage restera le même sans chirurgie ! De mon côté j’ai tout ce qu’un Japonais possède : des lèvres fines, des yeux ébènes légèrement bridé et un nez fin, légèrement aplati. On me dit souvent que j’ai un visage enfantin. Pourtant, il semblerait que quand je pars dans une conversation sérieuse, je fasse tout de suite plus mature à cause de mes mimiques. Ma voix, mes yeux et mon visage changent légèrement, ma mâchoire se crispe, mes yeux s’entre close et je baisse un peu la tête. Mais bon, c’est tellement rare. Voilà qui conclut les généralités sur mon corps. J’aurai pu vous parler plus en détails du reste de mon corps, comme les grains de beauté que je possède, ma petite excroissance de chair prêt de mon oreille, ou bien encore la taille et la circonférence de… mes doigts… Bref, rien de bien intéressant !

L’envers du décor

Voilà la partie que je redoutais, je n’aime pas trop parler de ma personnalité parce que je ne sais pas moi-même qui je suis vraiment. Je m’explique. Lorsque la plupart des gens me croisent ou me rencontrent pour la première fois, je parais distant, froid, le genre brun ténébreux que personne n’ose approcher. Mais après quelques paroles échangées et quelques verres, les gens voient tout de suite que je suis totalement l’inverse. Je suis un garçon bavard, sociable, enjoué, qui sourit tout le temps, fait des blagues tellement nulles qu’elles en deviennent drôles… Qui respire la joie de vivre quoi ! Je suis aussi extrêmement attentionné et conscient du monde qui m’entoure. En un mot, je suis empathique. Je me mets sans arrêt à la place des gens pour essayer de comprendre leurs situations, de comprendre pourquoi ils agissent de telle ou telle façon, afin d’ensuite les aider à aller mieux ou de les conseiller du mieux que je peux. Enfin, cela ne concerne que mes amis proches évidemment. Je ne suis pas assez gentil pour me préoccuper de chaque personne qui vient me parler, surtout quand je sens que celle-ci n’est là que par intérêt. Je suis aussi extrêmement « fou » d’après les gens. Disons que j’ai des réactions plutôt anormales dans certaines situations. Enfin, d’après ce que j’ai pu voir, tout le monde est comme ça. Moi, c’est juste que je le suis pas uniquement devant mes proches, mais devant n’importe qui et même en public. Je ne ressens ni gêne ni honte, je suis ce que je suis point, à prendre ou à laisser.
Maintenant passons à la partie la plus délicate, ce que je suis réellement. Eh bien, tout ce que j’ai cité précédemment est ce que je montre aux gens, disons la partie immergée de l’iceberg que je suis. Au final, la première impression que les gens ont de moi n’est pas si fausse, disons que dans d’autres circonstances, j’aurais surement été comme ça. Malheureusement, la société d’aujourd’hui ne nous permet pas de survivre tout en étant qui l’on veut. J’ai appris à être distant, je ne l’étais pas de nature, et c’est pour cette raison que je ne sais plus qui je suis désormais. J’ai tellement tenu ce rôle qu’il a fusionné avec qui je suis alors je suppose qu’il y a une part de vrai dans ce que je montre. J’ai souvent l’impression de voir le monde en noir. Les gens m’énervent, leurs réactions, leurs façons de penser, leur hypocrisie, quasiment personne n’y fait exception. Plus je côtoie du monde, plus ma haine envers l’humanité grandi. C’est pour cette raison que j’aime les MMORPG et les jeux de simulations. Comme ce sont des univers « fictifs », plus besoin de cacher qui nous sommes vraiment, l’hypocrisie n’est plus de mise puisque les personnes en face de nous sont déjà cachée derrière un pseudonyme. Alors certes, cela entraine une vague de gens frustrés de la vie qui insultent et critiquent a tout va, mais au moins, c’est sincère et c’est ce qu’ils sont vraiment ! Personnellement je trouve ça formidable, bien que certaines exceptions à la règle font que plus on se rapproche d’une personne en ligne, plus celle-ci redevient ce qu’elle montre à la société. C’est triste, mais c’est la dure réalité.
Pour résumer, je dirais que je suis quelqu’un de gentil, serviable et qui aide son prochain. Cependant, je peux aussi me montrer manipulateur et j’ai tendance à juger les autres trop vite. Je catégorise les gens et je sais que ce n’est pas bien. Malheureusement, mon expérience m’a montré que j’avais bien souvent raison.

Moreh aboute mi ?

Bonjour à tous ! Mon petit nom c'est Al’ et j'ai 23 bougies à mon actif. Mais ce n'est pas tout ! Je suis un OTOKO et oui ! Prend garde à moi car je n'aime pas les creeeevettes et la chaleur alors évites-moi si tu as toutes ces choses avec toi <3. Mais si tu as de la glace et un cookie alors viens, je t'accueillerais à bras ouvert ! Je suis arrivé ici grâce à Google et d'ailleurs je trouve ce forum Extrêmement complet !
Une dernière chose qui s'adresse aux petits admin d'ici, j'ai bien lu votre règlement, la preuve :

Et donc me voici maintenant présenté !
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Dernière édition par Hide le Sam 27 Aoû - 21:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Sam 27 Aoû - 20:52

Coucou et bienvenue sur le forum ^^

Le code du règlement est faux, il va falloir retourner le lire attentivement.

Il va également te manquer un avatar en 200*400 pixels.

Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas, le staff est là pour ça ^^
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Sam 27 Aoû - 21:13

Modifié ! Avec mes plus plates excuses .
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Jeu 1 Sep - 0:09

Tout est bon, je te place à évaluer ^^
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Mar 27 Sep - 16:50

Alors, je m'occupe de ta fiche. Mais vu la taille ça peut prendre un peu de temps vu que je pars dans une demie heure. Rendez vous ce soir au pire

Thelos
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide Mer 28 Sep - 15:15

Longueur : 3,5/4.
Besoin de dire que le quadruple est laaaargement atteint ? Le triple pour le physique et le mental !
Je te déteste tellement, mec è_é


Cohérence : 3,5/4.

Physique : En faisant un mètre soixante-quinze, chausser du 42 c’est pas si grand que ça…

Mental : Rien à dire.

Histoire : T’apprends à lire et direct, tu t’intéresses aux nouvelles technologies ? Souvent, on apprend à lire autour de 6ans à cet âge, c’est tôt je trouve pour de tel sujets et puis, tu n’as pas eu une vraie enfance à base de bisounours et de contes pour enfants, c’est triste. La séparation a été difficile pour tes parents, moi toi tu t'en fiche du coup ? x) J'ai du mal avec l'idée qu'il se fasse moquer devant toute la classe en pleine présentation. A priori, au Japon le respect ET la discipline sont deux valeurs extrêmement fortes et je vois mal un professeur tolérer que toute la classe se moque ouvertement d'un élève alors qu'il prend lui même la peine d'accompagner la présentation. Ils sont en pleine classe, c'est juste sous son nez parce que l'élève qui se moque ne se cache pas et tous les autres rient… Même si ça arrivait, ça reste possible, à mon avis ils écopent d'une méchante punition.
Au Japon, il n’existe pas de CM1, à 10-11ans tu es en 5ème ou 6ème année de shōgakkō (l’école primaire quoi). C’est la même chose pour le collège, et donc Hinata n’est pas en 3èmeB mais en 9ème année B de chūgakkō (le collège) ! Un accent qui disparaît en deux ans ?! Tu me dis comment tu fais je suis sérieusement intéressée ! Je ne pense pas qu’il soit si facile de changer d’accent surtout en si peu de temps, et même en le voulant.
Le coup d'Hinata qui revient des années après juste pour pouvoir parler à un mec de ta classe me semble un peu bizarre. Déja, on peut supposer qu'elle connaisse quelqu'un d'autre que lui. On peut supposer aussi qu'elle sait qu'il ne parle de toutes façons a personne de sa classe.
Ton perso n'est jamais revenu voir ses parents avant autant de temps ? Même pas alors qu'ils sont quand même de la même famille avec l'oncle et qu'il y a certaines fêtes évidentes (Noël, anniversaires) où des rencontres auraient pu se faire ? On ne précise rien non plus sur une éventuelle correspondance/appels téléphoniques.
SAO a été le premier jeu ludique du genre, mais y'a eu des jeux éducatifs avant, quelques un du moins. La vente en magasin s'est déroulée le 5 novembre 2022, l’ouverture du serveur ce fait le lendemain. Ca me semble curieux, vu la hype autour du jeu, que personne de votre guilde n'en ait parlé avant et que ton perso y découvre comme par surprise Eden et Yggdrasil. D'ailleurs, dommage qu'il n'y a pas mention d'autres guildeux. Mais des rencontres a venir, qui sait ?
Curieux que ton perso reconnaissent les PK a leurs capes noires et pas à leur symbole orange. Même si les PK ont un super alchimiste et que la potion de paralysie est niveau 2, cela veut dire 20sec. C’est long 20sec oui, mais entre le temps où Eden et toi protège Yggdrasil, le monstre qui apparaît, qui se fait un casse-croûte à base de PK… Je pense que la paralysie à le temps de s’estomper.

Malgré cela, j’ai trouvé une grande part de réalisme dans tes propos, bravo pour une telle longueur c’est pas facile ! Je me joins à ce commentaire. Il ne t'a été fait part que des points négatifs, peu importants au regard de tout le reste qui est excellent. Normalement on devrait aussi souligner les points posititifs, mais ils sont très nombreux et ta fiche est longue. J'espère que tu excuseras notre laxisme.


Originalité : 3,5/4.

Dès le début, la rencontre des parents est géniale ! Le petit campagnard sudiste qui découvre la ville, dont les autres se moquent pour l’accent, je sais pas pourquoi, mais je me sens un peu comme lui… Il joue pour échapper à la réalité du collège, mais surtout à la popularité qui a emporté son amie. Je ne peux pas te cacher que « ma statistique en force étant proche de 0 » m’as tuée ! xD Le gringalet à lunettes qui fait de la boxe, pas mal du tout, je veux bien voir un match contre Ritcha ! Le fait qu’Eden soit enceinte, c’est du jamais-vu, dommage qu’elle meure, j’aurais bien aimé la voir en prédéfini… Tu as déjà vu Zombieland ? Nan parce que ça m’étonne que je sois pas la seule à penser à une apocalypse zombie prochaine…
Tu as vraiment créé un personnage génial, mais quelques détails comme le fait d’être renfermé, de perdre un ami (voire deux) sont des choses qui reviennent, c’est pourquoi je fais ma difficile en enlevant un demi-point. ><


Auto-Modération : 2.5/4.

Je vois beaucoup de qualités pour au final pas tant de défauts que ça… Il est pas très fort et se fait rejeter des autres, mais il est très intelligent, ils se fait des amis InGame, il fait de bonnes études, il a une famille qui l’apprécie, etc…
Il nous aurait manqué pas mal d'infos (et c'est chiant de dire ça à une nouvelle de 6000 mots) sur comment il joue dans SAO pour nuancer la note un peu mieux. Je descends d'un demi point, navré !


Qualité de la langue : 4/4.

Si je me souviens bien, c’est plus exactement « Homo homini lupus est » pour ta citation. Je dis ça seulement parce que j’adore cette citation et ma prof de latin m’aurait tapé sur les doigts. >< En fait la citation latine originelle, de Plaute, a bien le « est » à la fin. Mais pas celle de Hobbes, et c'est par ce dernier qu'elle a été démocratisée (et déformée) ! Les deux sont valables, surtout quand on sait qu'en latin le « est » est sous entendu et pas obligatoirement employé.
Sinon il y a peu de fautes et j’ai beaucoup apprécié le style ! Certains passages m’ont mis la larme à l’œil et je t’en remercie, j’ai adoré te lire.

Je monte d'un demi point ici, sans hésiter.




Merci à Akayuri (en noir) et Ritcha (dont les commentaires n'apparaissent pas clairement écrits ici) pour cette évaluation ! Elle est maintenant complète, pour un total de 17/20. Encore une super note, vous bouffez quoi ces temps ci ?
Le niveau de ta sortie est donc de 20, avec 2 000 cols en poche. Tu peux désormais aller faire ta fiche technique et tes skills, puis tu pourras RP une fois l'aval d'un admin obtenu ! Bon jeu à toi, au plaisir de te croiser en RP et surtout, encore pardon pour l'attente.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide

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Une nouvelle vie, de nouveaux regrets. Hide

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